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    Economie

    Laâyoune: Le logement évolutif contre les bidonvilles

    Par L'Economiste | Edition N°:912 Le 08/12/2000 | Partager

    . Ce concept signifie la participation des bénéficiaires à l'achèvement de la construction de leurs habitationsLe Maroc a adopté, depuis quelques années, une politique de construction de logements évolutifs dans le but d'en finir avec le phénomène des bidonvilles et de l'habitat insalubre. Il s'agit d'un concept qui répond à une urgence: installer rapidement un certain nombre de familles qui ne disposent d'aucune épargne. Le logement évolutif est, comme son nom l'indique, un habitat qui se développe et croît. En ce sens que le maître d'oeuvre, le Ministère de l'Habitat, via ses organismes sous tutelle, construit des maisons et les livre aux bénéficiaires qui seront appelés à les achever eux-mêmes. Ces maisons disposent d'une chambre, cuisine, salle de bains et cour. C'est cette dernière qui évolue. Tout en habitant décemment, les usagers pourront, s'ils le souhaitent, finir la construction de la cour et même construire un étage supplémentaire. Pour ce faire, ils disposent de plans d'architecture et de structure fournis par l'Etat, afin de respecter les ordonnancements du programme de logement. Ce type de construction a été réalisé, entre autres, à Rabat (Yâcoub El Mansour, Hay Nahda) et à Casablanca. Les équipements de quartier (four, hammam, crèches, écoles, mosquées…) ainsi que des centres commerciaux, des espaces verts et parking sont également construits par l'Etat dès le début de l'opération. La dernière réalisation en date de ce genre de programme est celle d'Al Aouda dans les villes de Laâyoune et Boujdour. Ce projet, situé dans la partie Est de la ville actuelle, est appelé à devenir un futur pôle d'animation, de commerce et de services. En réalité, Al Aouda est destiné à loger les Marocains de retour des camps de Tindouf.A l'instar des différents programmes de logement évolutif, ceux de Laâyoune et Boujdour comprennent des habitations inachevées. La cellule évolutive (la cour) représente environ la moitié de la superficie totale de l'habitation. Aimé Kakon, l'architecte de la septième tranche de ce projet, estime que «ce logement individuel, c'est d'abord un «juste nécessaire« basique de 28 à 33 m2 comprenant une pièce ou deux, un point d'eau, une cuisine et une cour. Les infrastructures sont prévues pour des extensions horizontales et verticales progressives et compatibles. De cette façon, le propriétaire pourra «à la carte« agrandir son logement, selon ses moyens et ses besoins«.


    ZAP et logement évolutif

    IL ne faut pas confondre logement évolutif et zone d'aménagement progressif (ZAP). Cette dernière est beaucoup plus vaste, bien que tous les deux concernent l'habitat social. Dans un programme de lotissement basé sur le concept de ZAP, on ne raisone plus en termes de «familles«, mais en lots. Le programme Al Wahda réalisé dans quatre villes du Sud (Laâyoune, Boujdour, Smara et Dakhla) porte sur 10.000 lots d'habitat social. Il importe de souligner que ce type de projet propose des objectifs complémentaires. Il s'agit, entre autres, du développement d'un mouvement associatif et coopératif lors du processus d'autoconstruction (achats groupés, entraide organisée…) et de la création d'emplois grâce notamment à l'émergence de certains métiers d'artisanat. Abdelmohsin EL HASSOUNI

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