×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie Internationale

La Turquie et l'Iran s'allient pour traquer le PKK

Par L'Economiste | Edition N°:574 Le 17/08/1999 | Partager

Le Conseil suprême de sécurité iranien a accusé hier plusieurs officiers supérieurs de police et des membres des groupes «d'intégristes islamistes» de «provocation» et «d'implication directe» dans les manifestations et les troubles de juillet à Téhéran.
Par ailleurs, l'Iran et la Turquie ont signé vendredi dernier un accord de coopération pour lutter contre les activités des rebelles kurdes du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) à la frontière.
L'accord prévoit que les deux parties effectuent des opérations simultanées de leurs forces armées sur leur territoire, afin de lutter contre les «groupes terroristes et séparatistes» comme le PKK mais aussi les Moudjahidine du peuple (opposition armée iranienne).
Les responsables de la sécurité frontalière des deux pays doivent entretenir un échange continu d'informations et de renseignements.
Ils peuvent aussi mener des inspections communes sur des sites soupçonnés d'abriter des rebelles, comme le prévoit l'accord.
Cependant, ce dernier ne donne pas le droit de poursuite à chaud, comme la Turquie l'avait obtenu de Bagdad pour lutter contre les rebelles du Parti des Travailleurs du Kurdistan, qui ont fait du Nord de l'Irak leur base arrière.

L'accord a été conclu à l'issue de trois jours de rudes discussions du Haut Comité de Sécurité turco-iranien. Il intervient au moment où la Turquie a redoublé ses accusations d'un soutien iranien au PKK, ce que Téhéran a toujours démenti.
A rappeler que le PKK s'est engagé la semaine dernière à se retirer de Turquie à partir du 1er septembre, suivant l'appel de son leader Abdullah Ocalan, condamné à mort par la justice turque pour trahison et séparatisme. Le PKK a ainsi ouvert des spéculations sur un repli de ses forces vers l'Irak, où il possède déjà des bases, mais aussi vers l'Iran.
L'accord turco-iranien évoque de surcroît les accusations iraniennes d'un bombardement de son territoire par l'aviation turque dans la région de Piranshahr le 18 juillet dernier ayant fait 5 morts et 10 blessés. Téhéran réclame d'ailleurs des compensations.
La discussion sur cette affaire est reportée en attendant la publication d'un rapport en cours d'élaboration par une commission d'enquête turque qui a inspecté le site.
Ankara pour sa part se défend d'avoir ciblé et touché un camp du PKK en Irak, et non le territoire iranien.

Wissal SEGRAOUI (AFP)

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc