×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprise Internationale

    L'appétit des investisseurs étrangers aiguisé

    Par L'Economiste | Edition N°:482 Le 09/04/1999 | Partager

    · Les Italiens ouvrent le bal
    · Les réserves libyennes de brut promettent un retour en force des compagnies pétrolières occidentales


    Visiblement, la diplomatie italienne ne perd pas son temps. En effet, à peine vingt-quatre heures après la suspension des sanctions imposées à la Libye par l'ONU depuis 1992, M. Lamberto Dini, ministre italien des Affaires Etrangères s'y est précipité. De plus, il a annoncé qu'une délégation italienne s'y rendra également la semaine prochaine.
    Vaste pays peuplé à peine de 4 millions d'habitants, la Libye manque de tout ou presque. Pas d'infrastructures, pas de routes, pas de voie ferrée et peu de ressources humaines, ce pays est indéniablement le nouvel eldorado des investisseurs étrangers.
    Sur le plan international, la levée de l'embargo est pressentie comme une véritable aubaine. Et ce sont les pétroliers qui les premiers affichent leurs ambitions sur ce marché. En effet, les réserves libyennes de brut, aussi énormes que sous-exploitées, promettent un retour en force des compagnies pétrolières occidentales. Reste que l'ampleur des investissements est toutefois limitée par les quotas de production imposés par l'OPEP (l'Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole), dont la Libye est membre. Le "pardon" de l'ONU vis-à-vis de ce pays après son transfert des deux suspects libyens dans l'attentat de Lockerbie vers les Pays-Bas vient de mettre fin au bras de fer l'opposant à la communauté internationale.
    Côté européen, les déclarations se suivent et se ressemblent. M. Tony Blair a ainsi
    qualifié cette nouvelle "d'excellente". Mais derrière les félicitations se pointent les appétits d'investissements. Les chantiers dans ce pays sont en effet énormes et nombreux. Ainsi, la compagnie italienne ENI, principal pétrolier étranger en terre libyenne, a confirmé qu'elle avait de "longue date" un projet de gazoduc entre la Sicile et la Libye. Moins porté sur cette destination, le Britannique BP Amoco ne l'exclut pas pour autant. "Il est encore beaucoup trop tôt pour envisager un retour dans ce pays", est-il précisé auprès de ce groupe dans une information relayée par l'AFP. En revanche, l'Anglo-Néerlandais Royal Deutch-Shell a indiqué qu'il observait la situation "avec intérêt". En fait, l'importance des réserves pétrolières ne devra laisser indifférente aucune compagnie.
    Entre la diplomatie et le business, la frontière est souvent floue. Ainsi, l'Italie, membre à part entière de l'OTAN, a participé aux raids contre la Yougoslavie. Or, le colonel Kadhafi s'oppose catégoriquement aux frappes de la coalition, d'où une tension palpable dans les relations politiques entre les deux pays. Et, de fil en aiguille, la position de la diplomatie italienne change. M. Dini vient en effet d'exprimer, le jeudi 8 mars, ses réserves sur les frappes aériennes. Question de business.

    Hassan BOUCHACHIA

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc