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Politique

Le DG de l’ONE convoqué au Parlement

Par L'Economiste | Edition N°:2666 Le 05/12/2007 | Partager

. Maâmar devra s’expliquer sur la situation financière de l’Office. La réforme du secteur en panne. Coût de la caisse interne de retraite: 13,5 milliards de DHLe président de la commission des Finances et du développement économique de la Chambre des Représentants, Amar Cheikh, a convoqué le DG de l’ONE à venir devant les députés s’expliquer sur la situation de l’Office. Younès Maâmar devra faire le déplacement au Parlement en compagnie de Amina Benkhadra, ministre de l’Energie et des Mines. Un courrier a été adressé dans ce sens lundi dernier. C’est le groupe parlementaire de l’USFP qui est à l’origine de cette initiative, conformément à l’article 41 du règlement intérieur de la Chambre des Représentants. Des députés de ce parti ont exprimé de fortes inquiétudes sur la gestion de certains établissements publics, particulièrement l’ONE. L’objectif  de cette initiative est de discuter de la situation financière et ses répercussions sur le programme d’investissement de l’Office. C’est la dégradation de la situation financière de l’Office qui a alerté les députés. En effet, les pertes se sont chiffrées à 1,734 milliard de DH en 2006, alors que celles de l’année précédente n’étaient que de 240 millions de DH, selon une lettre du chef du groupe parlementaire de l’USFP, Ahmed Zaïdi, adressée au président de la commission des Finances pour activer la procédure de convocation. Le même document note que la capacité d’autofinancement est passée de 2,450 milliards de DH en 2005 à 215 millions en 2006. «La situation s’assombrit lorsque l’on sait que les investissements prévus n’ont toujours pas démarré. Il s’agit de la centrale de Capghire dans le sud, Jorf Lasfar tranches 5 et 6, Aïn Bani Mathar, Mohammédia et Tarfaya», note un député de l’USFP qui suit le dossier de près. La situation est sensible puisque le Maroc joue sur une marge inférieure à 5% au niveau de sa capacité de production réelle, ce qui est inadmissible, s’indigne le même député. «Il suffit qu’il y ait une grosse panne sur une centrale pour que ce soit le black-out. Ce que nous avons frôlé le 31 août dernier avec la panne sur l’interconnexion avec l’Espagne. Jorf Lasfar a été poussé au maximum pour pallier le déficit», indique-t-il. Cette situation devrait donner des insomnies à la nouvelle ministre de l’Energie et des Mines, réputée pour sa connaissance du secteur pour avoir été à la tête de l’Office national des hydrocarbures et même secrétaire d’Etat à l’Energie et aux Mines. Elle aura beaucoup à faire face au peu d’enthousiasme dont a fait preuve son prédécesseur du MP qui n’avait pas pris les choses au sérieux pendant les cinq années à la tête de ce département. Pourtant, l’énergie doit faire l’objet d’une restructuration globale accompagnée par la Banque mondiale qui a accordé un prêt programmatique de 100 millions de dollars, soit 850 millions de DH sur la période 2006-2009, en trois tranches. L’objectif est d’aider le gouvernement à améliorer sa sécurité énergétique par le développement des ressources nationales et la conception d’une stratégie à long terme dans le domaine des importations d’énergie. Il s’agit également de stimuler la concurrence sur le marché de l’énergie par l’intégration dans le système régional, la libéralisation du marché de l’électricité à haute tension et l’ouverture à la concurrence du marché des produits pétroliers raffinés. Autre objectif, la réduction du niveau des subventions aux produits pétroliers.L’avant-projet de la loi relative à la libéralisation et à la modernisation du secteur de l’électricité, vise à assurer que le prix de l’électricité livrée à l’industrie nationale, soit le plus compétitif possible. Le but est aussi d’attirer des investisseurs privés dans la production de l’électricité et d’assurer la garantie du service public, en particulier l’accès à l’électricité, le tarif social et le respect de la péréquation tarifaire nationale. Le schéma préconisé se présente comme suit: l’activité de transport de l’électricité relevant d’un monopole naturel, serait exercée par un gestionnaire du réseau de transport sous forme de société anonyme. L’actuelle activité de production de l’Office serait assurée par une seule entité. Quant à l’activité actuelle de distribution, elle serait exercée par une société. Enfin, la régulation du secteur serait de la compétence d’une agence à créer sous forme d’établissement public. Le capital social des trois sociétés à créer serait détenu par l’Etat. Dans ce contexte, l’Office est appelé à mener une restructuration financière, à achever l’externalisation de sa caisse de retraite dont le coût est estimé à plus de 13,5 milliards de DH, et à préparer sa transformation en société anonyme. Mohamed CHAOUI

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