×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Affaires

L'agriculture, un levier pour le développement de Meknès
Entretien avec Hassan Aourid, le wali de la région

Par L'Economiste | Edition N°:2238 Le 21/03/2006 | Partager

Nommé wali de Meknès, il y a à peine huit mois, Hassan Aourid est l’un des jeunes responsables de l’administration territoriale. Pour sa première sortie médiatique, Aourid s’avoue confiant. Il suit de près la préparation du Salon international de l’agriculture, prévu en avril. Pour lui, cette manifestation fera de Meknès un centre rayonnant sur l’ensemble de la région. Par ailleurs, de nombreux chantiers sont lancés pour redynamiser la ville et rehausser son image. Les dossiers en souffrance sont multiples: tourisme, artisanat, habitat insalubre… Mais Meknès affiche l’ambition de décoller à tous les niveaux. Et notamment de devenir une ville sans bidonvilles d’ici la fin de l’année. - L’Economiste: Quelles sont les priorités qui ont été définies durant les huit derniers mois?- Hassan Aourid: Ma nomination a coïncidé avec le lancement de l’INDH. De fait, je devais m’imprégner de cette nouvelle donne initiée par SM le Roi. Ce chantier entend relever les nouveaux défis des citoyens marocains. Et il s’agit de bien faire. Par ailleurs, c’est aussi le Souverain qui a décidé de la tenue du Salon international de l’agriculture du Maroc à Meknès (Siagrim), traçant ainsi, en quelque sorte, une vocation agricole pour la ville. . Que représente une telle manifestation pour la capitale ismaïlienne? - Le Siagrim, programmé du 20 au 27 avril, n’est pas un événement qui concerne uniquement la ville et sa région. En effet, professionnels et experts nationaux se retrouveront dans la perspective de développer le secteur. De fait, ce salon touche des domaines aussi variés que ceux de la production végétale et animale, l’élevage, le machinisme agricole, la gestion de l’eau, la forêt, la chasse… l’enjeu est de trouver les moyens à même de développer le secteur afin qu’il devienne compétitif. Cela ne manquera pas de donner une impulsion à l’ensemble du tissu économique de la région de Meknès-Tafilalet. . Quel est l’objectif assigné à ce salon? - L’objectif est de créer un espace privilégié de rencontres périodiques et d’échanges entre les différents opérateurs du monde agricole. L’information, le partage des progrès techniques et technologiques sont au menu. Il est aussi question de promouvoir le secteur à travers l’exposition de produits agricoles variés tout en faisant connaître les spécificités agricoles des régions du pays. Enfin, le but est la création de conditions favorables pour le développement de partenariats entre les acteurs nationaux et étrangers intervenant dans les différentes filières du secteur. En clair, la grand-messe des agriculteurs à Meknès aura incontestablement un effet bénéfique sur la ville, sa région et sur l’ensemble du secteur au Maroc. . Comment se positionne Meknès par rapport aux autres régions? - La ville a besoin d’une véritable réhabilitation. Elle regorge de monuments historiques inédits et dispose d’un potentiel touristique extraordinaire. Mais tout cela ne peut être valorisé si la ville n’est pas mise à niveau. C’est un volet important qui demande temps et énergie. L’action doit porter en priorité sur l’éradication de l’habitat insalubre, le développement du tourisme et de l’artisanat, etc. L’objectif est de mobiliser toutes les compétences pour donner à Meknès le développement qu’elle mérite. . Développement veut dire investissement. Comment se porte l’activité économique au niveau de la ville? - Il faut dire que la création du Centre régional des investissements a libéré des énergies et facilité la création d’entreprise. Seulement, les autres services extérieurs doivent suivre. D’autant plus qu’il y a un énorme potentiel. A Errachidia par exemple, nous constatons que la capacité litière en matière de tourisme est insuffisante alors que le potentiel touristique est riche et prometteur. . Le taux de chômage est très élevé dans la région… - Le taux de chômage pour la région de Meknès est de 20%. Il est supérieur à la moyenne nationale qui tourne autour de 12%. Ce qui veut dire que la région, selon le langage des chiffres, est la plus pauvre. Elle représente 10% de la population du Royaume et fait 8% de la superficie du territoire national. Mais elle ne participe qu’à 2,8% du PIB. Ce décalage nécessite une «affirmative action». Et c’est ce qui est traduit par l’INDH. . Quelles sont les actions menées sous le signe INDH?- La région bénéficie d’un traitement spécial. L’initiative royale a permis de déclencher plusieurs projets, notamment dans les secteurs oléicole et de l’artisanat. Pour le premier, nous avons constaté que les petits agriculteurs ont besoin d’accompagnement, de formation et de moyens matériels pour assurer leur développement. Un programme est mis en place dans ce sens. Pour ce qui est de l’artisanat, nous assurons la formation des artisans et assurons la promotion des produits. Et de manière générale, l’esprit d’innovation participe au développement des actions de l’INDH. Les citoyens et les associations sont aussi entièrement partie prenante dans ce vaste chantier national.


Sus à l’habitat insalubre

DOUAR Bougarâa, l’un des plus grands bidonvilles de Meknès, n’existe plus depuis quelques jours. La dernière baraque a été détruite en présence du wali et du ministre délégué chargé de l’Habitat et de l’Urbanisme, Ahmed Taoufik Hejira. L’opération d’éradication est le fruit d’une étroite collaboration entre la wilaya de Meknès-Tafilalet, l’Agence du logement des militaires et le ministère chargé de l’Habitat et de l’Urbanisme. Inscrite dans le programme «Ville sans bidonvilles», Meknès le sera de fait à la fin de cette année. Et toutes les facilités sont offertes aux bidonvillois pour acquérir un logement salubre. Propos recueillis par Youness SAAD ALAMI

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc