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Le courrier des lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:2901 Le 13/11/2008 | Partager

Les Américains et nous
. Il faut rester neutreA mon avis, il faut rester neutre et en même temps vigilant sur les changements qu’ils pourraient y avoir. Restons optimiste et positive car les liens qui existent déjà entre les USA et le Maroc sont plus que solides.R. E.. Obama pourra-t-il réaliser sa politique?Enfin le rêve de Luther King exaucé. Un noir au sommet du plus grand pays du monde. La question qui se pose: est-ce que Obama aura les mains vides pour réaliser sa politique? Sa vie ne sera pas mise en danger comme ce qui était arrivé à John Kennedy? Sachant qu’il y a de fort lobby industriel, média et surtout juif. T. I.. Obama l’espoir planétaireJ’espère sincèrement qu’il nous fera oublier le mandat de Bush. Obama doit mener une politique d’ouverture afin de colmater les brèches en Afghanistan comme en Irak, deux pays meurtris par les guerres.D. Y.. Yes, you canL’élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis est un fait historique, tout le monde en convient. Restera alors à concrétiser les promesses formelles et informelles faites aux Américains et au reste du monde. Promesses faites aux Américains d’abord : - mettre en place une protection sociale et sanitaire pour les plus faibles (plus de 50 millions de personnes vivant sur le sol des States);- relancer la machine économique pour barrer la route à une récession qui s’installera pour quelques années (économie de l’offre à la Reagan ou économie de la demande à la Roosevelt ?);- mobiliser les bonnes volontés de l’élite dirigeante (le plus souvent de sensibilité républicaine) et les bonnes volontés des classes laborieuses (les laissés-pour-compte de la politique initiée par Reagan);- redéfinir les nouveaux contours de la redistribution de la valeur ajoutée en introduisant une dose de socialisme à l’américaine; - réduire les déficits budgétaires et commerciaux qui captent abusivement l’épargne mondiale. Vaste chantier qui nécessitera beaucoup de temps, et un mandat de quatre ans ne suffira pas. Il y a un début à tout…Promesses faites au reste du monde ensuite: - redéploiement des troupes occupant l’Irak et l’Afghanistan, endiguement de l’économie américaine face à la déferlante commerciale asiatique et calibrage de nouvelles relations avec la Chine et les puissances émergentes (Brésil, Inde, Mexique notamment);- maîtrise des équilibres géostratégiques (Iran, Russie, Israël, Chine, Pakistan…); - aide au développement et promotion d’une nouvelle donne en matière des droits de l’homme… Assurément, Obama a du pain sur la planche tant l’héritage laissé par Bush est à tous points de vue catastrophique et que le nouveau président ne saurait se prévaloir d’un quelconque bénéfice d’inventaire. La succession étant un tout indivisible, il faudra aller de l’avant et prendre des mesures à forte charge symbolique pour mobiliser les uns et offrir de nécessaires compensations pour susciter l’adhésion des autres (l’aile droite du parti républicain, par exemple). La mayonnaise Obama prendra-t-elle? Il faut l’espérer pour l’Amérique et pour le reste du monde, car tout est désormais lié, le sort des USA dépend de celui du reste du monde et réciproquement.Yes, you can Obama.A. B.. Il faut compter sur ses propres forcesArrêtez de rêver l’ami, il faut compter sur ses propres forces, à défaut sur l’usure du temps ou sur la providence pour ceux qui y croient. N’oubliez pas qu’Obama est un Américain qui subit la loi des lobbies et de l’oligarchie financière de son pays. Obama vient tout juste de dire ce qui suit devant le Comité des affaires publiques américano-israéliennes (AIPAC) à Chicago. Israël est «notre plus grand allié dans la région et la seule démocratie établie» (jusque-là il n’a pas tort), assurant l’auditoire que «nous devons préserver notre engagement total à l’égard de la relation de défense unique avec Israël en finançant entièrement l’aide militaire et en poursuivant les travaux sur Arrow et les programmes de défense antimissile apparentés». De tels systèmes avancés coûtant des milliards de dollars aideraient Israël à «décourager les attaques lancées par missile d’aussi loin que Téhéran et d’aussi près que Gaza», a-t-il affirmé. Comme si la population de Gaza, affamée, assiégée et traumatisée était sur le point de produire des missiles balistiques intercontinentaux (…).L’Amérique ne respecte que ceux qui sont déjà forts (la Russie l’a compris) ou bien ceux qui ont un pouvoir de nuisibilité important (la Corée du Nord l’a compris). Pendant ce temps-là, les dirigeants arabes dans leur majorité courent après les voluptés et versent dans la répression et la folie des grandeurs (la présidence à vie!!). Cet étouffement des peuples est source de déséquilibre et d’incertitude quel que soit le président de l’Amérique. Je trouve éloquent le retour de la piraterie maritime disparue depuis des siècles alors qu’on pourrait s’imaginer que grâce aux technologies de surveillance modernes, une telle insécurité relève du passé!! Ne parlons pas de la traversée du désert de l’Atlantique jusqu’au Soudan, etc. ce n’est pas Obama qui va diriger le monde, c’est un leurre, surtout avec la crise financière qui sévit et qui n’est qu’à ses débuts.A. P.

