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    Affaires

    Le DG de Méditel au Club de L’Economiste
    L’opérateur mise encore sur le prépayé

    Par L'Economiste | Edition N°:2914 Le 03/12/2008 | Partager

    . Le rural, aussi un relais de croissance. Internet mobile et Entreprises: positionnement stratégiqueL’avenir c’est le prépayé, encore et pour longtemps. «Près de 85% de nos revenus proviennent de ce segment», déclare Mohamed El Mandjra, le premier directeur général marocain de l’opérateur télécoms Méditel. Il était l’invité du Club de L’Economiste du 1er décembre. Pas de révolution donc mais plutôt une transition tranquille. El Mandjra est peut-être l’homme idéal pour relever ce challenge. Conciliateur et extrêmement prudent, ce dernier évite soigneusement de critiquer le bilan de ses prédécesseurs ou encore de faire la comparaison avec ses concurrents qu’il ne nomme que très rarement. «A mon arrivée, je n’ai pas touché à l’organigramme et je n’ai pas commandité d’audits. Nous avons des process déjà mis en place qui permettent de relever les dysfonctionnements». Verdict: «Pas de cas graves. L’entreprise est saine bien qu’il y ait, comme partout, des ajustements à faire», affirme El Mandjra. C’est visiblement au niveau de «l’intégrité» que le DG compte mettre l’accent. «C’est pour des raisons d’équité et de santé de l’atmosphère», explique-t-il.Côté produits, il faut rectifier le tir… «tout en silence». C’est la méthode El Mandjra. A commencer par un recentrage extrêmement stratégique mais que le DG présente comme un simple remodelage de la politique de communication. Premier exemple, «Forsa». Lancée en grande pompe, l’offre a subitement disparu de la circulation. «Le produit existe toujours. Nous avons adapté la stratégie média pour procéder davantage par une communication directe dans les zones rurales où se trouve le cœur de cible», explique le DG de Méditel. Cependant «Forsa» n’était pas un simple produit mais complètement une nouvelle entreprise télécoms (low cost) qui investissait le marché avec ses propres nom, logo, couleurs et réseau de distribution. Pour rappel, Wana venait à l’époque de faire son entrée sur le marché avec l’offre Bayn. «Il est totalement inefficace de développer une nouvelle entreprise dans la grande entreprise Méditel», tranche El Mandjra. Révolution tranquille ou sursaut de parcours? Autre exemple, «Tilifoune Dial Dar». Le joker de Méditel sur le fixe résidentiel est lui aussi mis en veilleuse pour une durée indéterminée. L’entreprise déclare «vouloir se concentrer davantage sur le fixe pour les entreprises».Et les distributeurs? «Pas de problèmes», assure l’invité de L’Economiste. «Il serait aberrant d’affirmer une quelconque tentative d’affaiblir notre réseau de distribution par lequel passe 95% de notre business». El Mandjra utilise le mot «accompagnement» pour qualifier la relation qui existe entre l’entreprise et ses distributeurs et réaffirme le choix de départ de Méditel: un réseau hybride avec une dominance des points de vente externalisés. En chiffres, le réseau de Méditel est constitué de 12.000 points de vente dont 3.000 environ qui sont de vraies succursales modernes. L’entreprise ne possède que 54 magasins en propre.Autres chiffres, à fin septembre 2008, le résultat net est en baisse de 3% par rapport à 2007 et le chiffre d’affaires ne progresse que de 3%. «Il n’y aura pas de croissance à deux chiffres en 2008», avertit El Mandjra. «Une croissance raisonnable et rentable» est la devise du nouveau DG pour son mandat qui est annoncé plus long que ceux des prédécesseurs «expatriés». El Mandjra a donc plus de raisons que les autres d’être serein. Mais avec une conjoncture moins euphorique que par le passé et une concurrence de plus en plus rude, la partie s’annonce très serrée pour le nouveau DG «rapatrié» des USA.


    Densifier l’offre

    Si le prépayé reste indétrônable, Méditel se positionne néanmoins sur de nouveaux marchés de l’avenir, à forte valeur ajoutée. C’est le cas de l’Internet mobile et les offres Entreprises.Pour le téléphone portable, l’entreprise entend aller prêcher la bonne parole dans les régions pas encore suffisamment équipées en GSM. Mohamed El Mandjra, DG de Méditel, explique que «si en moyenne 72% des Marocains ont un téléphone portable, le chiffre dans le rural n’atteint que 35 à 40%». C’est là des gisements de croissance encore vierges où le modèle qui a fait l’âge d’or des télécoms peut être reproduit avec plus de facilité. Cela nécessite d’étendre son infrastructure. «Nous avons tout un plan pour, à la fois, élargir et densifier notre couverture», assure El Mandjra. Nabil TAOUFIK

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