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    L'AGO de la CIMR: Retour à la sérénité

    Par L'Economiste | Edition N°:85 Le 24/06/1993 | Partager

    La grande bataille répartition-capitalisation a été enterrée par la sentence arbitrale. La grande préoccupation est le développement de la retraite complémentaire.

    Les batailles passionnelles sont définitivement enterrées. Les assemblées générales de la CIMR retrouvent leur sérénité d'avant le débat sur la "réforme" opposant les tenants de la répartition et les défenseurs de la capitalisation.

    L'assemblée générale ordinaire du 23 juin a attiré suffisamment de monde (patrons ou leurs représentants) pour un quorum, mais n'a pas posé de problèmes particuliers. L'ambiance est à la confiance dans les administrations.

    Le nouveau produit, retraite complémentaire a été l'objet des rares questions. En 4 mois, 27 entreprises y ont souscrit, pour un effectif de 2.000 salariés. "Début prometteur, les secteurs et grands groupes organisés, banques, pétroliers, holding,... étudient la stratégie ", explique le rapport. C'est la couverture des services antérieurs qui pose encore des problèmes. Aux plus inquiets, M. Lahlou, directeur général de la CIMR, confirme qu'il n'y aura pas d'interférence entre les deux régimes, de base et complémentaire. Celui-ci est déjà comptabilisé à part et conçu pour être excédentaire. Il n'aura donc pas besoin de subvention. Un courtier d'assurances affirme que sa profession aurait pu vendre le produit CIMR si elle avait été mieux intéressée. La commission de courtage, ramenée de 3 à 1% n'est pas faite pour encourager le réseau de distribution.

    L'expansion de la CIMR, d'une manière générale, est l'objet d'une promotion plus accentuée depuis que les problèmes internes sont résolus. Il y a deux ans, il était difficile de vendre une institution en voie de réforme et objet de débats.

    Ceci car même le régime de base a besoin de soutien promotionnel. Le développement du nombre de cotisants est une condition de survie et de pérennité. La CIMR estime à près de 840 le nombre d'entreprises de plus de I00 personnes hors de son régime . Sans compter tout le tissu des PME.

    Le faible nombre de salariés nouveaux affiliés en 1992, soit 5.600, inquiète certains.

    "Il est le reflet d'une situation économique difficile", explique M. Lahlou. Les administrateurs de la Caisse restent confiants dans la relance qui amènera des efforts sociaux, et donc de nouveaux adhérents.

    Outre ces questions spécifiques à l'année 1992,une veille question de fonds a été remise sur le tapis. Il s'agit de la représentativité des salariés dans les instances dirigeantes de la CIMR.

    Sur le principe, la caisse ne gère que les cotisations patronales. Les cotisations salariales sont remises aux compagnies d'assurances pour gestion en capitalisation. "L'adéquation entre l'origine des fonds brassés et celle des administrateurs est une règle", explique M. Jouahri, président du conseil d'administration de la CIMR. La représentation des salariés passe par une réforme des statuts. "L'idée d'une petite représentation ou d 'un strapontin pour les salariés, dans les statuts actuels, n'est pas bonne", continue-t-il.

    De droit, la caisse reste donc un organisme patronal. De fait, la plupart des administrateurs et des représentants à l'assemblée générale (souveraine) sont des cadres et donc des salariés.

    Il est par contre question de donner au conseil une meilleure représentativité sectorielle. Une étude tenant compte des effectifs et des contributions par secteur a conclu qu'il fallait dans l'immédiat, pourvoir à la représentativité des industries textile-cuir, alimentaire, commerce et BTP-hôtellerie. La "notoriété" et le "rayonnement" de 4 personnalités ont conduit à leur cooptation, après vote de l'AGO. Il s'agit de MM. Saâd Kettani, Mohamed Hamdouch, Mustapha Benchhela, et Jamal Eddine Bouânani.

    Une autre répartition sectorielle concerne les placements. Le portefeuille-titre a été augmenté de 87,13% en 1992.

    Les achats d'actions ont représenté 25,57 millions de DH et les souscriptions aux augmentations de capital 128,25 millions de Dirhams. Au total, 92,55% du portefeuille est placé au Maroc, le reste, soit7,45%, entre les USA, la Suisse...

    Les fonds d'Etat et assimilés en représentent 30,95%, et les valeurs à revenus fixes 26,18%. Le critère sécurité prime donc comme dans tout organisme de gestion de fonds sociaux. Pour le reste, les placements à revenus variables (et plus aléatoires), l'alimentaire a la faveur (13,80%) du comité d'investissement, devant les IMME (7,86%), les banques (6,86%) et les sociétés d'investissements. "Les placements ont lieu dans le cadre d'une politique générale de répartition de risques. Un pourcentage maximum de notre portefeuille et du capital de l 'entreprise est prédéterminé", affirme M. Jouahri. Ce qui rappelle l'esprit sécuritaire des règles prudentielles désormais imposées aux banques. “Si ces règles devaient effriter la rentabilité des banques, nous irions vers d'autres placements, à même sécurité”, ajoute M. Jouahri, qui est aussi président du GPBM.

    La CIMR en chiffres

    Les entreprises qui adhèrent: 2.629; les salariés qui cotisent: 208.347; les retraités (dont veuves et orphelins): 45.066; le rapport actifs retraités: 5,8; les affiliés en instance: 98.469. (pas redéclarés, et qui n'ont pas demandé leur cotisation).

    L'âge moyen des cotisants: 39 ans 4 mois; les cotisations et produits de contribution retraites: 586,74 millions de DH; les revenus du portefeuille: 205,35 millions de DH; les allocations à charge CIMR: 617,34 millions de DH; le rapport de charges: 1,10; les frais de gestion: 23,76 millions de DH; les frais généraux: 20,14 millions de DH (2,15% des produits); les réserves de prévoyance: 2.141,64 millions de DH
    Le salaire plafond: 500.000 DH/an
    La moyenne des pensions (ramenée au mois)
    - principale (aux salariés): 1.387DH
    - de réversion (veuves): 762DH
    - aux orphelins: 333DH

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