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L'Apefel appelle au boycott des banques privées au profit de la CNCA

Par L'Economiste | Edition N°:821 Le 31/07/2000 | Partager

• L'Association demande à ses membres de domicilier toutes leurs ressources à la Caisse• Les banques privées participent pour moins de 4% au financement agricoleLES horticulteurs en veulent aux banques privées... et le montrent. Dans un geste fort et inattendu, leur association, l'Apefel (Association des Producteurs de Fruits et Légumes), a demandé à tous ses membres de domicilier leurs ressources et réaliser toutes leurs opérations financières à la CNCA (Caisse Nationale du Crédit Agricole). En pratique, cette requête s'apparente à un boycott en bonne et due forme du secteur bancaire privé. Pourquoi une telle décision? «C'est tout simplement une réaction au mépris affiché par les organismes financiers pour la relance du secteur agricole et la remise en confiance du monde rural«, explique M. Taquieddine Charradi, président de la Commission socio-économique de l'Apefel.Aux yeux de l'Association, il est anormal qu'au sein de la filière, le financement de la production dont dépendent tous les autres intervenants soit presque exclusivement assuré par la CNCA, alors que le secteur bancaire privé est «quasiment ré-fractaire à tout effort financier en vue de soutenir le secteur productif«.Un chiffre est mis en avant pour souligner cet état de fait: moins de 4%, c'est la participation du circuit bancaire privé dans le financement productif. «Pourtant, les banques n'hésitent pas à capter et tirer profit du revenu du secteur quand il est transféré aux autres maillons de la filière«, argumente l'un des responsables de l'Apefel. A l'amont, les banques commerciales privées ne rechignent pas à encadrer fortement les activités phytosanitaires, plastique, irrigation et autres intrants.En outre, l'Association estime que les banques privées captent et tirent largement profit du revenu de ce secteur transféré à l'aval: stations de conditionnement, groupes exportateurs et commerce destiné au marché local.Au total, le secteur des fruits et légumes, principalement à l'exportation, réalise un chiffre d'affaires global estimé à 5 milliards de DH, montant rapatrié en devises et en revendique un également équivalent sur le marché local. Des montants qui font le bonheur des banques commerciales, mais ne participent pourtant pas au financement de l'agriculture.Dans sa croisade, l'Association épingle aussi «l'immobilisme inquiétant du Ministère de tutelle et le manque de bonne volonté du Ministère des Finances«. La réaction de l'Association se veut donc d'être une sonnette d'alarme, mais aussi une contribution pour renforcer la CNCA, fragilisée aujourd'hui par des années de sécheresse successives et une précédente gestion approximative.

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