×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Dossiers

    Le design, talon d'Achille de la maroquinerie

    Par L'Economiste | Edition N°:636 Le 11/11/1999 | Partager



    · Les rejets des tanneries attaquent l'environnement
    · Une zone industrielle pour améliorer la production
    · La maroquinerie accuse un retard technologique


    Mise à niveau technologique, création d'une zone industrielle, innovation et performance et aussi formation font partie des besoins de l'industrie du cuir. Celle-ci souffre encore de nombreux dysfonctionnements, à savoir le problème des rejets pour les tanneries ou encore du retard technologique dans la fabrication de chaussures. A plusieurs occasions, les industriels marocains ont eu à débattre de ces questions avec leurs homologues italiens(1). Et souvent, ces discussions les ont menés au fameux projet tant attendu par les industriels marocains, celui de la création d'une zone de cuir affectée aux tanneries et aux entreprises de transformation. Un projet encore en instance.
    Le principe de l'instauration d'une zone du cuir est arrêté depuis 1993, avant même l'avènement du Ministère de l'Environnement. Ce projet permettrait d'extraire les tanneries et autres du milieu urbain et les concentrer dans la périphérie casablancaise.
    Malgré un cheptel relativement important, l'industrie traverse des turpitudes essentiellement dues aux perditions de peaux et aux problèmes écologiques soulevés par ses traitements. C'est aussi l'avis de la Fédération des Tanneurs, selon laquelle ce secteur souffrirait de trois maux importants: le manque d'assistance technique, la rénovation du parc des équipements et les problèmes environnementaux. Pour toutes ces raisons, ce secteur nécessite une main forte pour guider des pas hésitants mais animés d'une volonté farouche d'aller de l'avant.
    Selon l'ICE (la Délégation Commerciale d'Italie), les industriels italiens délocalisent tout ou partie de leur production à l'étranger. C'est l'occasion pour les entreprises marocaines d'offrir des services performants afin d'attirer à elles les investisseurs étrangers. L'ICE est à la recherche de formules de rapprochement qui avantageraient les deux parties. Le cuir et les produits en cuir jouent un rôle important dans les économies de nombre de pays africains ou elles peuvent contribuer jusqu'à 15% des recettes totales d'exportation. Le développement passe par la mise en oeuvre rapide de politiques et stratégies nationales et régionales.
    Les outils marketing peuvent aussi être d'un grand intérêt. Bientôt les marchés nationaux et étrangers ne feront qu'un. D'où la nécessité d'adapter le produit aux impératifs mondiaux.
    Pour obtenir un produit mode, intégrer les nouvelles technologies au sein de l'entreprise devient nécessaire. En amont, il faut être regardant quant à la qualité de la peau et à son adaptation aux normes en vigueur.


    A l'affût des tendances


    Du côté de la maroquinerie, les produits sont encore trop classiques.
    De l'avis des spécialistes italiens, la maroquinerie nécessite un remaniement structurel afin d'envisager l'avenir.
    C'est en améliorant les créations et le design des produits que les entreprises marocaines pourront prétendre aux marchés étrangers et devenir plus compétitives. Les industriels italiens préfèrent, pour l'instant, s'adresser à des entreprises tunisiennes ou roumaines plus compétitives en termes de qualité (de la matière première, design...). La mode et les matières se renouvelant sans cesse, il faut être à l'affût du moindre changement.
    D'ailleurs, depuis quelques années, le Maroc participe au Midec (Salon professionnel de la chaussure). Mais le handicap majeur des entreprises marocaines se situe au niveau des collections. En effet, même si les produits sont performants, sans collection ils ne peuvent être exposés.

    Radia L.AHLOU

    (1) Cf L'Economiste du n° 467.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc