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Le CIH prisonnier de ses créances

Par L'Economiste | Edition N°:477 Le 05/04/1999 | Partager

· Un déficit de 175,6 millions de DH

· Une politique de provisionnement très prudente

· Reclassement du portefeuille douteux


C'était plus ou moins prévu. Le CIH a bouclé son exercice 1998 au rouge. La banque a déclaré un déficit de 175,6 millions de DH. A l'origine, une politique de provisionnement de plus en plus prudente et une volonté ferme d'assainir un portefeuille toujours en souffrance.
Apparemment, l'équipe dirigeante a décidé de mettre les bouchées doubles et rattraper le temps perdu en vue de favoriser son éventuelle privatisation. En effet, l'arrivée du nouveau président-directeur général, M. Abdelouahed Souhail, a occasionné une restructuration de l'établissement.
Les grands axes du plan étaient: agressivité commerciale et marketing, modernisation, système d'information intégré...
A terme de l'exercice 1998, l'encours des dépôts du CIH s'est élevé à 18,6 milliards de DH contre 17,8 milliards en 1997, soit une progression de 4,6%. Dans une lecture des comptes de la banque, les analystes de CDMC expliquent que cette évolution est due essentiellement à l'émission d'une enveloppe de 350 millions de DH au cours du mois de juillet 1998.
Il est également indiqué auprès de la société de bourse que «de par la nature de ses besoins, la structure du CIH est marquée par la prédominance du moyen-long terme dont les ressources représentent plus de 60% à fin décembre 1998».
Les crédits distribués s'inscrivent également à la hausse avec +5,7%, passant de 22,3 milliards de DH en 1997 à 23,6 milliards.

A noter cependant que cette performance reste relative, puisqu'elle tient compte de la variation du poste «créances en souffrance» qui passent à 6,4 milliards de DH contre 2 milliards à fin 1997. En effet, pour assainir son bilan, le CIH a procédé à un reclassement de son portefeuille douteux. Ainsi, toutes les créances jusque-là non classées sont considérées créances en souffrance.
C'est d'ailleurs cette même détérioration du portefeuille qui pèse sur les résultats du CIH depuis déjà quelques années. La crise qui a touché le secteur touristique a occasionné des dégâts considérables et le pourcentage des créances en souffrance dans les crédits va grandissant. Devant cette problématique, le management de la banque n'avait d'autre choix que d'affecter des parts importantes de ses réalisations aux provisions.
Une politique qui devrait, selon les analystes de la place, se prolonger au-delà de l'an 2000. A fin 1998, les provisions se sont élevées à 2 milliards de DH contre 1,8 en 1997 et le chiffre d'affaires a régressé de 9,3% à 2,4 milliards de DH.

Hanaâ FOULANI

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