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    Le Club de Paris fête ses 50 ans

    Par L'Economiste | Edition N°:2296 Le 13/06/2006 | Partager

    . Remise en question avec la montée en puissance des pays émergentsLe Club de Paris fête mercredi 14 juin son 50e anniversaire à un moment où il voit sa pertinence remise en question par la montée en puissance des pays émergents, désormais à même de rembourser leurs dettes et même parfois de se muer à leur tour en créancier concurrent. Créé presque fortuitement en 1956 lors d’une réunion à Paris de pays créanciers de l’Argentine, le Club de Paris rassemble les grands prêteurs de la planète, de l’Allemagne à la Suisse en passant par les Etats-Unis ou le Japon. Les 19 membres de cette «non-institution», comme la définit son actuel président le Français Xavier Musca, qui ne possède ni statuts ni personnalité morale, se retrouvent 10 à 11 fois par an. En cinquante ans, ce sont ainsi quelque 400 accords qui ont été conclus pour un peu plus de 500 milliards de dollars. Ce demi-siècle d’activité n’a pas été sans heurts. Tout comme ses partenaires, le FLI et la Banque Mondiale (BM), le Club de Paris a souvent été critiqué pour sa «toute puissance», son «opacité» ou le caractère jugé «politique» de certaines de ses décisions. Outre ces reproches récurrents, les grands créanciers du Nord se trouvent désormais confrontés aux défis posés par la montée en puissance des pays émergents. Plutôt que de solliciter auprès des membres du Club de Paris des prêts, systématiquement conditionnés à l’application d’un programme du FMI, de plus en plus de pays préfèrent recourir aux marchés financiers, via des émissions obligataires. D’autres se tournent vers de nouveaux pays prêts à ouvrir leur bourse, tels le Brésil ou la Chine, très présente notamment en Afrique. Problème: les pays riches et les organisations multilatérales, qui se voient ainsi contournées, redoutent une nouvelle spirale. Parallèlement, les annulations de dettes en faveur des pays les plus pauvres et les remboursements anticipés de pays émergents en meilleure santé financière se multiplient. Profitant de la manne pétrolière, l’Algérie et la Russie ont par exemple obtenu récemment de pouvoir rembourser au Club de Paris une partie de leur dette, privant de ce fait leurs créanciers du paiement des intérêts. Du coup, la question de l’utilité du Club ou du FMI «se pose de plus en plus», estime Jérôme Sgard, chercheur du Centre d’études prospectives et d’informations internationales (CEPII). Dans la mesure où «il n’y a plus tellement de crises et plus tellement de pays en défaut, ils perdent l’un et l’autre une bonne partie de leur fonds de commerce», explique-t-il. Synthèse L’Economiste

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