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    Economie

    Le DG de l’APP au Club de L’Economiste
    «Nous sommes la seule agence avec date d’expiration»

    Par L'Economiste | Edition N°:3212 Le 15/02/2010 | Partager

    . La dimension politique très présente dans les critères d’éligibilité. La carence des RH, le facteur temps… principaux ennemis- L’Economiste: Comment procédez-vous pour éviter les risques?- Morad Abid: Depuis le démarrage de l’Agence, nous en sommes encore à la phase études. D’ailleurs, les études s’accaparent 10% du budget global, soit 70 millions de dollars. Concrètement, il s’agit d’études d’impact social et environnemental qui nécessitent beaucoup de temps. D’où le retard pris par le programme. Ce n’est qu’après que nous passons aux études techniques pour s’assurer du succès du programme et éviter ainsi les erreurs de casting. - Justement, qui réalise ces études?- Il s’agit de groupements de cabinets d’études dont CID, Novatech, ADI… Ce sont des études intégrées portant à la fois sur l’impact environnemental, la faisabilité des projets ainsi que la supervision des travaux. Ces consultations sont structurantes et s’étendent tout au long de la durée du programme. - Quel est le taux de couverture du territoire?- Pour ce qui est de l’agriculture, nous couvrons 25 provinces. Nous touchons tout le piémont, depuis la région de Tanger-Tétouan jusqu’à Oujda, le Moyen-Atlas et le Haut-Atlas ainsi que les zones oasiennes. En fait, nous intervenons essentiellement dans les zones de piémont caractérisées par une pauvreté élevée.- Apparemment, le volet agricole est le plus avancé… - Evidemment, l’agriculture avance plus vite pour la simple raison que le volet environnemental y est moins contraignant. En effet, il est plus facile d’identifier un périmètre pour planter des arbres que de faire des études pour la construction d’un port. Par conséquent, il est impossible de passer aux études techniques sans avoir au préalable obtenu le feu vert des écologistes. Nous venons d’ailleurs d’avoir l’aval des écolos pour le projet pêche et nous allons lancer des appels d’offres sur cinq sites (marchés de gros à Rabat et Béni Mellal, des ports de débarquement à Ifni, Tan-Tan et Salé).- Un financier américain et une tutelle marocaine, comment concilier les points de vue?- Moins que la question d’incompatibilité, notre mission nous confronte plutôt à deux ennemis, qui ne sont ni du côté américain ni du côté marocain. Le premier réside en fait dans la difficulté à trouver des ressources humaines capables de mener à terme nos projets. Le deuxième est à chercher dans le temps réduit dont nous disposons pour mener à terme ce programme. D’autant plus que nous sommes la seule agence publique créée avec une date d’expiration: le 14 septembre 2013.- Quel est le modèle d’évaluation adopté par l’APP?- Nous nous basons sur le modèle de la Banque mondiale qui exige un suivi permanent. Il s’agit d’un modèle qui repose sur l’élaboration d’un business plan, d’études de rentabilité et de faisabilité, selon des critères précis.- Est-ce que le programme cache des soubassements politiques?- Evidemment! Si l’on s’en tient aux critères d’éligibilité qui sont au nombre de 17, le côté politique est très présent. Il concerne notamment l’action en faveur de la population, la liberté de la presse, la gestion des ressources naturelles, l’accès au foncier, la refonte du système judiciaire… La composante politique est donc très présente dans le choix des pays bénéficiaires.


    Parcours

    Diplômé d’un MBA de George Washington University, Morad Abid démarre sa carrière professionnelle en 1991 en tant que directeur à l’Union Labor Life Insurance Company Inc, à Washington. Deux ans plus tard, il intègre le groupe Price WaterhouseCoopers à Washington, D.C en qualité de consultant dans le domaine des privatisations. De retour au Maroc en 1994, il rejoint les rangs de Citibank Maghreb, où il occupe un poste de directeur marketing et relations publiques. De 1995 à 2005, il occupe les postes de DGA puis de DG à la CTM. Il succombe de nouveau à l’appel de l’Amérique, où il occupe un poste de directeur associé à la World Financial Group, jusqu’en 2008. Date de sa nomination à la tête de l’Agence du partenariat pour le progrès (APP).Propos recueillis par H. E. et B. T.

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