Radi, le nouveau zaïm

. La relèvePouf! la voilà la relève, la vigueur, la jeune génération qui va redorer et recrédibiliser l’USFP.Elle est belle la relève... toute grisonnante, toute bureaucrate, toute politique politicienne. Elle est belle la relève, Radi me donne envie de contribuer à la movida... wouw je m’éclate.Non, mais l’USFP cherche-t-il à se suicider à petit feu?!M. E.. Du neuf à partir du vieuxLes bourgeois alias socialistes ont choisi leur premier secrétaire. Ils nous ont confectionné dans un baroud d’honneur, du neuf à partir de l’ancien, c’est leur cuisine interne qu’ils assument ou qu’ils implosent. Le champ politique marocain n’a pas fini de nous surprendre avec ses choix, ses rapprochements contre nature, ses éternels leaders imposés par la faction. Moralité, je n’irai pas voter car quel que soit mon choix, je pourrais me retrouver avec les autres par la magie des alliances. K. S. . Un non-événementUn non-événement. Un Malki, un Lachgar et un Oualalou sont-ils réellement de gauche? Si oui, auront-ils le courage de faire leur déclaration de patrimoine? Au moins Radi ne cache pas ses origines féodales et en est tout fier! Les Marocains méritent mieux. Tous les espoirs sont permis avec les Marocains qui ont dit non à l’argent qui n’a pas d’odeur, qui ont su rester humbles et ne se sont pas comportés en béni-oui-oui durant la décennie écoulée. B. M.. Action des partisLe peuple marocain a été clair, le pourcentage de participation aux élections est un message de rejet de tous les partis politiques dont nous sommes devenus allergiques. Notre Roi par ses actions, ses réformes, ses chantiers colossaux rend insignifiante aux yeux de son peuple l’action des partis.K. S.. Qu’on m’explique!Chef de file des socialistes? Où voyez-vous des socialistes? Que signifie le terme socialiste? Peut-être suis-je un résistant au modernisme et que je refuse d’admettre qu’il y ait un socialisme de droite!!!I. B.


