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La Tunisie résiste à la crise

Par L'Economiste | Edition N°:3135 Le 23/10/2009 | Partager

. Système financier sauvé grâce à une politique prudente. Le pays veut obtenir un «statut avancé» par rapport au cadre d’échangesLA Tunisie, qui a accusé les contre-coups de la crise économique mondiale, fait face à une montée du chômage. Le pays se prépare à des négociations délicates avec son partenaire européen sur le commerce et l’économie, mais aussi sur la démocratie et les droits de l’homme.Habituée à des taux de croissance de 5 à 6% depuis deux décennies, la Tunisie s’en sort pas mal avec les 3% prévus en 2009, malgré la crise qui a frappé de plein fouet ses principaux clients européens (78% des échanges). Le pays a été surtout épargné au plan financier grâce à une politique prudente, accumulant du coup de bons classements en matière de compétitivité et de gouvernance, tandis que le Fonds monétaire international (FMI) salue «des fondements économiques solides» et des «efforts réels de modernisation». Malgré une nette baisse du nombre des visiteurs européens (-8,4% par rapport à 2008), le tourisme, premier pourvoyeur de devises du pays, a sauvé sa mise grâce aux voisins maghrébins. Manne du ciel, la Tunisie a connu une bonne campagne céréalière, tandis que les chiffres de la Banque centrale affichent une inflation maîtrisée à 3,4 % en moyenne (5,4% en 2008).Les réformes économiques ont permis au pays de relever le revenu annuel moyen par tête à 4.000 dollars, un des plus élevés de la région pour un pays sans grandes ressources naturelles. Le président Zine El Abidine Ben Ali, grand favori de l’élection du 25 octobre, promet de le porter à plus de 5.500 dollars en 5 ans. Le gouvernement table toutefois sur une croissance du PIB de 4 à 5% en 2010, inférieure aux 6% nécessaires à une résorption du chômage (14%, officiel), qui sévit avec acuité dans certaines régions et parmi les diplômés de l’université (60.000/an actuellement, 100.000 en 2015). Sûr de sa réélection, Ben Ali fait de l’emploi sa «priorité» s’engageant à réduire le taux de chômage de 1,5 point en cinq ans. Pour y arriver, la Tunisie aspire à un soutien plus poussé de l’Union européenne à ses réformes et souhaite un «statut avancé» par rapport au cadre d’échanges défini par l’accord de partenariat de 1995, le premier du genre à lier un pays du sud de la Méditerranée à l’UE. Les relations ont été axées jusqu’ici sur la libéralisation progressive des échanges, les produits industriels européens pouvant accéder au pays à droits nuls depuis 2008. Deux-tiers des exportations sont aujourd’hui assurés par quelque 2.800 entreprises off-shore, européennes pour la plupart, tandis que le volume des échanges a doublé en dix ans passant à quelque 14,7 milliards d’euros. Mais pour obtenir un «statut avancé», la Tunisie va devoir avancer sur «un terrain difficile, là où la souveraineté peut être en jeu», estime un analyste.B. A. I.

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