×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

    Economie

    Le business de fin d’année
    Aïd et réveillon: Place aux moutons

    Par L'Economiste | Edition N°:2431 Le 27/12/2006 | Partager

    . Entre mouton «sardi» et Mouton-Cadet . Le catalogue 2007 des spiritueux. Trois importateurs: Bourchanin, Ebertec, Foods & GoodsD’un côté, les moutons «sardi» et «bergui». De l’autre, les Mouton-Cadet et Château Laffitte. Les premiers servent au rituel du sacrifice de l’Aïd El Kébir, les seconds, des marques de vin et champagne, à commémorer le passage du nouvel an. Voilà près d’une décennie qu’on attendait ce hasard de calendrier. Plus pour le fait historique, ce sont les contraintes liées aux deux évènements qui alimentent les conversations de salons. Les «boulfaf» seront-ils arrosés ou secs? Ils seront secs. La circulaire du ministère de l’Intérieur, qui prend effet jeudi soir, suspendant toute vente «temporaire» d’alcool, alimente déjà les conversations. En tout cas, le catalogue 2007 des spiritueux et autres alcools de luxe n’a rien perdu de sa verve. Pour les maîtres sommeliers, ces breuvages sont «un patrimoine sensoriel insoupçonné, faits de nature et de créativité». Ainsi, selon que la cuvée est proposée en fonction d’un des standards de qualité, AO (Appellation d’Origine) ou AOC (Appellation d’Origine Contrôlée), les prix varient de un à dix. Il y a aussi le lancement, c’est-à-dire quand le produit coïncide avec un grand évènement: fêtes de fin d’année par exemple, durant lesquelles le secteur réalise l’essentiel de son chiffre d’affaires. Malgré les accords de libre-échange, les alcools forts sont très taxés. Conséquence, ils ne représentent qu’une part réduite de la consommation locale annuelle. La production nationale des vins atteint à peine 400.000 hl dont plus de 243.000 hl de vins rouges. Toutefois, le marché parallèle (contrebande) complète les besoins, incalculables, de consommation.Le manque de compétitivité de l’outil industriel, combiné aux aléas liés au climat, et la faible qualification des exploitants expliquent la faiblesse du secteur. Les Celliers de Meknès ont entrepris de réhabiliter la branche qui a été longtemps monopole public. La seule Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) pour le 1er grand cru classé au Maroc, «Les Côteaux de l’Atlas», revient aux Celliers de Meknès du groupe Diana Holding, dirigé par Brahim Zniber, propriétaire d’Ebertec (Thalvin, Société agricole de l’ouest Maroc). Cependant, selon une enquête du ministère de l’Agriculture, le marché des spiritueux, avec une dizaine d’importateurs, connaît depuis quelques années une forte progression. Il est dominé par les importations de whisky, vodka, premix (qui servent à confectionner les coktails) et gin. Trois importateurs se partagent l’essentiel du marché: Bourchanin, Ebertec et Foods & Goods. Ebertec rempile avec son intemporel Ballantine’s Finets, dans une nouvelle bouteille. Une affaire de «rebranding» destinée aux voyageurs, tant l’emballage semble résister à tous les chocs et toutes les températures (à partir de 140 DH). Dans la catégorie «purs malts», Ebertec, du clubber Boris Bille, met en tête de gondole le Glenmorangie (single highland, 18 ans d’âge) à partir de 500 DH. En cognac, son offre luxe ne porte que sur des étoilées dont Courvoisier (3*) dans sa version «x.o impérial» à partir 1.300 DH. Pour le must, c’est le «sardi» des champagnes Taittinger que propose, sous toutes ses versions, la filiale de Diana Holding. Son prix varie de 230 DH à près de 2.000 DH. Bourchanin reste fidèle à sa réputation. Sa gamme de whisky Johnnie Walker est déclinée en cinq sous-gammes (Blue, Gold, Green, Black et Red Label). Les prix varient entre 230 DH et 2.250 DH. La mignonnette J&B rare 40% est le deuxième whisky le plus vendu à travers le monde (230 DH). Sa célèbre Vodka Belvédère, inspirée du palais présidentiel polonais, porte bien son nom. Vendue 330 DH en rayons, elle a sans contexte l’un des plus beaux branding du marché. Sur le segment champagne, Bourchanin joue les premiers rôles avec le Krug à 2.100 DH vendu exclusivement dans certains hôtels et restaurants. Son Dom Perignon, à 1.700 DH rivalise avec les Mouton Cadet et Mouton Laffitte sur les rayons des supermarchés. En cognac, Hennessy X.O (variante en termes de vieillissement) est proposé à 1.650 DH. Le troisième opérateur Foods & Goods n’a pas souhaité répondre à nos questions. Mais on se contentera de ce commentaire au téléphone du patron, Georges-Emmanuel Benhaïm: «La coïncidence avec l’Aïd risque de plomber notre business cette année». Au nez, l’eau de vie est marquée par la vanille et les épices, avec une touche de fruits cuits et secs. Mais à consommer avec modération.


    Trinquer, toute une culture

    On désigne sous le nom de spiritueux, les boissons à base d’alcool de distillation, en opposition aux boissons fermentées, comme le vin, la bière, le cidre, etc. Le terme spiritueux est familier, l’univers qu’il recouvre est, quant à lui, méconnu.- Les spiritueux «simples» ou eaux-de-vie, dont le goût vient directement de la distillation de la matière première alcooligène.- Les spiritueux «composés», dont le goût résulte d’un ajout parfumé à un alcool neutre ou à une eau-de-vie.


    Tout est dans l’appellation

    Le système AO et AOC vient de France à l’origine. Il s’est répandu récemment dans la plupart des pays d’Europe. Aujourd’hui, il ne concerne pas que les vins d’alcools, mais aussi l’huile d’olive, certains fromages… - Appellation d’origine. Notion très ancienne sur le marché français qui met en valeur l’importance du milieu permettant l’obtention d’un produit aux caractères particuliers (facteurs géographiques, génétiques et humains).- Appellations d’origine contrôlée. Créées au début du siècle, les appellations d’origine contrôlée sont déterminées à partir de 1935 par l’Institut national des appellations d’origine des vins et eaux-de-vie de France (INAO). Au Maroc, il n’existe pour l’instant que la seule AOC pour «Les Côteaux de l’Atlas» produits par le groupe Zniber. Bachir THIAM

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc