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Affaires

Le DG de la CNSS au Club de L’Economiste
Ahmidouch: «Nous voulons être une entreprise normale»

Par L'Economiste | Edition N°:2653 Le 16/11/2007 | Partager

. 800 départs, 400 recrues pour insuffler du sang neuf. La campagne de recouvrement prorogée jusqu’à 2009. Opération vers le secteur informel «LA Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a-t-elle tourné la page du passé?». Interrogation d’autant plus pertinente qu’elle émane du patron même de cet organisme, Saïd Ahmidouch.Invité, lundi dernier, du Club de L’Economiste, le directeur général de la CNSS a estimé que l’on peut dire que «la Caisse a rompu avec le passé». Ahmidouch reconnaîtra tout de même que «certaines lacunes et problèmes subsistent encore». Ses services, dira-t-il, poursuivent leur travail de «toilettage» entamé au début des années 2000 afin de «rendre la CNSS suffisamment attrayante pour en faire une entreprise de service efficace». La stratégie pour réussir un tel objectif consistait d’abord à séparer le bon grain de l’ivraie. Autrement dit, mettre à l’écart les «éléments improductifs ou qui ne donnaient plus satisfaction». Quelque 800 personnes sont parties grâce à un système incitatif de départ volontaire. Ceci ne veut pas dire que la maison ne recrute plus. Bien au contraire, au moins 400 personnes ont renforcé ses équipes au cours des trois dernières années. Du sang neuf dont la plus ancienne des caisses sociales marocaines avait un sérieux besoin. Dans ses orientations clients la Caisse a aussi renforcé le contrôle et le recouvrement pour récupérer les arriérés et partant poursuivre sa mission de prestataire d’allocations familiales et de retraite. Il fallait aussi assurer des rentrées de liquidités pour combler le déficit budgétaire généré particulièrement par le peu de rentabilité des polycliniques. Ces dernières coûtent chaque année quelque 400 millions de DH à la Caisse. Ses services ont pu ainsi recouvrer, à fin septembre 2007, 10,5 milliards de DH des créances dues par les entreprises affiliées. Sur ce volet, la politique suivie a consisté tout simplement à aller vers les entreprises en leur proposant d’alléger les pénalités de retard si elles acceptaient de régulariser leur situation. Une campagne fut donc organisée dans ce sens entre 2004 et 2006. L’opération a été prorogée jusqu’à fin 2009 et sera appuyée. Concernant le fonds de travail, Saïd Ahmidouch a estimé qu’il doit faire «l’objet d’une réflexion approfondie à laquelle doivent prendre part toutes les parties concernées» (salariés, entreprises, Caisses de retraite, Etat…). L’idée première serait de créer un fonds de majoration des rentes particulièrement pour les accidentés du travail. Mais la direction générale de la CNSS veut aller encore plus loin, toujours vers ses affiliés, entreprises ou salariés. Pour ce faire, une stratégie de communication a été mise en place. L’année 2007 a été d’ailleurs placée sous le signe «d’année des affiliés». L’effort a été consenti d’abord du côté de l’Assurance maladie obligatoire (AMO) et de la généralisation de la couverture sociale. Un travail de proximité a été amorcé notamment au niveau de la direction des affiliés. Deux centres d’appels ont ainsi été mis à la disposition des «clients» de la Caisse. Ahmidouch a expliqué qu’il fallait tenir compte du fait que de nombreux adhérents, voire la majorité, sont analphabètes. «Ne sachant ni lire ni écrire, il est aberrant d’exiger d’eux, à chaque fois qu’ils ont une réclamation, de l’adresser par écrit à la Caisse». Aussi, il suffit désormais d’appeler le numéro vert mis à leur disposition pour faire part de leur réclamation ou leur doléance. Une équipe comptant des personnes parlant aussi les différents dialectes locaux répondra à leurs appels et leur fournira toutes les indications et renseignements nécessaires. Le secteur informel n’a pas été oublié. La CNSS veut initier une approche nouvelle. L’objectif déclaré est d’amener les «entreprises» opérant dans le secteur à régulariser leur situation vis-à-vis de la Caisse. Et elles sont nombreuses notamment dans la filière textile. «Ce n’est pas chose facile, mais nos services s’y sont attelés», indiquera Ahmidouch. Où réside donc la difficulté? De nombreux «ateliers» de confection sous-traitent pour des entreprises structurées. Si, pour ces dernières, déclarer les salariés ne pose pas de problème, il en est autrement pour les ateliers qui emploient une main-d’œuvre saisonnière essentiellement féminine. Ceci à l’occasion d’importantes commandes de leurs clients. Ahmidouch dira finalement que tous ses services participent activement à la recherche de la qualité et ont la même volonté d’instaurer un véritable climat de confiance avec les partenaires sociaux de la Caisse. Manière de dire que son établissement est sur la bonne voie pour rompre avec un passé qui n’était pas toujours heureux.


Rémunération des dépôts

AUTRE question d’actualité: la rémunération des dépôts de la CNSS. Effectués auprès de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), ceux-ci ne sont pas «rémunérés à leur juste valeur ni aux mêmes taux octroyés par d’autres institutions financières». A sa création en 1959, les taux rémunérant les dépôts de la Caisse ne dépassaient guère 1,5%. Au début des années 80 et au moment où les taux d’intérêt s’élevaient à 16%, ils étaient rémunérés à moins de 4%. D’où un important manque à gagner pour la Caisse dont le cumul des fonds déposés auprès de la CDG est d’environ 20 milliards de DH. Une solution à deux volets serait à l’étude. Le premier consiste à autoriser la Caisse à placer une partie de ses fonds (à hauteur de 5%) sur le marché des capitaux, surtout que les marchés financiers ont atteint une certaine maturité. Le second volet prévoit de relever les taux de rémunération des dépôts effectués auprès de la CDG. La direction de la CNSS estime que l’indexation de ces taux sur ceux des bons du Trésor à 10 et 15 ans ne serait que justice rendue à la Caisse.Jamal Eddine HERRADI


Tout est à réinventer pour le monde rural

«LA Caisse nationale de sécurité sociale est quasiment absente dans le monde rural». L’affirmation est de Saïd Ahmidouch, directeur général de la CNSS au Club de L’Economiste. A peine 50 à 60.000 assurés relèvent du secteur agricole. Autant dire «que c’est une goutte dans l’océan», reconnaît Ahmidouch, surtout que les activités agricoles participent pour plus de 42% du marché national de l’emploi. Saisonnalité et mobilité extrême de l’offre d’emplois expliquent l’essentiel des difficultés d’extension de la couverture sociale à l’agriculture. Lesquelles difficultés sont aussi exacerbées par l’insuffisance, voire l’absence d’entreprises structurées. Même l’activité agrumicole, qui se place en tête des secteurs d’exportation des produits frais, demeure le fait de personnes physiques à plus de 97%.C’est ce qui fait dire au directeur général de la CNSS que le système en place n’est pas adapté au monde rural. «Cela ne veut pas dire que la question n’a pas retenu tout l’intérêt qui se doit», poursuit-il. De nombreuses tentatives visant le rapprochement des salariés agricoles ont été menées. Et des formules spécifiques ont été testées, mais aucune solution n’a émergé pour le moment. Même l’idée du «chèque service», visant la simplification de la procédure, a été abandonnée. Comment alors assurer le fonctionnement d’un système loin d’être formaté pour le secteur agricole? s’interroge le directeur général de la CNSS. En attendant, signale Ahmidouch, la Caisse planche sur l’extension des allocations familiales aux salariés agricoles affiliés au régime. Et l’objectif à terme est de leur assurer le même traitement que celui servi aux travailleurs du monde urbain.A. G.

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