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Courrier des Lecteurs

Le Brésil tord le cou à sa crise

· La recette: Flottement libre de sa monnaie

Par L'Economiste | Edition N°:424 Le 18/01/1999 | Partager

Les marchés financiers ont salué la décision de la Banque centrale du Brésil vendredi de laisser flotter librement le Real, sa monnaie nationale. Lundi, elle devrait continuer à flotter librement. Des observateurs parient sur un maintien de ce régime.


Sur fond de crise, la monnaie brésilienne (Real) poursuivra son flottement libre lundi face au Dollar. C'est ce que vient de décider la Banque centrale du Brésil avec l'aval du Fonds Monétaire International (FMI).
Cette mesure a été saluée par les différentes places internationales et le Président brésilien Fernando Henrique Cardoso lui-même, qui l'a jugée d'«opportune».
«La réaction des marchés financiers, après la décision de laisser flotter le Real, montre que le Brésil n'est pas loin d'être capable de fonctionner avec un régime de change libre», a déclaré M. Fransico Lopes, président de la Banque centrale du Brésil, samedi à Washington.
Des analystes estiment que les propos du président de la Banque du Brésil cachent un probable maintien de ce régime au-delà de lundi.

Attitude inédite dans l'histoire du Brésil, la Banque centrale a abandonné vendredi déjà sa coûteuse défense de la devise nationale en laissant flotter librement le Real. Celui-ci a immédiatement perdu près de 12% de sa valeur.
En dévaluant la monnaie, le gouvernement a cédé au bras de fer qui l'opposait aux marchés financiers et aux industriels qui réclamaient une baisse des taux d'intérêt.
Soulagés, les marchés boursiers ont repris confiance. Après deux séances de forte baisse (-5% mercredi, -9,9% jeudi), la Bourse de Sao Paulo a bondi de 33,4% vendredi.
«Le régime de change va dépendre du programme budgétaire que le Congrès brésilien doit voter", avant d'ajouter: «Les réformes budgétaires vont fournir une base à la crédibilité du régime de change».
A rappeler que l'adoption du plan d'ajustement budgétaire a été avec le maintien du taux de change l'une des conditions principales du FMI pour l'octroi de l'aide financière.

Mesure sage


Cette deuxième mesure a maintenant volé en éclats après une première dévaluation de fait mercredi (près de 8% avec l'élargissement de la bande de fluctuation) puis avec la décision de laisser flotter le Real.
Toutefois, le FMI a clairement déclaré qu'il était prêt à revoir ces conditions.
La libre fluctuation du Real «apparaît comme une mesure sage», a fait savoir le FMI vendredi.
"Toute la question va maintenant être centrée sur la capacité des autorités brésiliennes à faire baisser significativement les taux d'intérêt sans alimenter l'inflation", est-il toutefois indiqué auprès du FMI.
Le Président Cardoso a pour sa part estimé que le flottement du Real allait permettre dans un second temps de baisser les taux d'intérêt.
Les plus pessimistes doutent cependant d'un tel scénario. Ils craignent que le Brésil soit condamné à maintenir une politique monétaire restrictive qui pourrait se traduire par une récession plus importante de son économie.

Selon la banque d'affaires, Salomon Smith Barney, la récession pourrait être de 5% (1% prévu par le FMI) avec un impact direct sur les économies voisines et notamment l'Argentine, qui expédie près d'un tiers de ses exportations sur le Brésil.
Le Brésil devrait demander dans les prochains jours au FMI une accélération du versement de l'enveloppe d'aide financière.
En novembre, la communauté financière internationale a décidé de mettre à la disposition du Brésil une enveloppe de crédits de 41,5 milliards de Dollars dans le cadre d'un programme de stabilisation et sous certaines conditions.

Yousra MAHFOUD (AFP)

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