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    L'Afrique submergée par les investissements asiatiques

    Par L'Economiste | Edition N°:2495 Le 29/03/2007 | Partager

    . L’IED focaliser sur le secteur énergétique et minierLes investissements directs asiatiques en Afrique ont explosé depuis une dizaine d’années, mais restent concentrés sur le secteur énergétique et minier, indique la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) dans un rapport publié mardi 27 mars. Les investissements étrangers directs (IED) d’Asie vers l’Afrique ont atteint en moyenne 900 millions d’euros par an entre 2002 et 2004, selon le rapport. Pour autant, le développement de l’engagement économique sur le continent africain ne représente qu’une faible part des investissements asiatiques mondiaux. Ainsi, fait remarquer la Cnuced, les investissements de la Chine en Afrique s’élèvent seulement à 3% du total de ses IED dans le monde. Selon le rapport, l’entrée des pays asiatiques en Afrique freine cependant la perte régulière de parts de l’Afrique aux flux des investissements dans le monde. La Cnuced rappelle que l’Afrique représentait 4,6% des investissements mondiaux dans les pays en développement entre 1970 et 1979, et que sa part s’est effondrée à 1,6% dans les années 90, avant de repartir légèrement à la hausse pour atteindre 2,2% entre 2000 et 2005. D’après la Cnuced, Singapour, l’Inde et la Malaisie sont les premiers pays d’origine des IED en Afrique, suivis de la Chine, de la Corée du Sud et de Taiwan. A noter que l’intégralité des investissements de Singapour sont dirigés vers l’Ile Maurice. La Chine réalise la plus forte percée dans la région avec des investissements en Afrique atteignant 1,2 milliard d’euros en 2005, alors qu’ils n’étaient que de 37,5 millions d’euros en 1990, et affirme sa présence dans 48 pays du continent. Les échanges entre Pékin et l’Afrique sont ainsi passés de 8,2 milliards d’euros en 2000 à 42 milliards d’euros en 2006, note l’agence onusienne. L’Inde, qui avait investi à hauteur de 222,2 millions d’euros en Afrique en 1996 passe à près de 1,5 milliard d’euros en 2004. D’après la Cnuced, quelques destinations concentrent les intentions chinoises: le Soudan (263 millions d’euros en 2005), l’Algérie (123 millions d’euros), la Zambie (120 millions d’euros), l’Afrique du Sud (84 millions d’euros) et le Nigeria (70 millions de dollars). Au Soudan, les investissements asiatiques proviennent d’Inde (682,7 millions d’euros en 2004), suivie par la Chine (263 millions d’euros en 2005), la Malaisie (240 millions d’euros en 2004) et de la Corée du Sud (78,2 millions d’euros en 2002). Hafiz Mirza, responsable du secteur de l’analyse des investissements à la Cnuced a mis en garde contre la concentration des investissements dans le secteur énergétique. Devant la presse à Genève, il a plaidé pour «davantage de diversification». Il a notamment souligné la nécessité d’investir dans les infrastructures.Synthèse L’Economiste

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