×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    La XIème édition de l'épreuve s'achevant le 31 mars : Le Marathon des sables veut fixer les sponsors

    Par L'Economiste | Edition N°:223 Le 28/03/1996 | Partager

    La course dans le désert marocain atteint sa maturité après sa onzième édition qui prend fin dimanche. La priorité des organisateurs est de fidéliser les bailleurs de fonds et de s'adapter à la dimension de l'épreuve dont le concept risque d'être chamboulé dans les prochaines années.


    Le Marathon des Sables dont la onzième édition s'achève le 31 mars s'affirme aujourd'hui comme une valeur sûre. Depuis son lancement en 1986, cette épreuve a drainé au total plus de 2.000 personnes. A en juger par l'engouement médiatique que suscite l'épreuve, il ne fait point de doute que le désert constitue un créneau porteur. Voilà qui pourra donner des idées aux opérateurs touristiques, eux qui cherchent à diversifier leurs prestations.
    En effet, grâce aux chaînes satellitaires, le Marathon a acquis pratiquement une audience quasi-planétaire. Jamais, précise l'organisateur, il n' y a eu autant de chaînes de télévision qu'à cette édition. Cela confère à la manifestation une dimension supplémentaire qui permettra peut-être de convaincre un peu plus les sponsors à s'y intéresser. Pour l'instant, ces derniers se montrent plutôt frileux. Pourtant, cette épreuve peut être utilisée comme vecteur de communication pour la dynamique interne dans l'entreprise, d'autant plus que le Marathon des Sables est empreint de valeurs d'entreprise telles que la solidarité, l'esprit d'équipe, etc L'objectif est de fixer le maximum de sponsors qui s'engageront dans un partenariat durable avec le désert. Ce serait bien pour la rentabilité de l'investissement du sponsor qu'il s'engage plus longtemps, assure-t-on au QG de l'épreuve.

    8 à 8,5 millions de DH de budget

    Par ailleurs, le Marathon des Sables apporte, et pour pas cher, une contribution dans la promotion du Maroc dans les pays émetteurs de touristes. "Nous sommes très heureux de constater que le Marathon des Sables a ouvert des pistes touristiques". Il n'est pas rare de trouver dans des médias spécialisés ou dans des programmes de TO parler de ces régions qui traversent les concurrents.
    A l'avenir, les organisateurs risquent d'être pris de court par le succès que connaît la compétition, car il va falloir réorienter le concept et redéfinir son positionnement: faut-il la réserver aux professionnels, aux randonneurs ou l'élargir à tout le monde. "A ce jour, il est difficile de se prononcer sur ce que sera cette course dans 4, 5 ou 10 ans". Les demandes affluent de partout , explique Patrick Bauer, fondateur et organisateur de l'épreuve, qui reconnaît que la question est plus que jamais posée.
    A côté de son aspect purement sportif et aventurier, le Marathon des Sables est une entreprise qui se prépare des mois à l'avance. Les organisateurs ont juste le temps de dresser le bilan de l'édition en cours qu'ils remettent leurs baskets pour se pencher sur l'édition suivante. Mais la recherche des sponsors est l'opération qui accapare le plus gros du temps. Malgré tout, il existe un noyau de partenaires qui suivent le Marathon depuis sa création, telle la Royal Air Maroc. D'autres également, comme Sidi Harazem ou Coca-Cola, sont de fidèles abonnés au Marathon. Chaque année, il faut trouver 4,5 à 5 millions de FF que nécessite le montage de l'opération. Le budget du Marathon est financé à hauteur de 50% par les droits de participation des concurrents, 20 à 25% par les échanges de marchandises, le reste est apporté par le sponsor principal et la vente des gadgets et autres produits au logo du Marathon.

    Une course "écolo"

    L'architecture du financement reste fragile. En l'absence d'un grand sponsor régulier, le relèvement des frais de participation est la seule voie pour boucler le budget. Dans ce cas, le risque de voir la sélection s'effectuer par l'argent se confirme, piste que les organisateurs se jurent de ne pas emprunter. Pour l'instant, ils étudient la possibilité de développer les produits dérivés (horlogerie ou chaussures de sport) du marathon pour diversifier les sources de financement de l'épreuve. La machine de l'équipe d'organisation augmente son rythme au fur à mesure que l'on se rapproche de l'événement. Au cours de l'année, le réseau de bureaux étrangers répartis sur les quatre continents essaie d'intéresser le maximum de coureurs de leurs pays. La force du Marathon des Sables c'est surtout ses coureurs qui, par le bouche-à-oreille assurent une remarquable publicité à l'événement, confirme M. Bauer.
    L'épreuve se veut également une compétition "écolo". Toute une équipe se charge de ramasser, autour des bivouacs et le long des pistes, tous les déchets laissés par les marathoniens. Beau geste non?

    Abashi.Shamamba.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc