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L'amazigh sera transcrit en tifinagh

Par L'Economiste | Edition N°:1452 Le 05/02/2003 | Partager

. L'Institut Royal marocain de la culture amazigh a arrêté sa décision. Des centres de l'Institut travaillent sur l'aménagement de la graphie et sa standardisation. L'apprentissage de l'amazigh programmé pour la prochaine rentrée scolaireL'Institut Royal marocain de la culture amazigh a tranché: le tifinagh sera l'alphabet d'écriture de la langue amazigh. Trois types d'alphabets étaient, jusque-là, candidats potentiels: l'amazigh, le latin et l'arabe. Pour arrêter une décision finale, le Conseil d'administration de l'Institut a dû procéder à un vote à deux tours. A l'issue du premier, le tifinagh a obtenu 14 voix contre 13 pour le latin et seulement 5 pour l'arabe. Pour le deuxième tour, les scores étaient nettement favorables au tifinagh par 24 voix contre 8 pour le latin et aucune pour l'arabe.«L'alternative qu'offrait l'alphabet arabe n'a pas été du tout débattu«, affirme Sallou Mohamed, membre du Conseil d'administration de l'Institut amazigh. Et d'ajouter: «Ce n'était pas une position vis-à-vis de l'arabe ou de l'islam«. Selon lui, la lettre arabe présente des lacunes. Un mot en arabe est susceptible d'avoir plusieurs sens. «La lettre arabe présente aussi des carences en matière technologique«. Allusion est faite notamment aux difficultés rencontrées en matière de conception de programmes informatiques et de logiciels en arabe. «Ce ne peut-être donc pas le support idéal de la culture amazigh«, commente Sallou.Reste donc l'alternative du latin. L'alphabet latin présente l'avantage de pouvoir intégrer l'amazigh dans le système d'enseignement à moindre coût et rapidement. Mais là aussi, il n'y a pas de consensus. Cette option a été écartée: le latin est porteur d'une autre culture, le risque est donc de voir une levée de boucliers chez les mouvements islamistes. Ahmed Assid, membre du Conseil d'administration de l'Institut, affirme, pour sa part, que «pour des considérations politiques relatives aux circonstances actuelles, le latin ne peut pas passer«. D'où, la préférence pour le tifinagh, «comme solution politique possible actuellement«.L'étape en cours est de standardiser l'alphabet tifinagh. Deux centres d'étude relevant de l'Institut Royal marocain de la culture amazigh travaillent d'arrache-pied sur ce projet. Il y a d'abord, le Centre d'aménagement linguistique . Celui-ci s'intéresse aux diverses anomalies que peut poser la graphie tifinagh. Il s'assigne comme objectif la standardisation des caractères la composant. Il y a ensuite le Centre de recherches pédagogiques et des programmes didactiques qui prend en charge la préparation des manuels et des procédés pédagogiques. Un premier projet de ce que serait le tifinagh est déjà élaboré, mais il n'est pas définitif. En fait, il est encore sujet à d'éventuelles modifications visant le parfaire. L'introduction de la langue amazigh dans le système d'enseignement dès la prochaine rentrée scolaire dépend des réalisations accomplies dans ce sens. Quant à aux programmes d'enseignement et à leurs méthodes, ils seront déterminés par l'IRMCA en coordination avec le ministère de l'Education nationale.


Un alphabet vieux de 3000 ans

L'alphabet tifinagh est vieux de trois mille ans. Il a été utilisé pour des besoins décoratifs et artistiques en Egypte, au Niger, au Mali et aux îles Canaries. Le tifinagh est constitué de 33 consonnes, 4 voyelles et 2 semi-voyelles. Mais la standardisation de l'alphabet tifinagh en cours à l'Institut amazigh peut lui apporter des changements importants. L'objectif est de le rendre plus souple et aisément accessible.Ali JAFRY

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