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Affaires

La troisième réforme bancaire pour 2005

Par L'Economiste | Edition N°:1945 Le 26/01/2005 | Partager

. Fini les exemptions en matière de ratios prudentiels. Elargissement de la centrale des risques aux effets de commerceBank Al-Maghrib n’est plus la grande silencieuse qu’elle était. Avec l’arrivée de Abdellatif Jouahri aux commandes, l’Institut d’émission communique plus volontiers. Son gouverneur a tenu la promesse d’organiser un rendez-vous annuel avec la presse. C’est ainsi qu’il l’a reçue au siège de la banque mardi 25 janvier. Objectif: exposer ce qui se prépare pour réussir «la troisième génération des réformes bancaires». Au cœur du débat: les nouveaux statuts de la Banque centrale (BAM), la nouvelle loi bancaire, le financement de l’économie (notamment la PME, voir aussi article page 4), la réglementation prudentielle, la centrale des risques, le rating des entreprises ou encore la mise à niveau des structures de l’Institut d’émission lui-même. Autant de projets inscrits dans l’agenda 2005 et que la profession souhaite concrétiser rapidement pour solidifier le système bancaire. D’ailleurs, Jouahri insiste sur la nécessité d’accélérer le rythme. Pour lui, il est hors de question que 2005 fasse le pont sur les réformes engagées, comme ce fut le cas en 2004. BAM donne le ton après l’adoption de ses nouveaux statuts par le Parlement: «il n’y aura plus d’exemptions quant au respect des ratios prudentiels», martèle le gouverneur de la Banque centrale. Les statuts confèrent à l’Institut d’émission plus d’autonomie et de pouvoir pour conduire la politique monétaire. Les banques sont appelées à mieux organiser leur contrôle interne et renforcer les cellules de risk management pour bien gérer les risques financiers et opérationnels associés à leurs activités. La banque centrale voit désormais son contrôle s’étendre à toutes les institutions financières, comme les sociétés de crédit à la consommation ou de microcrédit. Ces sociétés devront, au même titre que les banques, établir des états de synthèse détaillés à transmettre à BAM. Des consultations ont été menées avec ces sociétés pour identifier les informations à fournir pour les besoins de contrôle. Un premier travail a concerné les méthodes de comptabilisation et de présentation des informations.Par ailleurs, le GPBM et Bank Al-Maghrib travaillent d’arrache-pied pour recrédibiliser le chèque, élargir la centrale des risques aux effets de commerce et mettre en place des systèmes de rating des entreprises au sein des banques. Un projet auquel tiennent beaucoup les autorités monétaires pour que les bons clients ne paient plus pour les mauvais.


Ce que pense Jouahri

.Des produits bancaires islamiques. «Il n’y a plus d’opportunité pour autoriser des banques islamiques, mais pour des produits islamiques si. Les banques peuvent ainsi lancer ce type de produits en direction d’une clientèle qui ne se retrouve pas dans leurs formules actuelles. Nous avons monté une cellule interne qui se penche sur ce dossier»..Du CIH. «Pas question que le CIH se reconvertisse en une banque universelle. Nous étudions actuellement les différentes options de redressement et les propositions de partenaires capables d’assurer et d’accompagner son développement»..De la dette intérieure. «La norme internationale veut que la dette intérieure représente 60% du PIB, alors que chez nous, ce ratio en est à 76%. L’endettement extérieur est bien géré, mais il y a des réglages à déployer également au niveau de la dette interne du Trésor pour qu’elle n’atteigne pas des niveaux alarmants». Bouchaïb EL YAFI

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