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    Economie

    L'afficheur FC Com remonte ses panneaux au Mâarif

    Par L'Economiste | Edition N°:601 Le 23/09/1999 | Partager

    · La réunion donnée lundi au Ministère de l'Intérieur a permis de valider l'autorisation de l'afficheur


    C'EST hier après midi que l'afficheur FC Com devait commencé à réimplanter ses sept panneaux publicitaires 4 mètres sur 3 au Mâarif. Les anciens supports ont été démantelés le vendredi par les agents de la Commue(1). Abdellah Cherqaoui, président de la Commune du Mâarif revient donc rapidement sur sa décision. Les mauvaises langues disent qu'il aurait subi des pressions de la part du Ministère de l'Intérieur. Aucun membre de la famille du ministre de tutelle ne fait d'ailleurs partie du tour de table de FC Com, confirme son DG, Abderrahim Lhassani.
    Une réunion a été donnée le lundi après-midi au siège du Ministère pour étudier les tenants et les aboutissants de l'incident du week-end dernier. Etaient présents à cette rencontre, toutes les parties concernées par ce litige, à savoir la Communauté Urbaine de Casablanca (CUC), la Commune du Mâarif et FC Com. A l'issue de cette réunion, la Commune a validé les emplacements des sept panneaux publicitaires de FC Com sur le territoire du Mâarif. Cette décision fait le bonheur de l'afficheur qui allait peut-être entamer des poursuites judiciaires pour faire valoir ses droits. Pour le directeur général de FC Com, il s'agit d'une décision qui conforte notre thèse. L'accord de la Commune appuie l'autorisation que nous ont accordée la Communauté et le Ministère de tutelle. De son côté, M. Cherqaoui est avare de commentaires. Il souligne que le différend qui oppose la Commune du Mâarif à FC Com a été résolu amicalement sans en dire davantage sur les conclusions de la réunion qui s'est déroulée au Ministère de tutelle.

    L'incident survenu le week-end dernier entre la Commune du Mâarif et FC Com a suscité beaucoup de réactions chez la concurrence et les administrations concernées, notamment les communes. Des afficheurs déplorent la situation de monopole dont bénéficie FC Com. Ils vont beaucoup plus loin dans leurs commentaires. Ils reprochent à cette régie son manque de respect pour l'environnement de la métropole. D'ailleurs, dans des zones à Casablanca, des panneaux publicitaires cachent d'autres donnant ainsi un mauvais visage à la ville. D'autres afficheurs n'hésitent pas à remettre en question l'autorisation de FC Com. Selon le dahir de 1976, le domaine public relève de la commune. «De quel droit la Communauté décide du dossier de FC Com», se demande un afficheur. Lors du Conseil de la CUC daté du 17 mars 98, les communes n'ont pas délégué à la Communauté pour étudier la demande de FC Com. Il était question entre autres de l'organisation de l'affichage urbain dans la ville, ajoute-t-il. A ce titre, la Commune avait refusé en mars dernier, malgré l'autorisation de la CUC, de donner son accord à FC Com d'exploiter les emplacements en attendant la décision de son Conseil communal. Pourtant, l'approbation par la Commune de l'autorisation de la CUC est venue aussitôt. Reste à dire que le flou règne encore en matière d'autorisation d'affichage publicitaire. Les pouvoirs des uns et des autres sont loin d'être délimités.

    Mohamed DOUYEB

    (1) Cf L'Economiste n°599 du 20 septembre.

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