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    Le Club de L’Economiste reçoit Hejira
    Bidonvilles: Construire ne suffit pas

    Par L'Economiste | Edition N°:2563 Le 05/07/2007 | Partager

    . 8 villes déjà déclarées «sans bidonvilles» 278.000 ménages, 83 villes et 1.000 bidonvilles, telle était la cible initiale du programme «Villes sans bidonvilles». Car, précisions obtenues auprès du ministère délégué chargé de l’Habitat et de l’Urbanisme, ces chiffres sont révisables à la hausse.Le programme est en effet mis en œuvre à travers des contrats-ville signés entre le ministère, les autorités et collectivités locales, précisant les options de résorption et les engagements des différentes parties.Fin juin dernier, près de 240.000 ménages ont été contractualisés dans le cadre de 61 contrats-ville. Et le cumul des baraques rasées à la même date a atteint le chiffre record de 70.500. «C’est que la cadence suivie est de l’ordre de 25.000 taudis par an contre moins de 4.000 avant 2004», cite à titre d’illustration le ministre délégué chargé de l’Habitat et de l’Urbanisme. C’est que, auparavant, on comptait en finir avec le phénomène dès 2010.Mais le résultat n’en demeure pas moins probant. Toufiq Hejira, qui a promis d’en annoncer le bilan officiel le 23 juillet, se félicite des premiers résultats: huit villes sont d’ores et déjà déclarées sans bidonvilles. De sources concordantes, il s’agit d’Essaouira, Béni-Mellal, Fkih Ben Salah, Bouznika, Fnideq, Oued Zem, Khouribga et Azrou. . Les «joies» des baraques «La partie la plus pénible du programme tient au relogement de bénéficiaires», constate, avec amertume, Toufiq Hejira. «La difficulté réside dans le fait qu’il s’agit parfois d’un traitement au cas par cas. Difficile de mettre en place un programme d’action global et de le généraliser aux différents sites. Il s’agit vraiment d’un suivi souvent très personnalisé».Le phénomène est par ailleurs exacerbé par le poids du legs de la gratuité des prestations. Malgré l’insalubrité du bidonville, la fourniture d’eau et d’électricité est gratuite. Et, souvent, le transport n’est pas utilisé. Etant entendu que les bidonvilles jouxtent dans la plupart des cas le lieu de travail. A cela s’ajoute le montant de la participation des bénéficiaires: 12.000 à 20.000DH/ménage. Même modique et échelonnée sur plusieurs années, la somme s’avère lourde. Et bien qu’elle donne lieu au bénéfice d’un lot d’une valeur avoisinant les 400.000 DH! La rançon en est que nombre de lots demeurent inoccupés: 18.000 entre lots de terrain et logements. Le cumul devrait certainement s’aggraver avec l’arrivée sur le marché des 80.000 unités en cours de réalisation. «Aussi l’accompagnement social est-il la clé de la réussite des programmes de lutte contre les bidonvilles et l’habitat insalubre», admet Hejira. «Seulement, la tâche incombe aux institutions de proximité et, à leur tête, la Commune», martèle le ministre.


    Fogarim: loin du compte

    DEPUIS sa création en 2003 et jusqu’en juin 2007, le Fonds de garantie pour les revenus irréguliers et modestes (Fogarim) a versé 20.243 prêts pour un montant total de 2,9 milliards de dirhams. La moitié de ce montant a été traitée courant 2006. C’est que ce Fonds n’a pris sa vitesse de croisière que vers la fin de l’année 2005 après avoir trainé durant 2 ans. Mais on est donc loin du compte!. L’objectif initial lui assignait 50.000 prêts par an.A. G.

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