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Politique Internationale

L'association "Les bonnes oeuvres du coeur" reconnue d'utilité publique

Par L'Economiste | Edition N°:647 Le 26/11/1999 | Partager

· Des réseaux de donateurs et profesionnels de la santé font opérer des malades cardiaques nécessiteux

Un petit clin d'oeil à Coluche. Mais la comparaison s'arrête là. «Les bonnes oeuvres du coeur» est une association marocaine d'aide aux malades cardiaques démunis. Créée il y 4 ans et présidée par SAR la Princesse Lalla Meriem, elle vient d'être reconnue d'utilité publique. Le nouvel argument sera de taille lors de la relance des bienfaiteurs: déductibilité des dons mais aussi exonération de la TVA et droits de douane sur le matériel importé.
Au sein de l'association, l'on sait qu'il ne suffit pas de demander aux donateurs d'écouter leur bon coeur. Il faut aussi convaincre de la cause. En fait, la gravité du thème justifie les actions qui sont menées. Selon les estimations de professionnels, le nombre de malades cardiaques démunis en attende d'une intervention à coeur ouvert, s'élève à 10.000 par an. Sur ce total 10% à peine sont opérés. Les appels "aux âmes charitables", diffusés régulièrement sur les colonnes de journaux, sont d'ailleurs assez éloquents à cet égard. Faute de moyens, un grand nombre de patients décèdent. Un autre argument justifie, selon le Dr Saïd Ejjennane, président de l'association, ce travail associatif: "Le coeur est aujourd'hui un organe que l'on peut guérir. Dans la majorité des cas, l'intervention permet au malade de mener une vie quasi normale".
Au Maroc, l'association compte sur le soutien d'un réseau assez large: médecins, radiologues, laboratoires d'analyse médicale, fournisseurs d'équipements ou encore laboratoires pharmaceutiques.
Les résultats n'ont pas tardé. Le prix d'une prothèse cardiaque a été ramené en moins de cinq ans de 146.000 à 45.000 DH, alors que la mise en concurrence de nouveaux fournisseurs a permis une économie de plus de 50% sur le petit matériel. Sans compter les lots de médicaments apportés par les labos pharmaceutiques (chaque opérable coûte 7.000 DH en remèdes avant même que la date de l'intervention ne soit fixée). A cela s'ajoute le volet consultation/exploration entièrement pris en charge par l'Association (et ce n'est pas négligeable: à lui seul un echo-doppler cardiaque coûte 1.000 DH).
Jusque-là, près de 135 malades ont été opérés alors que 1.000 malades ont été explorés.

Elargir le réseau


Peu à peu, l'association s'est trouvée contrainte d'élargir son réseau, compte-tenu de la montée en force de son activité. Il a alors fallu rallonger la liste des destinataires d'appels à la générosité mais aussi impliquer des partenaires à l'international. L'accord conclu en 1997 avec l'association française "la chaîne de l'espoir" qui poursuit les mêmes objectifs dans l'Hexagone, aura été déterminant. "La chaîne de l'espoir" s'est engagée à faire opérer 25 enfants par an au prix de 15.000 FF par enfant, la RAM prenant en charge les frais de déplacement.
Pour cette année, les bonnes oeuvres du coeur s'est donnée pour objectif d'ouvrir le premier centre de chirurgie cardio-pédiatrique à Casablanca. Et le projet commence aujourd'hui à prendre forme. Le Dr Abdelouahed El Fassi, ministre de la Santé Publique, à proposé une aile de l'hôpital Bouafi à Casablanca. Le local est aujourd'hui utilisé de façon ponctuelle pour les conférences qui se déroulent au Maroc. Pour sa part, le Pr Daniel Sidi, cardio-pédiatre connu de l'hôpital Necker à Paris s'est engagé à équiper ce centre et à faire venir des missions de chirurgiens français, soit pour opérer les enfants, soit pour former des chirurgiens marocains en chirurgie cardio-pédiatrique ou encore former du personnel paramédical. Les autorités locales de Casablanca seraient également intéressées par le projet.

Mohamed BENABID

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