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Le débat se passionne autour de la compensation

Par L'Economiste | Edition N°:461 Le 11/03/1999 | Partager

· La création de commissions par filière est souhaitable pour explorer les pistes de changement de la Caisse de Compensation

· Le département de Lahlimi prépare une correspondance
destinée aux membres du gouvernement pour une première évaluation des systèmes de subvention


Saâd Kettani, président du Comité de suivi du projet de développement du secteur privé, a de quoi se réjouir. Il a réussi le tour de force de réunir, hier 10 mars, durant plus de cinq heures, opérateurs privés et publics autour d'un sujet chaud: la Caisse de Compensation.
Objectif affiché pour cette rencontre, mieux comprendre et cerner les mécanismes de subvention des produits de consommation de base. Il s'agit en fait de repérer les dysfonctionnements et d'explorer les pistes de changement. Pour cela, des intervenants dans la salle ont demandé la création de commissions spécialisées par filière afin de mieux appréhender la problématique de la subvention. En revanche, la décision du gouvernement obligeant les industriels qui utilisent le sucre granulé à restituer la subvention n'a pas été abordée.

Après cinq heures de réflexion, visiblement le sujet n'est pas encore tari. Au contraire, il est devenu passionnel au point qu'un participant a quitté la salle, faute de n'avoir pu «affiner son intervention».
A l'issue de la rencontre, M. Hassan Benabderrazik, fraîchement nommé au poste de secrétaire général du Ministère des Affaires Générales du Gouvernement (MAGG), a confié que son Département prépare une correspondance destinée à l'ensemble des ministres. Objectif, faire une première évaluation des systèmes de la subvention.
Pour M. Ghali Sebti, président de la Fédération Nationale de la Minoterie, le système de la subvention est «pervers» pour la farine et «la minoterie n'est pas accrochée à la subvention». La décompensation, estime-t-il, doit s'effectuer dans l'ordre.

Le temps presse


Le ton est donné. Mais le temps presse aussi. Pour les opérateurs, des décisions rapides doivent être prises dans une réelle concertation.
Trois ans après une libéralisation bancale, le système est figé et les entreprises des filières concernées encaissent coup sur coup: des marges laminées, des investissements bloqués, une visibilité quasi nulle, un climat social tendu...
«Finalement, peut-on parler de libéralisation aujourd'hui», lance M. Kamal Ayoubi, directeur général de Cosumar.
De son côté, M. Najib Benamour, DG de la Caisse de Compensation, pense que la libéralisation des filières ne signifie pas décompensation, mais la transmission de signaux du marché international avec les frais d'approche.
Pour sa part, M. Najib Cherkaoui, représentant de l'Association des Producteurs d'Huile, a souligné que dans l'esprit de tout le monde, la liberté signifie augmentation automatique. Or, poursuit-il, elle donnera aux opérateurs la possibilité de pratiquer une offre commerciale diversifiée. Bref, de disposer d'une plus grande marge de manoeuvre.

Meriem OUDGHIRI & Mohamed CHAOUI

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