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Economie

L'affaire de la dioxine sort les aviculteurs de leur mutisme

Par L'Economiste | Edition N°:537 Le 25/06/1999 | Partager

· Les aviculteurs soutiennent que le poulet marocain est entièrement nourri au grain

· Conjugué à la grève des transporteurs, l'impact de cette affaire sur l'aviculture marocaine est encore difficile à évaluer


Les professionnels de l'aviculture, affilié à la FISA (Fédération Interprofessionnelle du Secteur Avicole) ne veulent pas revivre l'épisode de la grippe de Hong-Kong qui avait paralysé le secteur en 1998.
Aussi multiplient-ils les occasions pour informer les consommateurs sur l'absence de risque de contamination des produits avicoles marocains à la dioxine. Cette affaire leur a, encore une fois, confirmé l'importance de la communication puisqu'en dehors des salons les opérateurs parlent rarement de leur activité.
Dans tous les cas, ils sont aujourd'hui convaincus de la nécessité de revoir leur communication et donc de mieux faire connaître leur activité. Le 24 juin à Casablanca, ils ont organisé une conférence de presse pour confirmer qu'il n'existe aucune unité de fabrication de graisse animale et qu'il n'y a jamais eu d'importation.
D'ailleurs, la découverte par les autorités belges de l'origine de la contamination les a quelque peu soulagés. "Aujourd'hui, la piste de la fraude par l'utilisation des huiles frelatées est de plus en plus probable", indique le Dr Othmani, vétérinaire à Rabat et vice-président de l'Association des Producteurs de Poulet de Chair (ANPC).
Les fabricants d'aliments composés rejettent donc tout risque de contamination des produits avicoles marocains à la dioxine. "Si une labellisation existait, le poulet marocain serait classé au grain puisque son alimentation est constitué principalement de céréales", explique M. Hamou Nasri de la FISA.
L'aliment comprend des apports protéiques composés essentiellement de tourteaux, de maïs et de soja ainsi que de farine de poisson.
Cette dernière, indiquent les aviculteurs, n'est pas très souvent utilisée parce que très chère et est destinée, pour une grande part, à l'export. Le prix de la farine de poisson peut atteindre les 800 Dollars la tonne sur le marché international. La nourriture des volailles contient aussi des oligo-éléments et des stabilisateurs.
Autre argument avancé par les opérateurs, le contrôle par les laboratoires officiels de tous les intrants utilisés dans l'alimentation. Toutefois, ce contrôle ne concerne pas la dioxine qui nécessite des analyses plus sophistiquées.
Reste que, si les aviculteurs ont vite réagit à l'affaire du poulet belge, ils ne peuvent, pour l'heure, en évaluer les retombées sur les ventes.
De plus, conjugué à la grève des transporteurs, l'impact direct du scandale de la dioxine ne peut-être estimé séparément, expliquent les professionnels.

Malika EL JOUHARI

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