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Economie

Le détail du plan national semencier

Par L'Economiste | Edition N°:483 Le 12/04/1999 | Partager

· Objectifs visés: Encourager la production et l'utilisation des semences sélectionnées

· Moyens utilisés: Renforcement des projets financiers de l'INRA, création d'un centre de biodiversité...


Le secteur semencier au Maroc s'essouffle. Telle est la conclusion du dernier rapport du Ministère de l'Agriculture, du Développement Rural et de la Pêche Maritime. Divers indicateurs le confirment. Il s'agit d'une diminution de la création variétale, d'une stagnation de l'évolution des superficies, de la production et de la commercialisation des semences certifiées. S'y ajoute un taux d'utilisation qui reste très bas. A titre d'exemple, pour les céréales d'automne, ce taux est de 11% des besoins théoriques contre 30% retenus par la FAO.
Résultat, un prix de vente de la semence sélectionnée élevé par rapport à celui des autres semences et une prolifération du secteur informel non contrôlé. S'y ajoute, toujours selon le rapport, un "manque de professionnalisme" des opérateurs et de structures d'arbitrage et d'organisation interprofessionnelle "efficace".

Pour redresser la barre, le Ministère a élaboré un plan national semencier 1999-2008, présenté lors de la réunion du 8 avril dernier(1). Ce plan se décline en trois axes principaux. Le premier concerne le développement du secteur et sa productivité. Le deuxième axe vise la création d'un groupement professionnel des semenciers. 'encouragement de l'utilisation des semences sélectionnées constitue le troisième axe. L'objectif est d'arriver à une utilisation plus significative des semences sélectionnées.
Pour cela, le plan d'action retenu passe notamment par le renforcement des moyens financiers de l'INRA pour consolider l'ensemble de ses programmes de recherche, la création d'un centre national de biodiversité pour la conservation et l'utilisation des diverses ressources phytogénétiques. Au programme figure aussi la mise en place d'un comité consultatif regroupant les opérateurs et l'Administration. Ce comité se chargera du suivi et de l'évaluation de la mise en place du plan d'action. Au total, 28 actions sont retenues par ce plan qui a nécessité une année de travail.


(1) Cf notre édition d'hier.


Les objectifs


LE plan table sur une utilisation plus accrue des semences sélectionnées, avec des prévisions allant jusqu'en 2020.
Pour ce qui est des céréales d'automne, l'objectif est de faire passer l'utilisation des semences certifiées de 660.000 quintaux à 1,2 million, soit 30% de semences utilisées d'ici 2003, puis à 2 millions de q à l'horizon 2008.
Concernant les céréales de printemps, le Ministère table par exemple sur une utilisation de 100% des semences sélectionnées pour ce qui est du riz à l'horizon 2020. Actuellement, seulement 2% sont utilisées, représentant ainsi 14.000 q.
Les légumineuses alimentaires figurent également parmi les cultures visées par le plan. Il s'agit là d'augmenter l'utilisation actuelle de 3.000 q de semences certifiées à près de 43.000 q en 2020, avec un objectif de 14.000 q pour 2005 et 24.000 à l'horizon 2010. Pour ce qui est des plantes potagères, il est prévu de couvrir les besoins par la production nationale, d'ici 2003, à hauteur de 25% pour les tomates, de 50% pour les oignons, de 40% pour les poivrons, de 75% pour les carottes, de 50% pour le haricot vert et enfin de 100% pour le petit-pois.
La pomme de terre n'est pas en reste. Le plan prévoit une production nationale de semences de 20% d'ici 2002, soit 24.000 tonnes. Actuellement, les besoins portent sur 136.000 tonnes, dont 26% sont importées contre une production nationale de 2%. S'agissant de la betterave à sucre et du tournesol, le plan table sur une production respectivement de 25.000 unités en monogerme d'ici 2010 et un taux de 100% d'ici 2001 pour le tournesol.

Abdelaziz MEFTAH

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