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Politique

Laânigri : Et si la mise à l’écart n’en était pas une?

Par L'Economiste | Edition N°:2365 Le 20/09/2006 | Partager

. Une assistance relevée lors de la cérémonie d’installation. Moderniser les Forces auxiliaires, le nouveau challengeLe général de division Hamidou Laânigri a été installé officiellement comme inspecteur général des Forces auxiliaires. Un «casting» assez relevé a assisté à la cérémonie : Chakib Benmoussa, ministre de l’Intérieur mais aussi Fouad Ali Al Himma, ministre délégué à l’Intérieur, et Hosni Benslimane, général de corps armée, commandant la gendarmerie. Benmoussa n’a pas tari d’éloges à l’adresse de Laânigri lors de son installation. Il l’a présenté comme «l’un des meilleurs cadres militaires de notre pays», qui a toujours fait preuve de «discipline, de sérieux et de dévouement au service des intérêts supérieurs de la nation». Rappelons que deux lectures ont été faites du départ de Laânigri de la DGSN. La première est de dire qu’il s’agit d’une mise à l’écart / sanction. La seconde, c’est de considérer au contraire qu’il s’agit de lui confier une mission nouvelle : réhabiliter un des corps d’armée les moins prestigieux. La présence élevée remarquée au cours de la cérémonie d’installation pourraient conforter cette seconde thèse. Dans la bouche de Benmoussa, il ne faut y voir ni rhétorique ni cynisme. Particulièrement, lorsqu’il parle de «la grande expérience de Laânigri, accumulée au cours de sa grande carrière professionnelle». Ces acquis précieux lui permettront de «mieux s’acquitter de sa nouvelle mission». Laquelle? Le ministre de l’Intérieur en trace les grandes lignes: «développer l’action entreprise par les Forces auxiliaires et dynamiser leur rôle en tant que force proche des citoyens veillant à leur sécurité et à celle de leurs biens».Comprenez: le général Laânigri est le meilleur profil pour moderniser ce corps paramilitaire, mis à la disposition du ministère de l’Intérieur. Ce qui est vrai de l’avis de tous ceux qui ont côtoyé l’ex-patron de la DGSN. Les Forces auxiliaires comptent près de 20.000 personnes. Le ministère de l’Intérieur a fait des efforts ces dernières années pour augmenter leur budget et les équiper en véhicules et autres matériels nécessaires à l’exercice de leurs missions. Le gouvernement promet aujourd’hui de leur donner davantage de «moyens de travail nécessaires, développer et diversifier la méthodologie de formation et d’entraînement des éléments de ce corps dont le but d’optimiser leur rendement».L’Union européenne a également mis la main à la poche en finançant un programme. Objectif: renforcer la capacité opérationnelle des Forces auxiliaires dans le domaine de la surveillance des frontières en dehors des points de passage frontaliers. C’est aussi une façon de lutter contre l’émigration clandestine, active dans le Nord comme dans le Sud.Le nouvel inspecteur sera donc chargé de réorganiser et de moderniser ce corps proche des citoyens. D’ailleurs, le ministère de l’Intérieur, via l’Inspection générale des Forces auxiliaires, vient de lancer un concours pour former des élèves moussaïdine (sous-officiers) d’encadrement. Ces élèves seront admis au sein de l’Ecole de formation des cadres des Forces auxiliaires de Benslimane.Il est incontestable que les Forces auxiliaires souffrent d’une image négative. On les surnomme «Lamroud» ou encore «Chabakouni» (dérivatif arabe de «Ça va cogner»). Elles sont mal payées. Un travail de fonds sera engagé. De ce point de vue, le général Laânigri présente le meilleur profil pour rehausser et redorer leur blason, terni. Le ministre de l’Intérieur le dira clairement: «cette nomination est une opportunité pour engager la réflexion sur la mise à niveau de cette institution et le développement de ses méthodes de travail».Gageons que les Forces auxiliaires seront secouées et mises sur le devant de la scène au cours des prochaines semaines. Le nouveau patron devra revoir leurs missions pour mieux les recentrer autour de la notion de proximité. Sur ce chapitre, il devra éviter de reproduire les ratages de l’expérience des GUS. Aujourd’hui, les Forces auxiliaires sont une composante importante du dispositif sécuritaire. Elles sont partout, de tous les évènements qui marquent le pays. On les voit dans les marchés chasser les vendeurs ambulants, intervenir pour disperser les manifestants, particulièrement ces dernières années lors des marches et des sit-in organisés par les diplômés chômeurs à Rabat. L’année dernière, elles étaient aux premières loges lors de la lutte contre l’émigration subsaharienne. Mohamed Chaoui

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