×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    eleconomiste

    eleconomiste
    Affaires

    Le Club de L’Economiste reçoit Hejira
    Le rôle volontariste de l’Etat

    Par L'Economiste | Edition N°:2563 Le 05/07/2007 | Partager

    . Mobilisation prioritaire du foncier. 120 milliards de DH pour les grands chantiers. Habitat insalubre: 920.000 ménages concernésLe Parti de l’Istiqlal (PI), qui détient le portefeuille de l’Habitat et de l’Urbanisme dans le gouvernement actuel, récupère les succès de son jeune ministre Taoufik Hejira. Il a défini en six axes tout un programme. Le ministre l’a expliqué au Club de L’Economiste. Il s’agit en premier «d’accroître le rythme de production annuelle de l’habitat social». Hejira estime que l’on doit arriver à la production de 150.000 unités pour réduire le déficit en logements à 300.000. Ensuite, il faut «ouvrir de nouvelles zones à l’urbanisation en donnant la priorité au foncier privé à l’intérieur des périmètres urbains». Vient après, le développement de la promotion immobilière spécialisée dans le marché du locatif et l’habitat rural.Le ministre souligne également la nécessité de l’émergence d’une nouvelle génération de PME et de «champions» dans le secteur privé professionnel. Ceci doit se traduire par le renforcement du dispositif normatif et la généralisation du système de qualification des entreprises. Autre mesure préconisée par Hejira (et l’Istiqlal), la création d’un Centre national de la qualité des programmes d’habitat et de construction. Histoire de faire des logements qui répondent aux normes de qualité et aussi de l’urbanisme. Le PI veut aussi introduire de nouvelles réformes en matière d’habitat dont un code de construction, un marché hypothécaire, l’épargne logement et l’allongement de la durée de remboursements des crédits habitats à 60 ans. Selon Hejira, il doit y avoir une meilleure présence de l’Etat sur le segment de la production de logements au profit de la classe moyenne. Revenant sur le rôle de l’Etat dans le secteur de l’habitat, Taoufik Hejira a indiqué qu’il doit, aujourd’hui, sortir du rôle de régulateur seulement. Rôle qui a déjà été accompli par le biais de l’ouverture à l’urbanisme de 50.000 hectares. L’Etat doit maintenant avoir un rôle volontariste pour permettre une équité foncière, estime le ministre. Le programme de l’Istiqlal préconise, en outre, la mobilisation prioritaire du foncier. Pas moins de 6.000 hectares auraient déjà été identifiés, à en croire Hejira. Reste la mise en place des structures dédiées à la réalisation des grands chantiers qu’ils soient publics, privés ou mixtes. Le ministre et son parti prévoient «une convergence autour de projets par contrat Etat-régions». Le but est de réaliser trois types de grands chantiers urbains. Le montant global de l’investissement est estimé à 120 milliards de DH. Sur cet investissement, 10 milliards seront consacrés à la cohésion urbaine, 30 milliards à la requalification urbaine et 80 milliards aux nouveaux espaces de croissance urbaine. Ces derniers nécessiteront la mobilisation de 20.000 hectares en 5 ans et qui seront destinés à la création de trois villes nouvelles. Le ministre a également indiqué que 920.000 ménages (soit 4,5 millions de personnes) sont concernés par la résorption de l’habitat insalubre et dont le financement est déjà garanti. «Nous n’avançons pas de faux espoir. Reste cependant le défi de la réalisation», souligne le ministre, rappelant que son département (et son parti) ont établi leurs prévisions sur la base de l’existant. Taoufik Hejira a également indiqué que 20.000 villas économiques seront réalisées au profit de la classe moyenne.Une politique aussi pour combler les déficits urbains notamment en matière d’équipements publics, d’infrastructures et de logements. Cela, sans oublier une mise à niveau urbaine tendant à réhabiliter les tissus anciens. Hejira (et le PI) projettent également une organisation du développement spatial grâce à une planification urbaine, la création de villes nouvelles et l’aménagement de zones et de pôles urbains.


    Hejira ne se présente pas aux législatives

    Ahmed Taoufik Hejira ne se présentera pas aux élections législatives du 7 septembre 2007. En tant que «docteur en aménagement du territoire», il dit préférer «travailler sur la gestion territoriale». Il a donc choisi de se présenter plutôt aux prochaines élections communales 2009. La commune ouvre en fait la voie à la Région et, par conséquent, aussi à la Chambre des conseillers. Jamal Eddine HERRADI

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc