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Economie

Le Conseil de Gouvernement examine la Loi de Finances aujourd'hui

Par L'Economiste | Edition N°:735 Le 29/03/2000 | Partager

. Le projet de budget transitoire (6 mois) prévoit un taux de croissance de l'ordre de 3%

. L'an 2000 sera placé sous le signe du soutien à l'activité économique et à la promotion de l'emploi


C'EST parti, le projet de Loi de Finances 2000 dite transitoire fait son entrée au Conseil de gouvernement d'aujourd'hui. L'ordre du jour est essentiellement consacré à son examen. En effet, à l'exception de deux exposés l'un sur la Fonction Publique et l'autre sur la réforme administrative, les discussions porteront sur le projet de budget. L'architecture de la Loi de Finances demeure identique à celle des années précédentes. Les équilibres macro-économiques seront maintenus. L'année sera placée sous le signe du soutien à l'activité économique et de la promotion de l'emploi. Ces dispositions seront recherchées à travers la dynamisation de l'investissement public dont l'enveloppe s'élève à près de 10 milliards de DH. Cette fois-ci, le budget partira avec des contraintes de taille estimées à plusieurs milliards de DH. Le plan antisécheresse nécessite la mobilisation de 6,5 milliards de DH, soit près de 0,5% du PIB. Avec les effets de la sécheresse, le taux de croissance tomberait à 3% alors que les prévisions tablaient sur 6%. La croissance sera exclusivement tirée cette année par le secteur non agricole. Autre contrainte: la mise en oeuvre de la réforme de l'enseignement à partir de la prochaine rentrée scolaire qui nécessite des moyens d'accompagnement à puiser dans le budget. Le gouvernement a décidé d'embaucher des diplômés chômeurs aux postes d'enseignants. Beaucoup de départs à la retraite sont attendus. Ils seront remplacés cette fois-ci.
D'autres dépenses sont incontournables. Il s'agit de la mise en uvre des dispositions contenues dans le dialogue social. L'enveloppe consacrée à ce volet devra toutefois s'étaler sur trois ans.
Cependant, ces contraintes sont jugées gérables puisque les ressources pour financer ces programmes seront là. La cession de 35% de Maroc Telecom à un partenaire stratégique avant la fin de l'été devra rapporter à l'Etat entre 1,5 et 2 milliards de Dollars, soit environ entre 15 et 20 milliards de DH. Ce sera le jackpot. Les recettes touristiques sont également appelées à augmenter.
Et ce n'est pas fini. Le Fonds Hassan II pour le Développement Economique et Social dont la mise en place a eu lieu en février dernier sera d'un grand secours. Plus, c'est une vraie locomotive qui aura des effets d'entraînement sur d'autres secteurs, pour reprendre la formule de l'argentier du Royaume. Le Fonds est alimenté par 6,5 milliards de DH, à affecter aux programmes d'infrastructure. Selon les premières simulations, l'habitat social aura 1,8 milliard de DH, le programme autoroutier 1 milliard de DH, l'aménagement des zones touristiques 1 milliard et l'irrigation près de 1,5 milliard. Le reste ira à d'autres secteurs.

Mohamed CHAOUI

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