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Economie

L'agro-industrie face au libre-échangeLes arrangements

Par L'Economiste | Edition N°:1728 Le 18/03/2004 | Partager

Maroc-USA

. Importation de blé tendre: de 280.000 à 700.000 tonnes dès l'entrée en vigueur de l'ALELes droits de douane sur des produits comme le maïs et les produits de maïs, -le sorgho, le soja et la farine de soja-, seront sensiblement diminués ou immédiatement supprimés. Pour les pistaches, noix de pécan, pommes de terre congelées, produits de petit-lait, produits traités de volaille, fromage pour pizza et céréales pour petit-déjeuner, l'accès sera exempt de droits de douane dès l'entrée en vigueur de l'accord.Une période de transition de 5 ans est prévue pour noix, raisins, poires, cerises et dinde de campagne. Les droits de douane sur pratiquement tous les produits seront supprimés après une période transitoire de 15 à 18 ans (cf. www.leconomiste.com).Pour certains produits horticoles, une clause de sauvegarde est prévue en cas de diminution significative des prix. La première année d'entrée en vigueur de l'accord, la fourchette d'importation de blé tendre sera comprise entre 280.000 tonnes au minimum et 700.000 au maximum. Elle atteindra celle établie avec l'Union européenne (UE) 10 ans après: entre 400.000 et 1 million de tonnes. Pour le blé dur, un contingent de 250.000 tonnes sera importé avec un démantèlement des droits de douane sur 10 ans.Pour la viande rouge, le contingent est de 4.000 tonnes et les droits de douane seront démantelés sur cinq ans. Quant au bœuf standard américain, son importation sera limitée à 2.000 tonnes avec un démantèlement total sur 10 ans. Un quota de 1.250 tonnes par an est fixé pour le poulet entier... avant un démantèlement total sur 10 ans. Les légumineuses seront démantelées sur une période de 18 ans.En contrepartie, le Maroc a obtenu l'accès immédiat au marché américain pour plusieurs produits frais dont les clémentines, encore faut-il répondre aux standards sanitaires et phytosanitaires. Il aura le démantèlement total pour les produits agro-industriels. L'accès sera immédiat pour les préparations d'olives. Et 500 tonnes de concentré de tomate annuelles également.


Maroc-UE

. Vers une restriction des sources d'approvisionnement?Avec l'Union européenne, les négociateurs marocains ont pris suffisamment de précautions en liant les quotas au niveau de production. Ainsi, dans le pire des cas (mauvaise campagne), les importations de blé tendre de l'UE ne dépasseront pas 1 million de tonnes et bénéficieront d'une réduction tarifaire de 38%. Dans le cas d'une bonne campagne (plus de 3 millions de tonnes de production nationale), le quota d'importation de blé tendre de l'UE sera minimal (400.000 tonnes) en théorie. Mais ce qu'il faut savoir, c'est que même dans ce cas de figure, le Maroc importe pour ses besoins autour de 2 millions de tonnes.Pour la tomate, l'accord prévoit des quotas fixes d'importations mensuelles en franchise de droits représentant 175.000 tonnes par campagne (d'octobre à mai), avec toutefois une clause de sauvegarde. Entre-temps, un quota supplémentaire de 15.000 tonnes peut être utilisé entre novembre et mai. Ce quota additionnel sera augmenté durant chacune des trois premières campagnes postérieures à 2003-2004. L'objectif est d'atteindre 45.000 tonnes durant cette période. Ainsi, à l'horizon 2006-2007, le quota d'importation de tomate dans l'UE devrait avoisiner les 220.000 tonnes. Pour ce qui est des produits de base (huile, volaille, produits laitiers…), l'UE dispose également de préférences tarifaires. Outre l'impact financier, -le manque à gagner en termes de recettes fiscales-, ces contingents sont-ils suffisamment importants pour risquer de déstabiliser la production locale? Pas vraiment pour l'année 2004, estiment les observateurs. L'appareil productif marocain n'a pas assez de flexibilité pour réagir au quart de tour, cela prendra certainement plusieurs saisons. Le Maroc sera peut-être en mesure de profiter des concessions à partir de 2006, s'il travaille d'arrache-pied entre-temps.Enfin, “cette parité inéluctable des termes des deux accords tend à restreindre les sources d'approvisionnement du Maroc”, insistent des producteurs. Cette implication suscite des inquiétudes chez certains observateurs, mais aussi des opérateurs qui grognent de plus en plus. “Il y aura à terme un détournement du trafic au profit de ces deux sources”, analyse-t-on.


Attention au “Bioterrorism act”!

. En application stricte depuis mars 2004La Food and Drug Administration (FDA), agence de sécurité alimentaire, a commencé l'application de la nouvelle loi contre le bioterrorisme le 12 décembre 2003. Cette loi consiste en l'introduction de deux nouvelles mesures administratives qui s'appliquent à l'ensemble des entreprises productrices de produits alimentaires destinés au marché américain, “y compris les entreprises américaines produisant sur le sol américain”, insiste Leïla Radi, experte en sécurité alimentaire et consultante à l'IQCC (International Quality Control Corporation).Les entreprises productrices et exportatrices de produits alimentaires doivent fournir à la FDA des informations comme le nom des personnes responsables, l'adresse, les numéros de téléphone/fax, le domaine d'activité. Les entreprises qui veulent importer aux USA doivent également désigner une personne que les autorités contacteront en cas de besoin. Ces informations peuvent être enregistrées directement sur le site Internet de la FDA (www.fda.gov). Après enregistrement, la société reçoit un numéro d'enregistrement qui doit être inscrit sur les documents d'export comme la facture et la liste de colisage (description du contenu de la cargaison). Si ce numéro n'est pas valable, les autorités américaines refusent l'entrée des produits concernés sur le sol US.La FDA exige également d'être informée à l'avance de l'arrivée ou l'envoi de marchandises (selon le mode de transport) aux USA. Par exemple, explique l'experte, l'envoi d'échantillons doit être communiqué à la FDA avant expédition et après autorisation des autorités américaines. Par contre, l'arrivée d'un conteneur, par la mer, doit être déclarée au maximum 5 jours avant et au minimum 8 heures avant l'arrivée. De nouveau, ce transfert d'informations est fait électroniquement par l'importateur ou le représentant aux USA. “Mais les autorités américaines sont conscientes qu'un temps d'acclimatation est nécessaire à la mise en place de cette nouvelle loi”, ajoute l'experte. Il est à noter que cette loi connaît une application stricte depuis le mois de mars. M. Kd.

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