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    La voiture économique lancée cette semaine

    Par L'Economiste | Edition N°:178 Le 04/05/1995 | Partager

    La présentation à SM le Roi, puis le lancement commercial, ministre à l'appui, ne videront pas la totalité de la querelle sur les droits de douane concernant la voiture économique.


    La voiture économique, qui est dans une première étape la Fiat Uno, a été présentée à Sa Majesté le Roi, le lundi 1er mai. Le lancement commercial de la Uno, en tant que voiture économique, est prévu pour ce jeudi 4 mai 1995. La cérémonie se déroulera dans les locaux de la Somaca et sera présidée par M. Driss Jettou, ministre du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat.
    Cependant, la convention devant lier le constructeur Fiat, retenu lors de l'appel d'offres de 1994, à l'Etat Marocain, n'est pas encore signée. Un accord a été trouvé sur son contenu, la convention est donc finalisée, répètent les sources bien informées.
    Pourtant, les négociations de dernière minute continuent. Ce sont maintenant des questions liées à la possession de la carte de Fiat qui font traîner les travaux.

    Négociation sur la carte

    Des détails dépassent, en réalité, le cadre de la convention, est-il indiqué au niveau du Ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat. Cette question de carte de représentation commerciale n'affecte en effet pas le cadre des relations entre Fiat et Somaca pour la production de la voiture économique, estiment des professionnels marocains. Ce point de vue n'est pas forcément partagé, puisque Fiat Auto voudrait, avant la signature de la convention, reprendre sa carte commerciale de chez Somaca. L'objectif de Fiat Auto est, selon les observateurs, de disposer des moyens pour piloter le projet et maîtriser l'ensemble de la filière commerciale et industrielle de la petite voiture.
    Les discussions pour la reprise de la carte commerciale seront entamées cette semaine. Le coeur du débat est le prix de reprise de cette carte.

    Aménagements des droits de douane

    Par ailleurs, le débat sur les droits de douane continue. En effet, la mise en route du projet dans sa partie industrielle suppose, selon la profession, que les droits de douane soient conçus de manière à protéger cette petite voiture.
    Le contenu des modifications des droits de douane sur les véhicules importés devant accompagner le projet de la voiture économique a été encore une fois revu. Le travail a été fait par le Ministère de l'Industrie et celui des Finances, ce dernier tenant à préserver aussi ses recettes budgétaires.
    Rappelons que ce point avait été l'une des pierres d'achoppement du projet de petite voiture en 1993-94. En effet, les promoteurs, c'est-à-dire l'AMICA et le Ministère du Commerce et de l'Industrie avaient dû montrer qu'à terme les recettes du Trésor seraient préservées: la création d'une filière industrielle doit, selon les tenants de la petite voiture, générer au moins autant de recettes fiscales que les droits de douane ou le PFI.
    Les nouveaux taux de droits de douane actuellement proposés font une différence de cinq points entre les véhicules importés à l'état neuf et les véhicules d'occasion.
    Le taux pour le built-up sera ainsi de 17,5% tandis qu'il sera de 22,5% pour l'occasion. Le taux d'abattement maximum sera limité à 50%. Une valeur minimale de taxation devra être, par ailleurs, instituée et comprise entre 60.000 et 65.000DH, aussi bien pour le neuf que pour l'occasion.

    Objectif industriel

    Cette proposition de tarif douanier continue de soulever des appréhensions chez les industriels. En effet, font-ils remarquer, si l'objectif de la modification des droits de douane est d'encourager le neuf par rapport à l'occasion, la baisse des droits sur l'occasion ne peut pas se justifier. Initialement, l'un des objectifs de la voiture économique était précisément de remplacer la voiture d'occasion. Cette dernière avait été mise en accusation aussi bien par les assureurs, qui la rendaient responsables du taux élevé des sinistres, que par ceux qui voulaient promouvoir l'économie d'énergie et la préservation de l'environnement.
    En fait, le taux d'abattement de 50% pratiqué sur l'occasion réduit l'avantage de la baisse du droit de douane, note le Ministère du Commerce et de l'Industrie.
    Après le lancement commercial du modèle, la commercialisation devra connaître des à-coups. En effet, un premier lot d'une centaine de voitures est disponible, il faudra attendre un délai de deux à trois mois pour retrouver le modèle sur le marché. Ce délai est nécessaire, indiquent les représentants de la Somaca, "pour la réorganisation de la chaîne de montage". Il s'agit de passer d'une petite série à une moyenne série.

    Laïla TRIKI.

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