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    Politique Internationale

    L'anorexie et la boulimie, produits de la modernité

    Par L'Economiste | Edition N°:503 Le 10/05/1999 | Partager

    Riadh ABED

    · L'anorexie et la boulimie sont des troubles alimentaires qui touchent les femmes durant leur période de fécondité

    · Pour expliquer ce phénomène, les évolutionnistes tiennent compte des facteurs biologiques
    et environnementaux


    Les troubles alimentaires touchent principalement les femmes durant la période de leur fertilité et baissent considérablement à l'approche de la ménopause. Ces anomalies sont prédominantes chez les Occidentaux et les occidentalisés et sont rares ou presque inexistantes chez les autres.
    Les déséquilibres alimentaires font l'objet de nombreuses théories. La plus connue est celle de l'école socioculturelle qui se base sur le modèle standard de la science sociale sans tenir compte de la biologie humaine.
    Maintes suppositions de modèle étaient erronées. Aujourd'hui, nous sommes parfaitement conscients que l'interaction complexe qui survient entre les tendances biologiques innées et les principales conditions environnementales engendrent des modèles spécifiques de comportement.
    La théorie socioculturelle ignore le facteur biologique et s'appuie sur l'idée que les femmes cherchent assidûment à atteindre une taille en vogue chez les sociétés occidentales. Il n'y a aucune indication quant à l'origine de cette taille standard ou à la raison de sa persistance au moment où les autres tendances de mode sont éphémères.

    Les hommes et les femmes ont toujours eu des stratégies d'approche différentes du fait de leurs constitutions biologiques. Ces stratégies ne sont pas générales, mais sont constamment en interaction avec l'environnement prédominant. Toutefois, leur méconnaissance peut entraîner de sérieux quiproquos. Certaines différences proviennent des constitutions biologiques des mâles et des femelles. Exemple, une femme peut donner naissance à un nombre limité d'enfants, puisque sa fonction ovarienne s'arrête à l'âge de la ménopause. Sa jeunesse et sa bonne santé sont donc les principaux facteurs déterminants de sa fécondité et par conséquent de son attrait sexuel.
    Par contre, un homme peut avoir un nombre illimité d'enfants, s'il a suffisamment accès aux femmes fertiles. Sa fécondité est donc moins facile à évaluer à partir des signes apparents. En se basant sur ces données, les évolutionnistes ont déduit que contrairement aux hommes qui dépendent de leur situation sociale et de leur richesse matérielle, les femmes dépendent principalement de leurs attraits physiques.
    Ils maintiennent par ailleurs que les sociétés occidentales modernes présentent aujourd'hui des conditions extrêmes qui encouragent la rivalité entre les femmes.
    Parmi ces conditions, il y a lieu de citer l'accroissement du nombre de femmes relativement graciles, l'instabilité dans les relations à long terme et l'augmentation de l'autonomie chez les femmes occidentales.
    En conclusion, l'anorexie et la boulimie ne sont pas des déséquilibres alimentaires naturelles, mais proviennent surtout des troubles de la stratégie sexuelle chez la femme.

    Syndication Financial Times L'Economiste
    Traduction: Majda BENKIRANE

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