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    International

    La Tunisie table sur une croissance de 4% en 2010
    De notre correspondante permanente, Yousra MAHFOUD

    Par L'Economiste | Edition N°:3212 Le 15/02/2010 | Partager

    . Elle s’est établie à 3,1% en 2009. Le textile malmené par la crise avec une baisse de 8,8% des exportations En dépit de la crise, l’économie tunisienne s’en sort plutôt bien. La croissance économique pour 2009 s’établit ainsi à 3,1%, un taux un tantinet inférieur aux prévisions de la loi de Finances 2009 (+4,5%). Et l’on table d’ores et déjà sur une croissance de 4% en 2010. C’est ce qui ressort de la dernière déclaration du ministre tunisien du Développement et de la Coopération internationale, Mohamed Nouiri Jouini, à la Chambre des députés. Le taux d’inflation a été contenu à 3,7% contre 5% en 2008 en dépit de l’apparition de certaines tensions au cours des derniers mois de l’année sur les prix de quelques produits alimentaires. Si les exportations ont souffert, reste que la consommation privée et l’investissement ont pris le relais. L’investissement a ainsi connu une évolution de 10,4%. L’investissement public, quant à lui, a enregistré une amélioration de 21,7%. Ce taux a été réalisé «grâce à l’amélioration de la production agricole et la progression des activités de services», deux secteurs ayant contribué à la préservation des équilibres financiers de l’économie. La part de l’épargne dans le PIB s’est établie à 23%, et celle de l’investissement à  26,5% du PIB.En outre, ce recul de la croissance s’est soldé par une réduction des recettes fiscales et une aggravation du déficit budgétaire. Ceci étant, la baisse des ressources fiscales a été compensée par une réduction de la subvention des prix des hydrocarbures. Globalement, les secteurs les plus touchés par la crise mondiale ont été principalement le textile-habillement, les industries mécanique et électrique. Au total, on annonçait quelque 20.000 salariés concernés par l’impact de la crise parmi une population active de 3,7 millions. En l’absence de détails, ce chiffre ne renseigne pas sur le nombre de personnes en chômage technique. Il englobe à la fois les salariés en chômage ainsi que ceux ayant subi des baisses des heures de travail. En ce qui concerne le textile-habillement, ce dernier a achevé l’année 2009 sur un recul des exportations de 8,8% et une baisse de 8,3% des importations. Durant cette période, le secteur a cumulé déficit sur déficit, parfois à deux chiffres, avant de refaire surface les derniers mois. Le mois de décembre a en effet été marqué par une embellie suite à la reprise de la demande internationale. Une reprise qui n’a pas été suffisante pour rattraper le retard. Le pays a toutefois pu préserver ses acquis et garder sa position de 5e fournisseur de l’Union européenne (8% de l’approvisionnement en Italie, 6% en France, moins de 2% en Allemagne et au Royaume-Uni). La crise a engendré une baisse de consommation de l’habillement sur les marchés européens, et notamment sur ses marchés traditionnels, de presque 10%. Il faut dire que le secteur compte aujourd’hui 1.000 entreprises d’origine européenne totalement exportatrices opérant en mode de cotraitance. Ce qui fait que plus de 70% des exportations restent tributaires des décisions des sociétés mères en Europe. Côté investissements étrangers, ils se sont établis à fin novembre 2009, selon l’Agence de promotion des investissements étrangers, à 1,89  milliard de dinars, l’équivalent de 1 milliard d’euros. Des investissements, faut-il le noter, en baisse par rapport à la même période en 2008. Malgré le recul, ces investissements ont permis la création de 13.600 nouveaux postes d’emplois, l’entrée en production de 191 nouvelles entreprises à participation étrangère et la réalisation de 189 opérations d’extension.

    Les mégaprojets sur la bonne voie
    Côté mégaprojets, le pays semble plutôt assurer. Les dernières déclarations officielles sont venues couper court aux rumeurs qui circulaient depuis des mois sur l’avenir des grands projets annoncés en série par les mastodontes émiratis. A l’origine de ces craintes, les déboires des grosses sociétés émiraties dont les filiales ne sont autres que Dubaï Holding-Sama Dubaï et Tecom-Dig ou encore Emmar Properties. Alors que le mégaprojet Tunis Sports City promu par l’émirati Bukhatir Group connaît des avancées notoires (démarrage de la première tranche puis lancement des travaux de réalisation d’un terrain de golf dans les prochaines semaines), les études relatives à d’autres grands programmes se poursuivent, notamment celles concernant le port financier et Tunis Telecom City promus par Gulf Finance House. En revanche, le projet Sama Dubaï, Cité du Siècle, a été reporté à une date ultérieure et non annulé.
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