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    L'Amith inaugure une nouvelle ère

    Par L'Economiste | Edition N°:2569 Le 13/07/2007 | Partager

    . Des statuts relookés. Rapprochement avec Inditex: Un accord historique. 844 membres au lieu de 700Forte émotion lors de la dernière AGE de Karim Tazi, aujourd’hui ex-président de l’Amith. C’est sous les applaudissements des membres que ce dernier a présenté son quitus le 11 juillet dernier à l’Esith. Et fait part à ses pairs de toutes ses réalisations au cours de son mandat, qu’il avait promis le jour son élection de ne pas reconduire. Contrat-programme, alliance Fibre Citoyenne-Inditex, catégorisation, amélioration des finances de l’Association, autant d’avantages à l’actif de l’ancien président qui cède le flambeau à ses successeurs.En effet, avec un leadership collégial, un nouveau programme privilégiant la modernisation compétitive de l’entreprise du TH et des statuts modifiés, l’aventure Amith continue sous une nouvelle bannière. . 101 entreprises radiéesAu total, ce sont 10 articles qui ont été modifiés. Pour commencer, l’AGE a décidé d’élire en même temps un président et un vice-président. Ce dernier aura pour principales tâches d’assister le président, de le remplacer en cas d’absence et de suivre certains dossiers qui lui seront confiés. Autre changement, tout membre ne s’acquittant pas de ses cotisations perdra le bénéfice des services de l’Amith ensuite sa qualité de membre en cas de maintien du statu quo. Signalons que près de 101 entreprises ont été radiées en 2006 à cause de leurs arriérés. Cette mesure devra donc convaincre les retardataires d’honorer leur cotisation pour continuer leur activité épaulés par leur association. En parlant d’argent, la fonction de trésorier général sera éliminée au profit d’un comité du budget. Le conseil consultatif, qui jusque-là assumait un rôle de conseiller pour les entreprises, a aussi été éliminé, ses actions n’étant pas précises et réglementées.. AncrageEnsuite, certains articles des statuts ont été modifiés, pour assurer plus de souplesse, de représentativité et surtout, d’efficacité. Cela s’est opéré dans un souci d’adapter les statuts au nouveau cadre réglementaire régissant les associations professionnelles. Le nombre de filières a été revu à la baisse, il passe de 4 à 3, le nombre de pôles est plafonné à 10 au lieu de 7 auparavant. L’effectif du Bureau national a subi le même sort, «pour plus d’efficacité» s’accordent à dire les textiliens.D’autre part, la fonction de DG, assurée par Mohamed Tazi, s’est vue enrichie par des attributions supplémentaires. Dorénavant, le DG devra gérer et animer les ressources humaines de l’Association, suivre ses relations institutionnelles et sociales et préparer son budget. Il aura également pour mission de recouvrir les cotisations annuelles (22 à 24% du total des ressources) et sera coresponsable, avec le président, de la gestion des fonds de l’Association conformément au règlement intérieur.Par ailleurs, l’équipe sortante estime avoir rempli ses fonctions en termes de promotion du secteur. Pour le marché américain, l’Amith a recruté un expert permanent basé à New York pour accompagner les textiliens à la conquête de clients. En Europe, 12 mini-missions, notamment chez Induyco, Mango et Inditex. La formation, élément essentiel de la stratégie de l’Amith, a pu être matérialisée à travers la création de centres de formation par apprentissage dans les entreprises, en collaboration avec la GTZ.Convaincus par l’intérêt d’être chapeauté par un organisme professionnel, les textiliens adhèrent de plus en plus à l’Amith. Ainsi, cette dernière est fière de proclamer 844 membres en 2006 contre 673 en 2001.Concernant le rapport moral par ailleurs, celui-ci vient couronner une année de transition pour le commerce du textile et de l’habillement, tant au niveau mondial que national. Déjà pour l’Amith, un bilan positif à 14 millions de DH et encore «nous sommes très en deçà en matière d’utilisation des fonds», explique Mohamed Tazi.D’autre part, selon les chiffres de l’OMC, le commerce mondial d’articles de TH aurait poursuivi une croissance à un rythme soutenu de 5%. La fin des quotas chinois, tant redoutée par les opérateurs, n’aurait pas entraîné un accroissement spectaculaire des échanges du fait de l’évolution de la demande. Malgré une prise de position énergétique de la France, Bruxelles se contentera d’un système de veille des importations chinoises de TH.En dépit de tout, il faut dire que le secteur national a tout fait pour s’ancrer au contexte mondial. La preuve, l’activité a enregistré une croissance de 2,2% par rapport à 2005, générant un chiffre d’affaires de 23,7 milliards de DH. Les exportations de leur côté ont progressé de 15%, franchissant ainsi la barre historique de 30,4 milliards de DH. L’investissement suit cette tendance, avec 4,5 milliards de DH pour des projets réalisés ou en cours de réalisation depuis mi-2005. Un tiers des ventes est réalisé dans la période des soldes et promotions et l’Espagne est devenu le premier client du textile marocain.


    Conformité

    La catégorisation des entreprises est l’une des réalisations dont est le plus fier Karim Tazi. «Il nous a fallu 50 à 60 réunions avec la douane pour concrétiser ce projet», précise ce dernier. Si nous ne pouvons affronter des pays comme le Bangladesh ou le Cambodge, autant être bon élève dans la logistique et la conformité sociale et environnementale. D’ailleurs, le partenariat avec le géant Inditex prouve que nos textiliens, guidés par une association performante, sont sur la bonne voie. C’est la première fois qu’un géant européen de la mode accepte le référentiel d’une association sud-méditerranéenne. «Nous avons eu vent de beaucoup de bons échos du Vieux continent, mais nous n’allons pas nous contenter d’images, il faut s’appliquer», explique Tazi. Cotraitance, produit fini, lentement mais sûrement!


    Programme

    Bien que le programme de la nouvelle équipe s’inscrive dans la continuité, cela n’a pas empêché Mohamed Tamer et Elmostafa Sajid de s’y investir à fond. Ainsi, malgré un contexte toujours menaçant, il existe des opportunités à saisir, notamment «l’évolution des exportations et celle des investissements», estime Mohamed Tamer, président de l’Amith. Les études prédisent qu’il n’y aura pas de choc en 2008 du fait de la poursuite du glissement vers l’Asie et le rôle de la cotraitance qui semble s’affiner à terme. «La maîtrise de cette compétence est essentielle», affirme Elmostafa Sajid, le vice-président.Comment vont-ils procéder? En se focalisant sur la modernisation compétitive de l’entreprise, en confirmant la vocation exportatrice du secteur et en généralisant certains outils, notamment le label Fibre Citoyenne et la catégorisation en douane. Il faut également prendre soin d’entretenir les forces déjà existantes. Le nouveau top management de l’Amith insiste donc sur la capitalisation sur l’image d’un fournisseur maîtrisant les impératifs du «Fast Fashion», sur les niches de grand savoir-faire : art de vivre, jeans et sportswear et lingerie. Il s’agit aussi de concrétiser le plan de communication et le programme de promotion tels que validés avec les pouvoirs publics. L’Amith aura constamment un œil sur ses clients. Ainsi, elle veillera sur ses marchés cibles (péninsule Ibérique et Italie), tentera de développer ceux prioritaires (Etats-Unis) et entretiendra des marchés comme la France, Pays du Golfe et Allemagne.Sara BADI

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