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Economie Internationale

L'Administration américaine révise son plan de relance

Par L'Economiste | Edition N°:67 Le 18/02/1993 | Partager

Le Président américain Bill Clinton devait présenter, hier Mercredi 17 Février dans son discours sur l'état de l'Union, un programme de relance. La philosophie de ce plan est de "mettre à contribution tous les Américains", selon l'expression de M. Clinton.

Depuis son investiture, il y a trois semaines, le Président a profondément révisé sa stratégie. Les réductions d'impôts en faveur des classes moyennes, par exemple, ont été vite écartées. Parallèlement aux incitations à l'investissement prévues sous forme de crédits d'impôts, M. Clinton doit annoncer un alourdissement de la fiscalité et une extension des hausses d'impôts à d'autres catégories que les plus riches, alors qu'il était initialement prévu de relever de deux points l'impôt sur les plus hauts revenus. D'autres dispositions qui pourraient concerner les ménages dont le revenu n'excède pas 200.000 Dollars sont à l'étude, selon Laura Tyson, chef des conseillers économiques de la Maison Blanche. A côté de ces inflexions, et malgré une enveloppe de 30 milliards de Dollars, soit une compression de 50% par rapport aux 60 milliards initialement annoncés, le Président américain compte maintenir son programme de relance. Selon les indicateurs économiques, et tel que l'avait annoncé M. George Bush, "la reprise est au coin de la rue". La croissance économique du PIB a enregistré au quatrième trimestre 1992 un taux de 3,8% et les entreprises américaines ont créé 90.000 emplois en Décembre dernier et 109.000 en Janvier de cette
année.

Aux yeux de Bill Clinton, cette croissance n'est pas suffisante pour créer des emplois et réduire le chômage dont le taux tournera autour de 7%. Pour rester crédible, la Maison Blanche prévoit de coller aux attentes de la population américaine . Celles-ci se situent au niveau de l'emploi et des revenus. "L'élection de Novembre dernier a montré que 62% des mandats s'étaient prononcés pour accroître l'emploi et les revenus". L'objectif du plan de relance, selon M. Robert Reich, le Secrétaire au Travail, réside dans "la création immédiate" de 250.000 emplois.

La conjoncture actuelle semble propice à la mise en oeuvre du plan de relance. Les prix à la consommation étant à leur niveau le plus faible depuis dix ans (2,9% en 1992), le risque d'inflation est pour l'instant écarté.

Les taux d'intérêt sont également bas et les rendements des bons de Trésor à dix ans sont tombés à 6,33% la semaine dernière, alors qu'il y a trois mois ils valaient 6,93%.

M. Gail Fosler, économiste du Conférence Board, prévoit que les taux d'intérêt réels pourraient poursuivre leur baisse jusqu'à devenir négatifs pour la première fois depuis le début des années 70.

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