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    Economie

    Le bras de fer UE-pays du Sud freine le code pour "une pêche responsable"

    Par L'Economiste | Edition N°:465 Le 17/03/1999 | Partager

    · Les pays en voie de développement montent au créneau pour dénoncer les subventions accordées par l'UE aux armateurs

    · Les pays européens ont quasiment boycotté la réunion de la FAO

    · Une poignée de pays ont ratifié le code


    Quatre ans après son adoption par la FAO en octobre 1995, le code de conduite pour une pêche responsable a été une nouvelle fois l'objet de la réunion ministérielle à Rome de la FAO les 10 et 11 mars. Une fois de plus, cette organisation internationale a déploré, ou plutôt s'est déclarée préoccupée par les phénomènes de surexploitation qui touchent les stocks les plus poissonneux du monde. Elle a diagnostiqué l'état des ressources marines et dénoncé les méthodes de pêche destructrices à l'origine de gaspillages aussi bien sur le plan financier qu'halieutique. Toutefois, l'application de ce code n'est pas aisée. Car, pour l'heure, seul un petit nombre de pays ont ratifié l'accord des Nations Unies sur la conservation et la gestion des stocks de poissons migrateurs. Ensuite, même en cas de ratification, beaucoup de pays n'ont pas les moyens de contrôler systématiquement les prises de la flotte pêchant dans leurs eaux. Le cas de l'Espagne au Maroc en est un exemple.

    Par ailleurs, de source officielle, la réunion ministérielle de la FAO a négocié cette fois-ci un virage important. Et pour cause, les pays en voie de développement sont montés au créneau pour dénoncer les subventions accordées par les pays de l'Union Européenne à leurs armateurs. "C'est une manière implicite de favoriser la surcapacité de pêche", est-il précisé. En revanche, les pays de l'UE auraient quasiment boycotté cette réunion. "Alors que les Etats-Unis ou encore le Japon étaient présents en force, la réunion n'a enregistré qu'une faible représentation des pays européens", est-il indiqué.
    Mesurant le rôle de la recherche dans le domaine de l'évaluation des stocks halieutiques, la délégation marocaine a mis l'accent sur l'importance de cet instrument dans la rationalisation des capacités de pêche. Cette dernière bute toujours sur la question de financement des programmes d'évaluation. A peine voilé, le message du M. Thami El Khyari, ministre des Pêches Maritimes, est adressé en direction de la FAO. L'évaluation des stocks halieutiques est en effet une opération onéreuse. D'ailleurs, M. M'hamed Sedrati, directeur général de l'INRH (Institut National de Recherche Halieutique), a déclaré à L'Economiste que les fonds dont dispose l'INRH ne sont pas suffisants. A rappeler que le Plan quinquennal prévoit pour le budget de l'Institut une enveloppe globale de 430 millions de DH pour les cinq années à venir, soit un montant supplémentaire de 26 millions de DH par an.

    Outre l'épineuse question du contrôle des stocks marins, la déclaration de Rome a mis l'accent également sur l'élaboration d'un plan d'action mondial pour la lutte contre les pêches illicites. Il s'agit notamment de l'activité des bateaux dits "pavillon de complaisance", précise le rapport de la FAO.

    Hassan BOUCHACHIA

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