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    Le commissariat aux comptes sous la loupe des experts

    Par L'Economiste | Edition N°:300 Le 16/10/1997 | Partager

    Dans un mois, l'Ordre des Experts-Comptables tiendra son premier congrès annuel. Ces assises, où seront représentés le patronat et l'Administration, permettront de lever les ambiguïtés relatives aux missions et obligations des commissaires aux comptes.


    Initialement prévu les 13, 14 et 15 novembre, le premier congrès de l'Ordre des experts-comptables aura finalement lieu du 20 au 22 novembre à Marrakech. «Ce décalage d'une semaine est exclusivement dû à la tenue des élections législatives», explique M. Abdelaziz El Mechatt, président de l'Ordre. Il n'a pas engendré de perturbations majeures dans l'organisation de la manifestation qui, selon le règlement intérieur, aura une périodicité annuelle. La raison de cette fréquence: «Une telle réunion permet de nous rencontrer et de débattre avec les clients et les pouvoirs publics de nos problèmes», souligne M. El Mechatt. La profession se veut dynamique, d'autant qu'elle devra jouer un rôle crucial dans le nouvel environnement des affaires.

    Pour cette année, les 500 congressistes attendus dans la capitale du Sud plancheront sur «le commissariat aux comptes dans le nouvel environnement juridique: mission d'intérêt public». Ce thème constitue en quelque sorte l'axe central de la rencontre qui sera éclatée en six ateliers. Seront ainsi traitées: la réglementation de la profession, la formation, les missions, les normes, la responsabilité. Le sixième atelier porte sur les conditions de nomination, les incompatibilités et interdictions et les honoraires.
    En somme, le congrès permettra d'aborder l'essentiel des droits et obligations relatifs au Commissariat aux Comptes dont le monopole est assuré par les experts-comptables. Il sera l'occasion de présenter à l'ensemble de la profession deux textes de base: le code de déontologie et le référentiel professionnel pour les techniques de travail et les modèles de rapport.
    Le premier a un caractère réglementaire. Il est déjà réalisé par les experts-comptables et remis, il y a plus d'une année, au Ministère des Finances qui doit le rendre applicable par un décret toujours attendu.

    Contrôle qualité


    Quant au second, il n'est pas du même moule, mais s'impose à tous les professionnels. Ce référentiel, élaboré par la commission technique, normalisation et diligences, une des six structures mises en place par l'Ordre pour réfléchir sur l'ensemble des préoccupations de la profession, est un manuel de normes contenant l'ensemble des recommandations et des procédures. Il s'agit d'un document destiné en priorité aux professionnels et leur permettant de bien remplir leur mission.
    Le manuel comprend un préambule général, des normes de travail, des modèles de rapport et des normes en matière de missions spécifiques pour le commissariat aux comptes.
    En somme, il est technique et s'appuie sur la loi. Il s'inspire également des référentiels étrangers, français en particulier, adaptés au contexte local. Il reviendra au Conseil National de suivre la bonne application et d'assurer la diffusion. Dans ce sens, M. El Mechatt précise que l'Ordre n'a pas un rôle répressif. Il se charge d'assurer un contrôle qualité au sein des cabinets. Il s'agit en fait de pousser l'ensemble de la profession à respecter scrupuleusement le standard. «Théorique-ment, si les normes sont respectées, les commissaires aux comptes seront intouchables», assure M. Tijani Zahiri, secrétaire général de l'Ordre.

    La démarche arrêtée est donc préventive. Ce qui rend les volets vulgarisation et formation tout à fait cruciaux. Des séminaires ont déjà été organisés, notamment pour la mise à niveau des membres de l'Ordre admis dans le cadre des dispositions transitoires incluses dans le texte réglementant la profession. L'Ordre a également finalisé une convention de coopération en matière de formation avec son homologue français. La signature est prévue en marge du congrès. De l'avis de MM. Zahiri et Mechatt, il s'agit d'une «convention naturelle d'autant que le texte sur la SA est d'inspiration française et par-delà européenne». L'objectif de la profession est déjà bien défini: être prêt pour bien assumer les prérogatives.

    Alié Dior NDOUR















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