Affaires

Label es qualitéLa BMCI soutient la démarche de la CGEM

Par L'Economiste | Edition N°:2768 Le 02/05/2008 | Partager

. La banque accordera des avantages aux entreprises labellisées. Ce label coûte entre 50.000 et 70.000 DHLES dribbles chaloupés du Portugais de Manchester United, Christiano Ronaldo, ou encore les coups de reins de l’Argentin, Lionel Messi, ont eu raison de la cérémonie, annoncée en grande pompe, de la signature, le 29 avril, de la convention de partenariat entre la BMCI et la CGEM. Convention qui vise à promouvoir la responsabilité sociale auprès des entreprises membres de la confédération et à déterminer les avantages que la banque peut accorder aux labellisées parmi elles. Elles sont 9 à ce jour. Mais l’événement sportif de ce mardi a réduit la cérémonie à sa juste expression. Même les responsables des entreprises, pour qui cette cérémonie a été organisée, ont préféré l’ambiance de Old Traford de Manchester, au fast de la salle de réunion flambant neuve du nouveau siège de la Confédération générale des entreprises du Maroc au quartier Palmiers à Casablanca. Il n’empêche que du côté patronat, représenté par 5 membres dont son président, Moulay Hafid Elalamy, comme du côté du partenaire bancaire, 3 personnes dont le président du directoire, Joël Sibrac, on s’y est donné à cœur joie. Sans autre forme de protocole. Elalamy et Sibrac, tout en se tutoyant, sont allés au fond des choses. Le patron de la BMCI a levé le tabou sur la réputation de sa banque d’être trop élitiste. «C’est vrai qu’on est sélectif, mais, pour nous, la sélectivité passe par la transparence». C’est là tout l’enjeu de la démarche du comité d’attribution du label es qualité de la CGEM. Car, pour Elalamy, au-delà de communiquer, il s’agit désormais de promouvoir ce label d’autant plus que «ce n’est pas tout le monde qui comprend sa portée». Ce n’est pas tombé dans une oreille d’un sourd. Sibrac comme Thami Biaz, membre du directoire de BMCI, s’engagent à s’atteler à cette mission désormais commune de promouvoir ce label qui, pour eux, symbolise l’entreprise citoyenne. Pour faire vite, le comité relate la démarche du Groupe Banques Populaires qui, après convention avec la CGEM, a envoyé une lettre de félicitations aux entreprises labellisées. Si l’on en croit le président de la CGEM, la CNSS, le Crédit Agricole, l’Office des changes et la Douane sont tous sous le charme. Ils disent adhérer à la charte de responsabilité sociale de la confédération patronale. Cerise sur le gâteau, si l’on en croit Elalamy, c’est le propos du directeur des impôts, Noureddine Bensouda: «J’ai besoin de savoir à quelle catégorie d’entreprises vous appartenez». Décryptage. L’assainissement de 1996 a été contre-productif, reste à faire du label de la CGEM un vecteur de normes. Il faudra débourser entre 50.000 et 70.000 DH pour ce sésame. A noter que sur les 9 entreprises labellisées à ce jour, une seule est gérée par un des membres de l’instance dirigeante de la CGEM.


Charte de responsabilité sociale

Neuf points retenus: respecter les droits de l’homme; améliorer en continu les conditions d’emploi, de travail et les relations professionnelles; protéger l’environnement; prévenir la corruption (ne pas offrir ni accepter de verser à des agents publics ou privés, ni à leurs proches, des paiements, commissions occultes…); respecter les règles de la saine concurrence; renforcer la transparence de gouvernance d’entreprise; respecter les intérêts des clients et des consommateurs; promouvoir la responsabilité sociale des fournisseurs et sous-traitants et développer l’engagement sociétal.B. T.

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