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    Courrier des Lecteurs

    Le crédit à la consommation peaufine son image

    Par L'Economiste | Edition N°:309 Le 18/12/1997 | Partager

    «Le crédit à la consommation est trop cher». Plus d'une fois, ce secteur a essuyé cette critique jugée inexacte. Les sociétés militent pour la transparence afin de corriger cette image.


    Les sociétés de crédit à la consommation sortent de leur réserve. La démarche engagée ne concerne pas une nouvelle offensive commerciale. Il s'agit simplement d'une campagne de communication et d'information en direction de la clientèle. Fait tout à fait banal pour certains. Mais pour ces organismes souvent pointés du doigt à chaque fois que la question des taux d'intérêt est soulevée, l'idée est jugée «très importante».
    Près de trois ans après sa création, l'APSF (Association Professionnelle des Sociétés de Financement), via sa Commission «Communication et Ethique», conviait pour la première fois la presse à un débat «sur toutes les questions concernant ce secteur», un sujet bateau, difficile à traiter dans sa globalité. Au sortir de la réunion du vendredi 12 décembre, le message des représentants de la profession pouvait cependant être ainsi résumé: continuation de l'assainissement du réseau des revendeurs, transparence dans les relations avec la clientèle et saine concurrence entre les différentes sociétés.

    En pratique, ce secteur désormais élevé au rang d'établis-sements de crédit au même titre que les banques par la loi de 1993 est soumis à une réglementation rigoureuse traduite entre autres par l'application d'un capital social minimum, du ratio-Cooke et du coefficient de division des risques.
    De plus, toute nouvelle société devra solliciter un agrément du Ministère des Finances, alors qu'il suffisait auparavant d'une simple déclaration d'existence pour pouvoir exercer. D'ailleurs, les sociétés antérieures à cette loi ont toutes régularisé leur situation juridique en procédant à ces formalités.

    8 milliards de DH en encours


    Sur ce même volet orga-nisationnel, un nouveau plan comptable, dont l'entrée en vigueur est attendue pour 1999, est en cours d'élaboration. Une centrale des risques, destinée notamment à contrôler le taux d'endettement des ménages et à débusquer les mauvais payeurs, devra également être opérationnelle au cours du premier trimestre 1998. Tout en soulignant qu'il revient aux consommateurs de surveiller leur dettes, l'APSF se propose de «tout faire pour éviter le surendettement des ménages». A cet effet, il a été créé une cellule de réflexion sur cette question difficile à cerner dans un environnement où les réseaux informels font encore légion.
    En attendant, le secteur continue de croître à un rythme très soutenu. Au terme du premier trimestre 1997, le montant des crédits distribués a atteint 2.988 millions de DH, en hausse de 44,14% par rapport à la même période de l'année précédente. Les prêts accordés aux particuliers avaient progressé de 44,91% à 2.762 millions de DH, tandis que ceux destinés aux entreprises passaient de 167 millions à 226 millions sur la même période.

    Chez les particuliers, le secteur a enregistré une explosion des prêts non affectés (prêt personnel) qui affichaient 1.348 millions de DH au 30 juin au lieu de 785 millions pour le premier semestre 1996. Preuve que ce créneau sur lequel se battent pratiquement toutes les sociétés de la place recèle encore un potentiel très intéressant.
    Vu le rythme actuel, il dépassera sous peu les prêts affectés (véhicules, équipement domestique notamment), segment de prédi-lection d'antan. A fin juin, l'encours des prêts personnels représentait 36,46% du volume des prêts aux particuliers et 33% du volume global contre respectivement 30,2 et 27,5% pour le même semestre de 1996. Pour le DG d'une société de crédit à la consommation, «ce secteur est pour les particuliers ce que les banques sont pour les entreprises». Cette mutation a d'ailleurs amené la plupart des banques a diriger discrètement les petites demandes de prêt à leur filiale de crédit à la consommation mieux outillée pour leur traitement, en particulier pour ce qui concerne le recouvrement. Donnée importante: l'augmentation des prêts personnels est accompagnée d'une légère réduction de la proportion des créances en souffrance. Pour le premier semestre 1997, ce poste représentait 8% de l'encours global, contre 9,8% pour l'égale période de l'année précédente.


    Prise en charge des AT: Des tolérances pour le textile-cuir


    LA Douane met en place une procédure pour les opérateurs textiles, peaux et cuirs qui optent pour un apurement aux poids des AT. La circulaire n°1885/323 informe, compte tenu de la fréquence des litiges constatés en matière d'importation sous régime économique en douane, suite au pesage des matières visées en l'objet et facturées sur la base d'autres unités que le poids (métrage, pieds carré), il a été décidé ce qui suit:
    Pour les admissions tempo-raires, avec ou sans paiement, lorsque les opérateurs optent pour un apurement au poids, il sera procédé au pesage des quantités importées en présence du service et de l'importateur ou son mandataire.
    En cas de conformité des poids déclarés et reconnus, le service prendra en charge le poids ainsi déterminé, après la vérification d'usage des autres éléments déclarés (espèce, nombres de colis, etc...). En cas de contrôle du métrage ou du piétage, une tolérance de 1% en exemption de fiscalité et de contentieux sera admise.

    En cas de différence entre les quantités reconnues et celles déclarées, la prise en charge s'effectuera toujours selon la quantité reconnue, et la divergence constatée:
    - ne donnera lieu ni à suite contentieuse, ni à taxation des déficits, si le contrôle du métrage ou du piétage, à effectuer par sondage, conforte le métrage ou le piétage déclaré (à plus ou moins 1%, au titre de la tolérance susvisée).
    - donnera lieu aux suites contentieuses et à taxation des déficits, en cas de différence entre le métrage ou le piétage déclaré et celui reconnu, au-delà de la tolérance susvisée de 1%.
    Les imputations des titres d'importation s'effectueront sur la base des métrages ou piétages reconnus.
    Toute difficulté d'application doit être signalée à l'Administration Centrale sous le timbre de la présente.

    Alié Dior NDOUR

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