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Economie

Le chocolat marocain prisé à l'étranger

Par L'Economiste | Edition N°:1747 Le 14/04/2004 | Partager

. Il s'octroie une part de marché conséquente dans des pays de l'UE. Gros efforts à fournir en revanche au niveau local.... ... car il subit une forte concurrence jugée déloyaleContradiction dans le monde du chocolat marocain. Alors que ce produit subit une forte concurrence sur le marché local, il demeure tout de même compétitif à l'international. “Au niveau mondial, le secteur se défend correctement, alors que sur le marché local, il est fortement perturbé”, indique Hakim Marrakchi, président de l'AB2C (association des biscuitiers, chocolatiers et confiseurs). En effet, sur le plan national, le secteur est soumis à une concurrence déloyale très vive. A l'instar des autres industries de transformation, l'activité se dit plombée par l'informel, la contrebande et la sous-facturation, d'un côté. Et de l'autre, l'accord de libre-échange conclu récemment avec les pays arabes, notamment l'Egypte, la Jordanie et la Turquie, fait que le chocolat importé de ces contrées se commercialise à un prix beaucoup moins cher par rapport au produit local. Par conséquent, la part de marché des producteurs locaux a enregistré une forte baisse depuis 2001, atteignant ainsi près de 70%. Les prix sont grevés par les droits de douane appliqués sur les achats de matières premières. Alors que les produits finis des concurrents entrent librement sur le marché marocain, sans avoir à s'acquitter de taxes, dans le cadre des accords conclus avec le Royaume. Pour Marrakchi, “il est essentiel de procéder rapidement à l'alignement des droits à l'import appliqués au Maroc sur ceux des pays exportateurs”. Ceci permettra de renforcer la position du produit marocain sur le marché local.En revanche, sur le plan international, le chocolat marocain défend bien ses couleurs. “Considéré de bonne qualité, il arrive à se tailler une part de marché conséquente dans les pays importateurs”, indique Marrakchi. De plus, ajoute-t-il, la grande majorité des entreprises marocaines répondent aux normes internationales en termes de qualité puisqu'elles ont fait l'objet d'une certification. La production à l'export est essentiellement dirigée vers certains pays de l'Union européenne, plus précisément l'Allemagne et la Belgique. Sans oublier quelques pays du Maghreb tels que l'Algérie. Cependant, le prix du produit fini à l'export va en augmentant. Cela est dû au coût des matières premières entrant dans la fabrication du chocolat, tels que le cacao, les produits chimiques ou encore l'emballage.D'ailleurs, le chiffre d'affaires à l'export reste encore peu significatif, représentant moins de 3% de la production totale. Sur un montant global de plus de 2 milliards de DH en 2003, les exportations, en croissance régulière, selon Marrakchi, ne sont que de l'ordre de 80 millions de DH. Mais l'avenir semble prometteur. En effet, l'accord d'association signé avec l'UE et l'ouverture sur le marché américain élargiront le champ d'intervention des opérateurs de ce secteur et donneront lieu à la naissance de nouveaux débouchés. “Pour suivre l'évolution, le secteur doit impérativement opérer sa mue”, souligne le président de l'association. Pouvoir le faire suppose dans un premier temps de lourds investissements. Et pour 2003, ils n'ont pas dépassé une moyenne de 60 millions de DH. Côté consommation, le Maroc fait figure de petit Poucet avec ses 300 grammes par habitant et par an face aux 7 kg que dégustent les Français annuellement. “Même avec une politique de démocratisation du chocolat, et des prix de plus en plus accessibles, la consommation moyenne demeure très faible”, rappelle Amine Berrada, vice-président de l'AB2C. Pourtant, les chocolatiers marocains ne lésinent pas sur les moyens. De nombreux produits ont été créés ces dernières années, avec des formats et des prix adaptés aux petites bourses. Peut-être faudra-t-il miser sur le volet énergétique de ce produit riche en potassium, conseillé pour redonner du peps, calmer les fringales et surtout ravir toutes les papilles. Rappelons qu'aujourd'hui, le secteur chocolaterie et confiserie confondues compte une quinzaine d'opérateurs, emploie près de 4.000 personnes dont plus de 2.000 postes directs et pèse plus de 2 milliards de DH. «L'accord d'association signé avec l'UE et l'ouverture sur le marché américain élargiront le champ d'intervention des opérateurs de ce secteur et donneront lieu à la naissance de nouveaux débouchés«Meryeme MOUJAB

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