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    Economie Internationale

    L'accord de Charm El-Cheikh bloqué

    Par L'Economiste | Edition N°:609 Le 05/10/1999 | Partager

    · La libre circulation sur la Route de Gaza à Tarqumiyah

    Les négociations entre Palestiniens et Israéliens sont au point mort depuis samedi dernier. La cause en est le report pour la deuxième fois consécutive d'une mesure de l'accord de Charm El-Cheikh. Selon ce dernier, les Palestiniens devaient, à partir d'hier dimanche, emprunter pour la première fois une route de 44 km reliant la bande de Gaza à la localité de Tarqumiyah, près d'Hébron (Sud de la Cisjordanie), à travers le territoire contrôlé par Israël.
    Les deux parties n'ont pas pu aboutir à un consensus, la mesure a été reportée pour dimanche dernier.
    Cependant, les négociations du samedi soir n'ont pas pu venir à bout des obstacles d'où un autre report pour une date indéterminée.
    Le gouvernement israélien d'Ehud Barak, qui a fait du strict respect des accords signés un principe cardinal de sa politique, s'est efforcé de minimiser la portée de ce retard. «Il ne s'agit pas d'une crise et la décision de reporter l'ouverture a été prise en commun accord avec les Palestiniens», a affirmé le ministre israélien de la Sécurité Intérieure, Shlomo Ben Ami.
    Selon ce dernier, un accord devrait intervenir «dans les tout prochains jours».
    Mais le ministre palestinien des Affaires civiles, Jamil Tarifi, qui dirige l'équipe de négociateurs palestiniens, voyait les choses autrement. «Les discussions ont échoué à cause des Israéliens qui ne veulent pas appliquer l'accord de Charm El-Cheikh», a-t-il affirmé.
    L'ouverture de ce passage est une mesure très importante pour les Palestiniens. Sur le plan pratique, elle doit permettre aux habitants de Gaza de se rendre librement en Cisjordanie. Sans ce passage, il faut obtenir des Israéliens une autorisation spéciale ou passer par l'Egypte et la Jordanie.
    Sur le plan politique, il s'agit aussi pour l'Autorité palestinienne d'établir la continuité territoriale prévue par les accords d'Oslo de 1993. Cette continuité est indispensable à la viabilité d'une entité palestinienne.

    Khalid TRITKI (AFP)

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