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Economie

L'AMO accélère la réforme hospitalière

Par L'Economiste | Edition N°:2237 Le 20/03/2006 | Partager

. La 2e tranche lancée pour 1,6 milliard de DH . Le projet concerne 21 hôpitaux dans 9 régions . La BEI finance la moitié La deuxième tranche de la réforme hospitalière démarre avec un budget de 1,6 milliard de DH. Ce mégaprojet est financé à hauteur de 70 millions d’euros sous forme de prêt contracté avec la Banque Européenne d’Investissement (BEI). Le reste est assuré par le budget de l’Etat. Cette importante enveloppe servira à la rénovation et la construction de 21 hôpitaux dans 9 régions du Royaume. C’est, en tout cas, ce qui a été annoncé par Mohamed Cheikh Biadillah, ministre de la Santé, lors d’une séance de travail, tenue vendredi 17 mars à Rabat. L’objectif à terme est d’améliorer et «humaniser les soins», selon les termes du ministre. Il est aussi à caractère stratégique. En effet, le gouvernement est conscient aujourd’hui de la nécessité de rehausser la compétitivité des hôpitaux publics pour drainer le maximum de flux financiers dans le cadre de l’assurance-maladie obligatoire (AMO). Il ambitionne ainsi de réussir une meilleure adéquation entre l’offre de soins et la demande, est-il indiqué. Sur un autre registre, le Royaume se trouve en pleine transition démographique et épidémiologique. Ce basculement met le système de santé face aux exigences des maladies chroniques et émergentes, particulièrement coûteuses. Une situation qui accule le département de la Santé à faire vite pour apporter les dernières retouche au Régime d’assistance médicale pour les plus démunis (Ramed). Fait marquant, la BEI assurera gratuitement l’assistance technique de la deuxième tranche de la réforme hospitalière. Un budget de 7,5 millions d’euros, soit 83 millions de DH y a été affecté. L’enveloppe servira à apporter une expertise en matière de programmation des investissements, de maîtrise d’oeuvre et de réalisation des travaux ainsi que la gouvernance et la qualité et sécurité des soins. Pour la réforme proprement dite, elle vise principalement à doter les hôpitaux régionaux par les spécialités et équipements médicaux inexistants dans les hôpitaux provinciaux. Le pourtour de la capitale n’est pas en reste. Il a bénéficié d’un traitement de choix puisque les deux hôpitaux de Skhirat-Témara et de Salé seront entièrement reconstruits. Mieux, le CHU Ibn Sina profitera de la rénovation des services cliniques, y compris les blocs opératoires centraux et l’unité de stérilisation, les services d’urgence et les unités de soins intensifs. Deux autres villes, à savoir El Jadida et Khénifra, sont dans le même schéma de construction d’hôpitaux neufs. Les villes d’Errachidia, Ouarzazate et Tanger bénéficieront de la réhabilitation et fusion de leurs trois hôpitaux multisites. Quant à Essaouira, Kénitra et Tétouan, leurs hôpitaux profiteront de grands travaux de rénovation. Enfin, de légers travaux de rénovation seront effectués dans 6 hôpitaux à Chefchaouen, El Kelaa, Larache, Tan Tan, Taroudant et Taza. Les premiers travaux débuteront vers la fin de l’année pour que le programme soit bouclé en 2011. Dans 5 ans, les hôpitaux publics devraient être plus accessibles et mieux équipés qu’aujourd’hui.Or, certains observateurs sont sceptiques. «Avant de s’attaquer à la deuxième tranche de la réforme hospitalière, il fallait commencer par évaluer la première» (voir encadré). C’est ainsi que Dr Hassan Loukili, réanimateur à l’hôpital Mohammed V de Meknès et membre du bureau national de la CDT, conçoit le lancement du projet du ministère de la Santé. Pour lui, c’est la meilleure façon de remédier aux vices qui ont entaché la première expérience et notamment l’hôpital dans lequel il exerce. «Notre structure est aujourd’hui amputée de 6 services dont la rénovation aurait due être bouclée». Loukili cite, à ce sujet, le service de réanimation, d’urgence, le bloc opératoire et le laboratoire.Parallèlement à la mise en place de nouvelles infrastructures et technologies de soins, le projet vise aussi la formation des cadres de la Santé, l’amélioration de la gestion hospitalière et la mise en place d’un système d’information sanitaire intégré. Le ministère veut aussi qu’il y ait moins de disparités entre régions en matière de qualité et d’accès aux soins. En effet, au-delà de la réforme hospitalière, le gouvernement développe trois grands projets. Il s’agit de la réforme de la dépense publique, institutionnelle, et du financement dans le secteur de la santé. La réforme financière s’articule principalement autour de l’AMO et du Ramed.


Hôpitaux attractifs

Le lancement de la deuxième tranche de la réforme hospitalière s’est en partie inspiré d’une enquête réalisée sur les 120 hôpitaux, représentant 80% de la capacité litière. Selon Jilali Hazim, directeur de la planification et des ressources financières au ministère de la Santé, il faut que chaque région soit dotée d’au moins un hôpital attractif et compétitif. Pour lui, la création de pôles de santé aux standards européens est susceptible de créer une émulation entre régions et, partant, l’amélioration du rendement du corps enseignant.


Pôles de référence

La deuxième tranche de la réforme hospitalière est le prolongement de deux grands chantiers de même nature. Il s’agit du projet de financement du secteur de la santé (PFGSS) et celui de l’appui à la gestion sanitaire (PAGSS). Le premier a ciblé 5 grands hôpitaux dans cinq régions différentes. Ils constituent, selon Biadillah, des pôles de référence compatibles avec les exigences de l’assurance-maladie obligatoire (AMO). Le deuxième a permis la rénovation et la modernisation de 5 grands hôpitaux et de 19 formations sanitaires de base dans la région de l’Oriental. Les responsables et corps médical public veulent capitaliser sur cette première expérience afin de mener à bien la deuxième tranche de la réforme. Mustapha BENTAK

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