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Economie

Le déficit commercial s'aggrave

Par L'Economiste | Edition N°:1740 Le 05/04/2004 | Partager

. Il était en hausse de 10,4% à fin février. Le taux de couverture perd 1,8 point. Les phosphates sauvent toujours la miseL'année écoulée n'a pas été du meilleur cru en termes d'échanges extérieurs, et 2004 ne se présente pas non plus sous de meilleurs auspices. L'explication peut provenir de la mauvaise conjoncture, tant nationale qu'internationale qui n'a pas véritablement favorisé les transactions commerciales.Ainsi, au terme des deux premiers mois de l'année 2004, les résultats des échanges extérieurs laissent apparaître un accroissement des transactions commerciales imputable davantage aux importations (5,4%) qu'aux exportations (2,5%). La raison la plus plausible à cet état de fait est que les entreprises marocaines seraient devenues plus chères que la concurrence. «Les commandes en volume adressées au Maroc ont baissé au profit des pays de l'Est, l'Asie, la Turquie», relève un opérateur privé. Ce qui a conduit à l'aggravation du déficit commercial de 10,4% et à la perte de 1,8 point au niveau du taux de couverture. La faible croissance des expéditions (+338,5 millions de DH) est une conséquence des évolutions contrastées qui ont caractérisé les différents groupes de produits à l'exportation. Et ce sont de nombreuses rubriques qui ont vu leurs ventes en pâtir. Ce sont plus particulièrement les demi-produits, les produits finis de consommation, les équipements, les produits bruts d'origine animale et végétale ainsi que les produits énergétiques qui se sont inscrits en hausse. Alors que les exportations des produits alimentaires d'origine minérale et l'or industriel ont fléchi (voir camemberts). Mais de façon générale, les exportations totales (hors phosphates) ont tout de même affiché un bon score, passant de 11,550 milliards de DH à 11,690 milliards. Pas de souci du côté des phosphates et dérivés, les chiffres ont grimpé. Début 2004, ils s'établissent à 2,195 milliards de DH contre 1,997 milliard à la même période de l'année précédente. Par ailleurs, les importations ont augmenté passant de 21,380 milliards de DH à 22,535 milliards à fin février 2004. A l'exception des produits énergétiques qui ont régressé, les divers groupes de produits à l'importation se sont inscrits en hausse. Allusion est faite aux biens d'équipement particulièrement dans le cadre de la mise à niveau des entreprises. Les produits alimentaires et les biens de consommation évoluent à la même cadence. Au niveau des flux financiers, les recettes aux titres des investissements et prêts privés étrangers ont réalisé une expansion de 57,1%, se situant à plus d'un milliard de DH. Les recettes de voyage se sont, quant à elles, accrues de 10,2%, alors que les dépenses se sont inscrites en baisse de 25,6%. Ce qui induit un excédent des opérations de voyage en progression de 19,7%. Au terme des deux premiers mois de l'année, la tendance qui a sévi pendant ces dernières années, à ce niveau-là, tend à s'inverser. Jusque-là, les dépenses dépassaient presque toujours les recettes. De leur côté, les recettes des MRE restent fidèles au trend enregistré auparavant et progressent de 4,7%. Rappelons que les envois de fonds des MRE ont connu ces trois dernières années une progression soutenue. «Loin de tenir à des facteurs incidents ou de nature conjoncturelle, cette évolution résulte des transformations profondes qui reconfigurent l'émigration marocaine», est-il indiqué du côté du Centre marocain de conjoncture. Cette reconfiguration tient tant au plan de la composition intergénérationnelle de cette communauté qu'à celui des conditions de son installation dans les pays d'accueil ou ses rapports avec le pays d'origine. En d'autres termes, le rajeunissement progressif, la féminisation de plus en plus marquée et l'amélioration du niveau de qualification ont induit un changement positif des comportements de consommation des MRE. Ainsi, à fin février 2004, les recettes de ces derniers ont augmenté de 257,9 millions de DH à 5,769 milliards. Cette évolution provient tant des recettes en billets de banque (+12,7%) que des virements bancaires (+4,6%). En revanche, les virements postaux se sont inscrits en retrait de 11,3%. En définitive, les avoirs nets extérieurs de l'institut d'émission ont légèrement augmenté passant de 122,350 milliards de DH à fin décembre 2003 à 123,873 milliards au terme des deux premiers mois de l'année. Fédoua TOUNASSI

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