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Entreprises

Le capital-risque français à but non lucratif investi au Maroc

Par L'Economiste | Edition N°:46 Le 24/09/1992 | Partager

Arrivé le Jeudi 10 Septembre, le groupe de 17 personnes composé d'actionnaires de la SIDI, de souscripteurs du Fonds Commun de Placement "Fain et Développement" et de particuliers. a achevé le Samedi 19 une visite de 10 jours au Maroc. Cette visite a été organisée par Tizi Rando, une agence de voyages créée avec la collaboration de MADI . Qualifiée de "tourisme du développement", cette démarche revêt d'abord un caractère utilitaire avant d'être purement touristique. "Notre objectif était de rencontrer les entrepreneurs et de visiter les entreprises", explique M. Jean Jamet, consultant à la SIDI et chef du groupe. "Nous voulons aller jusqu'au bout de nos projets malgré les difficultés" continue-t-il. La Société d'Investissement et de Développement International, SIDI, est basée à Paris. Cette société au capital de 10 millions de Francs français est fondée en 1983 par des organisations non gouvernementales françaises sous la forme d'une société anonyme à but non lucratif. Elle a pour activité la prise de participations dans des pays en voie de développement en vue de favoriser la création et la croissance des PME. La Société d'Investissement pour le Développement International détient 33% du capital de Maghreb Développement Investissement. Sa présence au Maroc remonte à 1984 avec une prise de participations directe dans le capital de Scoop Al Amal, une menuiserie industrielle initiée par des RME. Cette unité installée à Salé regroupe 95 salariés et a réalisé un total bilan de 7 millions de DH en 1991. Elle a ensuite participé à la mise en place des Peintures du Midi à Oujda. Pour M. Jamet, l'idée de base était d'aider des personnes entreprenantes mais handicapées par l'insuffisance de leurs moyens financiers. "On demande beaucoup à un créateur d'entreprise. Il faut donc l'aider d'autant plus que les PME constituent la base du développement", précise-t-il. Pour ce faire, deux éléments doivent être réunis au niveau interne, notamment une implication financière locale et des "volontaires du développement" qui apportent leurs disponibilités. C'est dans cette logique que l'idée d'un partenariat a été lancée en vue de créer un effet de synergie. Elle a abouti à la création de MADI en 1988.

L'action entreprise par cet organisme est qualifiée d'encourageante. "Nous partons rassurés du fait que les entreprises créées ont une réelle volonté d'exister malgré les imperfections et leur fragilité", affirme le responsable du groupe. Et de poursuivre, "la voie suivie est efficace et les cibles bien ajustées. Les entreprises sont solidement insérées dans le tissu local". "Travailler avec"mais non " travailler pour" telle est la démarche qui est et qui sera toujours poursuivie, affirme M. Jamet.

Pour ce faire, il y a d'abord une approche sociologique dans toute coopération. Ce voyage de découverte permet de toucher les réalités du pays vers lequel sont dirigés les financements dans le but de mieux définir les besoins. Au demeurant, le circuit organisé par TIZI-RANDO a permis d'apprendre autant que l'on peut donner, note-t-on. Selon les membres du groupe, le créneau suivi par cette agence est original. "Cette société a anticipé les besoins naissant dans nos sociétés et qui visent un tourisme intelligent. Nous avons vécu pleinement le séjour".

A.D.N.

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