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    Affaires

    Laboratoires biologiques: La CNOPS accusée de favoritisme

    Par L'Economiste | Edition N°:2539 Le 01/06/2007 | Partager

    . Le tiers payant ne joue que pour deux laboratoires . Les conventions de prise en charge toujours pas appliquéesLES laboratoires privés d’analyses s’insurgent. Ils s’estiment lésés par ce qu’ils appellent une application «partielle» de la loi 65-00 relative à l’Assurance maladie obligatoire (AMO). Cette dernière prévoit dans son article 18 que les rapports entre les organismes gestionnaires et les prestataires de soins médicaux publics ou privés pour le remboursement ou la prise en charge des frais médicaux engagés par les assurés sont définis par des conventions nationales. Or, dans le cadre de leurs rapports avec la Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale (CNOPS), les laboratoires privés d’analyses ne bénéficient toujours pas des conventions de prise en charge. Il s’agit du fameux principe du tiers payant qui est exclusivement réservé à deux laboratoires: l’Institut Pasteur à Casablanca et l’association «La fraternelle de la Gendarmerie royale» à Rabat. «En dehors de ces deux laboratoires dont le paiement est pris en charge par la CNOPS, les assurés doivent avancer le paiement à chaque fois qu’ils s’adressent à un laboratoire d’analyse. Ils doivent ensuite déposer un dossier auprès de leur mutuelle et attendre le remboursement», explique un biologiste. Plusieurs de ses confrères estiment que cette situation favorise «illégitimement» deux laboratoires au détriment de tous les autres. De plus, ajoutent les responsables des laboratoires privés, «la situation actuelle pénalise les assurés habitants dans les régions lointaines puisqu’ils sont obligés de faire le voyage à Casablanca ou à Rabat pour bénéficier du tiers payant». Contactée par L’Economiste, la direction de la CNOPS voit le problème sous un autre angle. «La situation actuelle résulte de la période antérieure à l’entrée en vigueur de la loi 65-00 relative à l’AMO. Seuls quelques laboratoires bénéficiaient à l’époque de conventions de prise en charge (ndlr: il s’agit notamment de la ligue des maladies cardiovasculaires et de l’hôpital Cheikh Zayed de Rabat)», explique Abdelaziz Adnane, directeur de la CNOPS. Selon lui, la généralisation des conventions de prise en charge pour tous les prestataires de soins médicaux qu’ils soient publics ou privés n’est qu’une question de temps. «Nous travaillons actuellement avec les laboratoires d’analyses pour une forfaitisation des actes. Et ce, afin d’éviter la facturation acte par acte qui reste une méthode inflationniste par essence», note Adnane. En attendant, la CNOPS travaille également sur la réduction des délais de remboursement des assurés. La moyenne générale de ces délais tourne autour de 3 mois avec un pic de 8 mois pour certains organismes tels que la mutuelle générale des PTT.


    Les laboratoires d’analyses en chiffres

    IL existe au Maroc près de 350 laboratoires privés d’analyses qui garantissent plus de 4.000 emplois directs (près de 10 personnes par laboratoires). Mais la majorité de ces derniers reste concentrée sur l’axe Kénitra-El Jadida. Essentiellement tenus par des biologistes, ces laboratoires sont représentés au sein de trois conseils d’Ordre: médecins, pharmaciens et vétérinaires. Cependant, un seul organe regroupe les laboratoires biologiques: la Chambre syndicale des biologistes.Naoufal BELGHAZI

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