×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Lait: Les Doukkala se dotent d'un centre d'analyse

    Par L'Economiste | Edition N°:309 Le 18/12/1997 | Partager

    Création d'un laboratoire d'analyse de lait, convention de développement de la production laitière dans le casier de Gharbia, les partenaires laitiers des Doukkala conjuguent leurs efforts. L'ORMVAD met la main à la pâte.


    LA région des Doukkala mise beaucoup sur le lait. Elle vient de réussir une première et ce, avec la création d'un laboratoire interprofessionnel d'analyse de lait. Objectif: trancher avec les anciennes habitudes où les usines laitières étaient juges et parties puisqu'elles procédaient elles-mêmes à l'analyse du produit. Désormais, cette tâche reviendra au laboratoire, géré par un Conseil d'Administration où sont représentés les éleveurs, les industriels laitiers de la région et l'ORMVAD. Les signataires de la convention, sous le regard attentif du ministre de l'Agriculture, de l'Equipement et de l'Environ-nement, sont les associations locales des éleveurs de bovins (ALEP) et les industriels laitiers de la région (Centrale laitière, Nestlé et Superlait). Après des négociations ayant duré plus de deux ans, cet accord a mis en place un centre interprofessionnel d'analyse de lait à Sidi Bennour. Ce Centre, baptisé CIALD, est chargé du suivi, du contrôle et de l'amélioration de la qualité du lait. Son domaine d'activité portera donc sur les analyses en vue de la détection des fraudes. Les plus répandues étant le mouillage et l'écrémage. Selon les statistiques de l'ORMVAD, les efforts déployés pour combattre les fraudes ont abouti à une diminution des pénalités de 51% durant les trois dernières années (voir tableau).

    Les analyses du Centre porteront aussi sur le contrôle laitier des vaches des étables pépinières. Le montant nécessaire à son équipement et à son aménagement est estimé à 2,6 millions de DH, financés sous forme de prêt par les industriels laitiers. Cette somme sera remboursée sur 3 ans à partir de l'excédent financier qui sera dégagé par le Centre au terme de cotisations annuelles des partenaires. Dans les détails, le financement de ce Centre provient d'un prélèvement d'un centime par litre commercialisé par les producteurs adhérents aux ALEB et le versement d'un centime par litre collecté par les industriels laitiers de la région. L'ORMVAD contribue à cette opération par la mise à disposition des locaux du laboratoire de Sidi Bennour, du matériel et la prise en charge provisoire des salaires du personnel affecté au centre.
    Selon l'article 13 des statuts, les partenaires sont tenus au secret professionnel et la diffusion de tout document ou rapport doit obtenir le feu vert du CA du Centre.
    Au coeur de la création du CIALD, la stratégie d'amélioration de la qualité du lait. L'une des actions est la campagne de sensibilisation entamée par l'ORMVAD et basée sur des supports audiovisuels et des brochures traitant de la qualité hygiénique du lait, au profit des présidents des coopératives et des femmes rurales. De même, les réceptionnistes des centres de collecte de lait ont bénéficié de séances de formation sur les moyens d'apprécier la qualité du lait.

    En outre, une convention de développement de la production laitière dans le casier de Gharbia, nouvellement irrigué, a été signée entre la Centrale Laitière, l'AREB et l'ORMVAD. Ces trois partenaires ont convenu de mettre en oeuvre dans une première étape un programme visant à porter à 30 millions de litres par an la production laitière contre 4,1 millions de litres en 1996. Le coût de ce programme de trois ans s'élève à 80 millions de DH. Plusieurs actions sont prévues. Il s'agit de construire des infrastructures de collecte de lait et d'acquisition de matériel d'élevage et la formation des éleveurs. Le programme prévoit également l'importation de bétail et la mise en place d'un calendrier d'amélioration génétique (absorption de la race locale par croisement, importation de génisses de race pure). L'amélioration de l'alimentation n'est pas en reste puisque le programme compte étendre les superficies de fourrage.
    Dans cette opération, la Centrale Laitière accorde de nombreux avantages des prêts sans intérêts, des délais de remboursement adaptés à la trésorerie des éleveurs, des fournitures et des équipements subventionnés. Le montant des aides et des frais financiers pris en charge par la filiale de l'ONA est de 10 millions de DH.
    Pour sa part, l'Office apporte une enveloppe estimée à 5 millions de DH. C'est ainsi qu'il s'est engagé à assurer l'encadrement des éleveurs, des organisations professionnelles et à prendre en charge les salaires des inséminateurs et des contrôleurs laitiers.

    Mohamed CHAOUI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc