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    Economie

    Le budget sauvé par la croissance?

    Par L'Economiste | Edition N°:3326 Le 23/07/2010 | Partager

    . Prévision de croissance de 5% en 2011. Effet combiné du PIB non agricole et la valeur ajoutée primaire. Respectivement de 5,6% et de 1,3%L’optimisme du ministère des Finances serait-il justifié? En tout cas, au rythme où vont les choses, certains conjoncturistes appellent à être plus prudent. Valeur aujourd’hui, l’exécution du budget 2010 démontre que les Finances sont en ligne avec les prévisions. Ce qui dénote «une maîtrise certaine», fait remarquer Mohamed Chafiki, directeur des études au ministère des Finances. Exception faite de la Caisse de compensation… à sec, les recettes et les dépenses ordinaires affichent des pourcentages respectifs de 52,5 et 51,5%. En effet la compensation, elle, a battu tous les records… d’exécution de 91,8%. Sur le budget de 14 milliards de DH prévus, 12,8 sont déjà dépensés.Les recettes fiscales, arrêtées à fin mai, affichaient un taux de 53% avec un IS (indicateur important de l’activité économique) à 51,6% à 20,3 milliards de DH. Pendant ce temps, la TVA intérieure (54%) et la TVA import (57,3%), le TIC (53,6%), les droits de douane (60,4%), les droits d’enregistrement de timbre (55,1%) affichaient un taux d’exécution supérieur à 50%. Les recettes non fiscales affichaient, elles, un taux de 51,5%. Pour les dépenses ordinaires, la masse salariale (49,6%), les biens et services (56,3%), les charges d’endettement (52,3%), se tiennent de très près. Ceci dit, malgré le dérapage de la Caisse de compensation, surtout, et un déficit prévu de 3,5%, il n’est pas question de céder à la tentation de l’austérité. Le tout pour Chafiki, c’est de «rationaliser les dépenses de fonctionnement et la masse salariale», en continuant les réformes engagées. Entre autres mesures retenues par les Finances, ne pas augmenter les taux de la fiscalité, maintenir les investissements publics. Par ailleurs, le gouvernement prend acte de la convergence des points de vue des conjoncturistes de la reprise de l’activité économique plus rapide que prévu. Il en est de même pour les prévisions qui tablent désormais sur une croissance de 4% en 2010, au lieu des 3,5% initialement prévus. Selon de toutes premières projections du ministère des Finances, la croissance s’établira à 5% en 2011, sur la base d’une année agricole moyenne. Prévisions qui devraient être rendues possible grâce à l’effet conjugué de la hausse du PIB non-agricole de 5,6% et de la hausse de la valeur ajoutée du secteur primaire de 1,3%. Une fois encore les Finances sont plus optimistes que le HCP, qui table sur une progression du PIB de 4,3%, tirée par les secteurs secondaire (5,7%) et tertiaire (5,3%).

    Ecarts d’appréciation
    Selon la direction des études et prévisions financières, «ces écarts s’expliquent, d’une part, par le niveau d’appréciation de 2010 et, d’autre part, par la sous-évaluation de la croissance économique attendue en 2011». Sous-évaluation qui provient essentiellement du secteur primaire, avec un écart de 4 points. Le haut-commissariat au Plan prévoit -2,7%! A noter toutefois que sur les principaux indicateurs (PIB, PIB non agricole, secondaire et tertiaire), exception faite du secteur primaire, les prévisions comparées pour 2011 des Finances et du HCP convergent globalement. Par mesure de précaution, le HCP fonde ses prévisions sur l’hypothèse de reconduction de la politique budgétaire en vigueur en 2010, aussi bien en matière de fiscalité, de dépenses d’investissement, de fonctionnement ou encore de soutien des prix à la consommation. Ce qui laisse croire que ces projections seront révisées dès janvier prochain pour tenir compte des nouvelles mesures de la loi de Finances 2011. Au regard des résiliences à la crise enregistrées en Afrique et dans la région Mena, et les prévisions de croissance dans le monde, 4,6% cette année après un recul de 0,6% en 2009, le Maroc tient bon. D’autant plus que «cela fait 31 semestres de croissance suivie», relève Chafiki. Mieux, se réjouit-on au ministère des Finances, «même les secteurs ayant accusé une baisse en 2009 ne pèsent que 6% du PIB». Ceux qui ont affiché une décélération pèsent pour 66,5% de la valeur ajoutée totale. En revanche, ces contreperformances ont été contrecarrées par le bon comportement des secteurs de l’agriculture, de l’administration publique et du transport. Ils représentent 26% du PIB. De manière générale, Chafiki impute la résilience au caractère diversifié de l’économie marocaine, la dynamique de la consommation des ménages ou encore au maintien des investissements publics. Ces derniers sont passés de 83 milliards à 132 milliards de DH en trois ans, «compte non tenu de la crise mondiale». On est bien dans les rails du budget 2010.Bachir THIAM
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