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    Economie

    Le DG de l’APP au Club de L’Economiste
    700 millions de dollars à dépenser en 5 ans!

    Par L'Economiste | Edition N°:3212 Le 15/02/2010 | Partager

    . L’Agence engage une course contre la montre. L’arboriculture et la pêche artisanale en première ligne700 millions de dollars, 1 milliard au total, en comptant la contribution de l’Etat marocain (80 millions de dollars en cash plus le foncier) qu’il faut dépenser d’ici 2013. Tout ce qui ne sera pas dépensé sera perdu de facto. L’Agence du partenariat pour le progrès (APP), déclinaison marocaine du Millennium Challenge Corporation (MCC), est l’un des plus gros portefeuilles projets du Royaume. Ses projets sont focalisés sur des activités génératrices de revenu, l’objectif étant de relever le niveau de vie des populations bénéficiaires. Cinq grands secteurs ont été identifiés comme prioritaires par le gouvernement marocain: l’arboriculture fruitière (300,9 millions de dollars), la pêche artisanale (116,2 millions de dollars), le projet «arisanat et médina Fès (78,5 millions de dollars), les services financiers (micro-finance) pour 46,2 millions de dollars et le soutien à l’entreprise (33,9 millions de dollars). Invité du Club de L’Economiste, vendredi 12 février, Morad Abid, DG de l’Agence, sait que le temps est compté. D’ailleurs, il répète à l’envi, non sans un brin d’ironie, que «l’APP est la seule entité publique créée avec une date de péremption». Il est en effet clairement stipulé dans le texte fondateur de l’agence, entré en vigueur le 15 septembre 2008, que l’Agence cessera d’exister le 14 septembre 2013. Voilà qui explique le rythme d’enfer imprimé aux équipes de l’Agence. L’accord avec le Millennium Challenge Corporation, conclu le 31 août 2007 entre le Royaume et les Etats-Unis, stipule qu’il faut dépenser toute la cagnotte d’ici 2013. L’année de retard prise, avant la mise en exécution de ce programme, peut peser lourd au moment du bilan. Ça aussi, le directeur général de l’APP le sait plus que quiconque. Valeur aujourd’hui (18 mois après la création de l’Agence), 200 millions de dollars ont été engagés dans divers programmes avec un gros focus sur l’agriculture et la pêche artisanale. Le programme se veut surtout un accélérateur de la croissance. Au terme de sa réalisation, il est attendu une contribution de 118 millions de dollars au PIB. Ce sont au total 600.000 familles qui sont ciblée à travers 5 projets. Malgré la pesanteur des études préalables, le rythme est plutôt soutenu. Mais il est prématuré de faire une évaluation, tempère Morad Abid. «Nos deux principaux ennemis sont le temps et le manque des capacités dans des domaines pointus». C’est exactement ce qui arrive au projet de l’arboriculture fruitière (olivier, amandier, palmier dattier et figuier), d’une superficie de plus de 217.000 ha dont 83.000 en zones pluviales et 53.000 en zones irriguées. Il y a très peu d’entreprises marocaines capables de piloter de bout en bout des projets de plus de 5.000 hectares, constate le directeur général de l’APP. Malgré l’appel d’offres international, même les entreprises espagnoles, portugaises ou grecques, pourtant en crise, ne se précipitent pas. Morad Abid a une explication: «elles ne veulent pas aguerrir un futur concurrent». Pour accélérer le programme dans l’arboriculture, les espoirs de Morad Abid restent suspendus au bon vouloir du fonds Eucaforest, filiale de la CDG, à soumissionner pour ce projet. Pour l’heure, rien n’a filtré de sa rencontre en début de semaine dernière avec Anas Alami, président du groupe. Indépendamment de l’impact de ces programmes sur les populations, «ce qui va changer le Maroc, ce sera plutôt le résultat du modèle intégré des différentes stratégies de développement mises en place». Le rythme, l’approche projet, le processus du suivi-évaluation... resteront des acquis dans le pilotage de l’action publique.Bachir THIAM & Hassan EL ARIF

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