Tourisme: Les loupés de 2010

. Atouts et faiblessesIl ne faut surtout pas imputer notre échec, en ce qui concerne l’objectif 2010, au seul plan Azur du fait que notre balnéaire n’a jamais été notre point fort pour attirer les touristes. Nos atouts sont les villes impériales, les forfaits et vols à bas coût, les festivals et moussems, le cultuel, le change, nos vastes espaces, notre nature sauvage, nos dunes, notre folklore... Nos faiblesses sont l’insécurité, l’anarchie des prix, le harcèlement des touristes et l’arnaque, le tourisme sexuel, le manque de professionnalisme, les routes mortelles, le faible taux de retour, pour ne citer que ces points. K. S.. Frais de l’improvisationIl ne faut pas et au nom du balnéaire, brader des façades maritimes, les céder au dirham symbolique au nom de l’investissement et au nom de l’emploi. Le groupe Accord ou Fadesa ont investi pour la simple raison que leurs pays sont émetteurs de touristes, pour notre main-d’œuvre bon marché, pour notre législation permissive, construction en bord de mer, pied dans l’eau, notre fisc tolérant. Sachant que le tourisme est un vecteur essentiel de notre économie il ne doit pas faire les frais de l’improvisation ou d’une démission de notre part au profit d’autrui. K. S.. Les besoins des consommateurs évoluentIl ne faut pas oublier également que le marché n’est pas figé mais que les besoins des consommateurs évoluent. Notre vision qui a été bâtie sur des prospectives avait plus comme objectif de mobiliser les investissements étrangers et attirer l’attention du monde sur les opportunités du Maroc. N’oublions pas que nous avions des kilomètres de côtes inexploitées jusqu’alors. Je ne considère pas le choix de ce segment comme une loupée, les gens auront toujours envie de se baigner et de bronzer. Par contre, je considère le manque d’efficacité sur le développement des RH comme beaucoup plus grave et impactant directement la qualité des prestations et l’image du Maroc en général. Ce qui pourrait ne plus donner envie à ces mêmes gens de fréquenter les hôtels et autres lieux de vacances au Maroc. Car le tourisme est un service et comme tout service il est coproduit par le client et le fournisseur. Il y a également les choix architecturaux qui n’ont, soit disant, pas été respecté. Pourrait-on prendre le temps de vérifier les contrats signés entre l’Etat et ces groupes pour vérifier ce qu’il en est?H. A. . Manque d’infrastructure A part les slogans, nous n’avons aucune infrastructure capable d’attirer des touristes étrangers. Pourtant c’est simple, il suffit de faire un petit séjour juste à côté en Espagne pour prendre l’exemple: rues propres, pas d’arnaques, pas de harcèlement, pas de faux guides, etc.B. G.. Culturel, affaires, rural…Le Golf, le Club équestre, le Yacht Club, le Casino... le 5/6 étoiles et pendant qu’on y est, pourquoi pas le fameux Riad. Le confortable et propre 3 étoiles accessible aux bourses moyennes. Le tourisme culturel, le tourisme des affaires, le tourisme rural,... Que voulons-nous au juste? Tout ceci à la fois? Très bien! Mais où sont les maîtres techniciens de la matière touristique. Chacun tire la couverture de son côté. Chacun croit penser, connaître, faire mieux que l’autre. Surtout pas de concertation! Le Maroc a beaucoup à offrir (nature, archéologie, histoire, architecture, loisirs et sports, gastronomie, moussems, congrès mondiaux). Hélas, il y a des gens qui parlent pour ne rien dire.I. B.


Améliorer l’offre aux nationaux

Je crois sincèrement que la principale faiblesse de notre tourisme réside dans le manque de professionnalisme et dans la médiocre qualité de gestion qui en découle. L’offre touristique marocaine s’inscrit dans une stratégie marketing à très court terme et à courte vue. Illustration simple et vérifiable: il faut compter plus de 1.000 DH pour une nuit sans repas, et pour quatre personnes, dans un quelconque hôtel 3* de Marrakech, d’Essaouira ou de Fès. Soit près de 50 % du Smig mensuel ou 20 jours de salaire d’une ouvrière agricole à Tiflet ! Qu’est-ce qui justifie de tels prix quand on sait qu’une nuit à Tolède ou à Salamanque pour quatre personnes ne dépasse guère 80 euros, et, croyez-moi sur parole, puisque je le fais tous les ans, moins de 60 euros quand on réserve à l’avance via Booking? Rien, sinon l’appât du gain immédiat. Dans le même sens, et à qualité comparable, à Cordoba comme à Burgos, un repas complet (entrée, plat de résistance, dessert et boisson) coûte autour de 10 euros contre plus de 150 DH au Maroc. Comment justifier de tels écarts quand on sait que le pouvoir d’achat d’un Espagnol est 5 à 6 fois supérieur à celui d’un Marocain? La faible productivité de l’économie marocaine en général et du tourisme en particulier, la carence de l’esprit industriel dans le secteur (on veut un retour sur investissement très rapide)… La comparaison pourrait être développée à l’envie!Avec une approche aussi «court-termiste» que spéculative, il n’est pas du tout sûr que les résultats du programme 2010 soient au rendez-vous. Dix millions de touristes, l’objectif est trop ambitieux et intenable dans un contexte économique international que chacun sait. Proposition stratégique: puisque le touriste étranger risque de nous faire défaut pendant au moins 5 ans, pourquoi ne pas revoir partiellement notre offre au profit de la clientèle domestique. L’idée est de mettre en place une politique fiscale incitative pour développer les maisons d’hôtes et les hôtels populaires et familiaux respectant les normes internationales en matière d’hygiène et de sécurité. Entrer dans le club des grands pays touristiques requiert certaines conditions non négociables: rigueur administrative (répression des fraudes et police touristique), volontarisme politique (financements à taux bonifiés et incitations fiscales appropriées), désenclavement et aménagement équitable du territoire des régions du Nord et de l’Atlas (Ouezzane, Midelt, Aghbal Issardane…), enfin formation opérationnelle et de haut niveau (management et personnel technique).A.O.

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