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Economie

Le choléra en baisse

Par L'Economiste | Edition N°:46 Le 24/09/1992 | Partager

Cette année, les maladies directement liées à l'hygiène, ont enregistré des taux sensiblement plus faibles. Le nombre de lits alloués aux malades atteints de choléra est dans certains hôpitaux inférieur à celui de l'année précédente. Les résultats diffèrent d'une province à l'autre. A Ifrane, aucun cas n'est signalé. A Fès, où des efforts ont été consentis en matière d'assainissement d'eau potable, aucun cas n'a également été signalé. Le nombre des entrants, à l'hôpital Ibn Rochd de Casablanca, par exemple, est d'une centaine de personnes (à peu près 90) dont la moitié sont confirmées . Elles arrivent, le plus souvent de quartiers plus exposés à cause des moyens réduits dont ils disposent: Hay Hassani, Hay El Mohammadi, Bernoussi... "Toutes les maladies à transports hydriques (la typhoïde, le choléra, la diarrhée, l'hépatite virale....) peuvent proliférer rapidement si les mesures d'éducation de la population en matière d'hygiène ne sont pas prises à temps", déclare Mostafa Errachdi, médecin chef de l'Hôpital d'Errachidia. Dans les campagnes, les problèmes se posent avec plus d'acuité à cause des traditionnelles réserves d'eau superficielles. Les eaux stagnent et ne sont pas renouvelées. Les microbes trouvent un terrain propice de prolifération. D'un autre côté, l'eau est utilisable par les animaux et les hommes. C'est la même eau qui sert à irriguer les champs. Lorsque l'eau est relativement propre, sa rareté pousse les paysans à la conserver et à ne l'utiliser qu'aux moments de grande nécessité. Dans les villes, les eaux sont protégées. Ce sont des eaux souterraines et le problème de l'hygiène est différent. Chaque préfecture allouant le budget nécessaire pour le meilleur fonctionnement. Certains quartiers sont moins privilégiés que d'autres. Dans les quartiers où l'eau est rare, ou inexistante, les difficultés sont nombreuses. Les habitants des classes sociales défavorisées, sont les premiers touchés par le manque d'hygiène conséquent du manque d'eau. Les moyens de fortune pallient au besoin minimum. Ce sont là les causes réelles des maladies épidémiologiques, déclarent les médecins. "Il ne faut pas s'attacher au nombre de cas par hôpital, ni à l'évolution d'année en année. Les chiffres sont sensiblement les mêmes. C'est à l'hygiène qu'il faut s'attaquer".

H.H.

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